Le nouveau "Notre Père", moins tentateur, arrivera dans les églises en décembre

Le nouveau "Notre Père", moins tentateur, arrivera dans les églises en décembre

Une messe, célébrée à l'église Saint-Luc de Saint-Foy-les-Lyon, en novembre 2016

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Orange avec AFP, publié le vendredi 31 mars 2017 à 16h10

Les catholiques ne diront bientôt plus "ne nous soumets pas à la tentation", mais "ne nous laisse pas entrer en tentation" : cette nuance dans le "Notre Père", qui a fait couler beaucoup d'encre, devrait finalement entrer en vigueur, après un ultime report, le 3 décembre.

Ainsi en ont décidé les évêques de France réunis cette semaine à Lourdes en assemblée plénière de printemps. "L'entrée en vigueur de la nouvelle traduction du +Notre Père+ dans toute forme de liturgie publique" aura lieu "le premier dimanche de l'Avent 2017", qui ouvrira le 3 décembre la nouvelle année chrétienne, est-il expliqué dans un communiqué de la conférence épiscopale rendu public vendredi 31 mars.

SIXIÈME VERSET POLÉMIQUE

La première traduction intégrale en français de la Bible liturgique a été validée par le Vatican à l'été 2013.

Mais ce feu vert est resté sans effet à ce jour sur la manière de réciter la plus célèbre prière chrétienne à l'église, où c'est le missel (livre de messe) qui a cours. Les nouveaux livres liturgiques devaient être utilisés à partir du 5 mars dernier (1er dimanche de carême) mais cette mise en oeuvre avait subi un énième report, en raison d'ultimes divergences de vue entre les conférences épiscopales francophones et la Congrégation pour le culte divin à Rome.

Le sixième et avant-dernier verset du "Notre Père" avait suscité d'intenses débats théologiques ces dernières années. Exit, ont finalement décidé les évêques, "ne nous soumets pas à la tentation", qui laissait penser que les fidèles étaient poussés par leur dieu lui-même sur la pente glissante du péché. Place à "ne nous laisse pas entrer en tentation", qui érige plutôt leur créateur en protecteur bienveillant. L'Eglise protestante unie de France, qui réunit luthériens et réformés, a elle aussi validé ce changement, lors de son synode national du printemps 2016.

Il se peut toutefois que les fidèles peinent à modifier des habitudes bien ancrées: la version actuelle est utilisée depuis un demi-siècle, à la suite d'un compromis œcuménique passé en 1966, dans la foulée du concile Vatican II.

 
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