Le général de Villiers sera présent au défilé du 14 juillet après les polémiques sur le budget 

Le général de Villiers sera présent au défilé du 14 juillet après les polémiques sur le budget 

Le chef d'état-major des armées, le général Pierre de Villiers arrive à l'Elysée, le 13 juillet 2017 à Paris

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AFP, publié le vendredi 14 juillet 2017 à 09h41

Le chef d'état-major des armées, le général Pierre de Villiers, assistera vendredi matin au côté du président Emmanuel Macron au défilé du 14 juillet malgré les polémiques sur le budget de la Défense, a annoncé la ministre des Armées.

"Il sera ce matin au défilé du 14 juillet", a déclaré Florence Parly sur RTL, interrogée sur le maintien ou non de la confiance à Pierre de Villiers.

Le chef de l'Etat a vertement recadré jeudi le général qui s'était insurgé devant des députés contre une réduction des moyens des armées en 2017.

Emmanuel Macron a considéré qu'il n'était "pas digne d'étaler certains débats sur la place publique" et rappelé les militaires à leur "sens du devoir et de la réserve". "Il a rappelé à certains la nécessaire discipline collective", a commenté la ministre des Armées.

Le président a aussi annoncé une hausse du budget des Armées en 2018, après les coupes d'au moins 850 millions d'euros annoncées mardi pour cette année, et réaffirmé son engagement de porter l'effort de défense à 2% du produit intérieur brut (PIB) en 2025. Le budget des Armées s'élèvera alors à 50 milliards d'euros contre 32,7 milliards en 2017 et les 34,2 milliards annoncés pour l'an prochain. 

"Nous aurons en 2018 l'ensemble des moyens nécessaires à la satisfaction des engagements qui ont été pris (...) Cela veut dire 1,5 milliard de plus consacré la Défense", a insisté Florence Parly.

Pour 2017, "tout le monde doit contribuer à cet effort de solidarité (..) collectif", a-t-elle ajouté en référence aux économies de plus de quatre milliards décidées par le gouvernement d'Edouard Philippe sur l'ensemble des ministères.

Le général de Villiers a jugé mercredi, lors d'audition à huis clos devant de la commission Défense à l'Assemblée, que l'armée avait déjà "tout donné" et qu'il n'allait pas "se faire baiser" par Bercy, selon des participants.

Dans une tribune parue vendredi dans Le Figaro, il s'est montré plus mesuré, appelant à initier l'effort "dès 2018" pour que "cette trajectoire qui doit nous conduire vers (l'objectif de 2025) soit (...)respectée dans la durée". "C'est à cette condition que nos armées pourront demeurer ce qu'elles sont et refléter ce qu'elles incarnent", écrit-il.

"Nos armées sont confrontées, depuis plusieurs années, à une situation de forte tension, sous l'effet combiné d'un niveau d'engagement très élevé qui s'inscrit dans la durée - 30.000 soldats en posture opérationnelle, de jour comme de nuit, depuis plus de deux ans - et d'un contexte budgétaire compliqué", souligne-t-il.

"Ce grand écart n'est pas tenable", affirme-t-il en rappelant que des opérations sont déjà "différées, voire annulées, faute de moyens disponibles".

La ministre des Armées a par ailleurs expliqué que l'opération Sentinelle - 7.000 militaires déployés sur le territoire national depuis les attentats de 2015 - allait être examinée afin de gagner en "flexibilité".

"Nous souhaitons pouvoir avoir une flexibilité maximale dans le déploiement de ces forces pour être le plus efficace possible (...) Nous devons être plus adaptables de sorte que nos soldats soient déployés là où nous en avons réellement le plus besoin", a déclaré Florence Parly sans plus de précisions.

Emmanuel Macron a annoncé jeudi que l'opération Sentinelle allait être revue "en profondeur" et qu'une "nouvelle doctrine d'intervention" serait présentée à l'automne.

Le projet de service national universel initié par le chef de l'Etat sera par ailleurs mis en place "de manière très progressive", a indiqué la ministre. "On sera amené à faire un certain nombre d'expérimentations", a-t-elle ajouté.

vl/elr/kp

 
132 commentaires - Le général de Villiers sera présent au défilé du 14 juillet après les polémiques sur le budget 
  • ce gégène d'opérette dont le costume n'est plus assez long pour les breloques qu'il porte,risque d'avoir désormais le doigt sur la couture du pantalon s'il veut profiter encore un peu de la vie "dangereuse" qu'il mène à Paris !

  • Bravo mon général, il ne faut pas se laisser faire par ce président qui n'a jamais endossé l'uniforme et qui ne sait pas ce que veut dire "se battre les armes à la main".
    Un ancien militaire à la retraite

  • pour que ce général prenne ce risque au lieu de la fermer,il faut que vraiment ça aille mal,nos soldats sont sur tous les fronts avec du matériel souvent hors d usage,,quand on dit que la France est une grande puissance militaire, j en doute,

  • Un général, tout comme tous les militaires doivent la fermer!
    Démission!

  • S'il est vrai qu'il est du devoir du chef d'état major des armées d'informer et d'alerter le Président de la République sur une insuffisance ou une difficulté prévisible qui empêcherait les armées de remplir les missions qui leur sont confiées, il est vrai également que le pouvoir civil doit veiller à donner aux forces armées tous les moyens nécessaires pour réussir ces missions.

    Il n'est pas tolérable cependant que cette information ou cette alerte soient faites par des déclarations publiques et intempestives ce que le général De Villiers a cru pouvoir faire et cela en récidivant même me semble-t-il.

    Cela laisse présager le pire en d'autres circonstances et ouvre la porte à de graves risques pour la démocratie. Nous devons toujours garder à l'esprit que les forces armées doivent dans rester subordonnées au pouvoir civil. C'est la politique qui commande à la gachette et non l'inverse. En septembre 1973, à Santiago du Chili, le Président Salvador Allende et le peuple chilien ont payé le prix fort quand le sinistre Pinochet et ses sbires ont cru pouvoir s'affranchir de cette règle et l'ont même fait.

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