La vague mondiale de cyberattaques rattrape la France, via Renault

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 Le siège de Renault à Boulogne-Billancourt, le 18 janvier 2013

Le siège de Renault à Boulogne-Billancourt, le 18 janvier 2013

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© AFP, BERTRAND GUAY
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AFP, publié le samedi 13 mai 2017 à 14h03

Renault: des sites de production en France à l'arrêt après la cyberattaque, une mesure de protection prise "pour éviter la propagation du virus"

La France a été rattrapée samedi par la vague mondiale de cyberattaques, qui a touché l'une de ses entreprises emblématiques: Renault, où le virus informatique a entraîné des dysfonctionnements et l'arrêt de la production dans plusieurs usines.

Cette attaque informatique sans précédent, survenue vendredi dans plusieurs dizaines de pays dans le monde, a obligé le constructeur automobile, "touché" par le virus, "à prendre des mesures préventives", a indiqué à l'AFP une porte-parole du groupe.

Plusieurs chaînes de montage ont notamment été arrêtées "pour éviter la propagation du virus", a-t-elle précisé, sans dévoiler les sites concernés.

Face à ces attaques, le Parque de Paris avait ouvert dès vendredi soir une enquête pour "accès et maintien frauduleux dans des systèmes de traitement automatisé de données", "entraves au fonctionnement" de ces systèmes, et "extorsions et tentatives d'extorsions", a-t-on appris samedi de source judiciaire.  

Cette enquête "vise notamment les atteintes subies par le groupe Renault" et permettra de centraliser les investigations sur d'éventuels faits similaires commis en France, a-t-on ajouté de même source.

Chez Renault, "on est en train de faire le tour des usines", a expliqué la direction du groupe automobile, ajoutant qu'une "action" avait été mise en place vendredi soir, dès la cyberattaque détectée. 

Selon des sources concordantes, l'usine de Sandouville (Seine-Maritime), qui emploie 3.400 salariés et produit des utilitaires, essentiellement des Renault Trafic, est notamment concernée.

"La production de nuit a été touchée mais heureusement ce week-end il n'y avait pas de production complète prévue, seulement une production marginale", a expliqué à l'AFP le responsable communication de l'usine.

"Toutes les équipes techniques sont sur place pour faire un diagnostic, procéder à une analyse technologique et engager une action pour reprendre la production au plus vite", a ajouté ce responsable, évoquant un redémarrage de l'usine "lundi matin".

En Slovénie, la production de l'usine de Novo Mesto d'une filiale de Renault, la société Revoz, a été suspendue, car "des problèmes ont affecté une partie du système informatique" a expliqué une porte-parole de cette entreprise. 

L'usine britannique de Sunderland du constructeur japonais Nissan, partenaire de Renault, a aussi été touchée, a confirmé une porte-parole de Nissan à l'AFP.

- "Sans précédent" -

Renault est la première entreprise française à reconnaître avoir été touchée par cette cyberattaque massive, qui a frappé notamment la Grande-Bretagne, l'Espagne, le Portugal, le Mexique, l'Australie et la Russie.

Contactée par l'AFP, l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'informations (Anssi), chargée de coordonner la lutte contre le piratage informatique en France, a assuré samedi n'avoir "pas connaissance" d'autre victime dans l'Hexagone.

"Il faut absolument que les organisations appliquent les correctifs de sécurité", a toutefois insisté une porte-parole de l'Anssi.

L'Anssi recommande notamment "l'application immédiate des mises à jour de sécurité, qui permettent de corriger les failles exploitées pour la propagation" du virus informatique et la déconnexion des équipements compromis en cas d'incident.

Elle demande enfin expressément de ne pas payer de rançon. "Le paiement ne garantit en rien le déchiffrement de vos données et peut compromettre le moyen de paiement utilisé", explique-t-elle.

La cyberattaque, "d'un niveau sans précédent" selon Europol, a été réalisée à l'aide d'un logiciel de rançon. Ce dernier verrouille les fichiers des utilisateurs et les force à payer une somme d'argent sous forme de bitcoins pour en recouvrer l'usage. 

En Grande-Bretagne, plusieurs hôpitaux ont été visés et a notamment entraîné des annulations de rendez-vous.

Des images ont été partagées sur les réseaux sociaux avec des écrans d'ordinateurs du NHS, le service public de santé britannique, demandant le paiement de 300 dollars en bitcoins avec la mention: "Oups, vos dossiers ont été cryptés".

Aux États-Unis, le géant de livraison de colis FedEx a lui aussi été infecté. En Russie, la cyberattaque a touché la Banque centrale ainsi que plusieurs ministères.

Selon les premiers éléments de l'enquête, les pirates informatiques auraient exploité une faille dans les systèmes Windows, divulguée dans des documents piratés de l'agence de sécurité américaine NSA.

 
13 commentaires - La vague mondiale de cyberattaques rattrape la France, via Renault
  • Pour ma part, je n'achète pas français

  • Mais bien sûr, les logiciels d'injection truqués, c'était un virus, ce n'est pas un industriel vertueux de chez Mme Merkel qui se serait laissé aller à fausser la concurrence!

  • pour produire des voitures à ton besoin d'être connecté au réseau,l'Intranet ça existe.

  • si tous ces hackers mettaient leurs talents au service du peuple et non de la destruction de données ce serait un beau signe de paix dans le monde mais ne rêvons pas, certains doivent être au service de groupes qui désirent régner sur le monde.
    à mon humble avis.

  • Il n'est pas impossible que Daesch ou associés soit derrière cela car en dehors des fou de Dieu et de tueurs assoiffés de sang et de têtes coupées il y en a qui doivent être des dingues d'informatiques (il y en a pas mal qui vienne des pays occidentaux où ils ont pu suivre des études et des hautes études en informatique, l'Occident donnant beaucoup sans trop vérifier à qui) ensuite servir leur cause autrement que par des attentats mêmes atroces pour nous, là c'est s'attaquer directement à l'économie occidentale ou celles de pays alliés des occidentaux (les Russes sont des occidentaux et ils combattent Deasch) mais aussi les communications terrestre, aériennes, maritimes, les télécommunications, les réseaux de santés mais aussi de sécurité (service de secours, police) et n'oublions pas les militaires car il faut se souvenir qu'aux Etats Unis un adolescent de 15 ans avait réussi à entrer dans les circuits informatiques du Pentagone, rien n'est plus fragiles que les réseaux informatiques, plus difficile de prendre une forteresse bien gardée!

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