La France tenue en haleine à une semaine de la présidentielle

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Des supporters de Jean-Luc Mélenchon lors d'un rassemblement à Marseille, le 9 avril 2017

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© AFP, Anne-Christine POUJOULAT
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AFP, publié le dimanche 16 avril 2017 à 17h38

Scrutin: à une semaine du premier tour de la présidentielle, les écarts entre les quatre premiers candidats n'ont jamais été aussi minces

A une semaine du premier tour de la présidentielle, le 23 avril, les écarts entre les quatre premiers candidats n'ont jamais été aussi minces, les poussant dans la dernière ligne droite à redoubler d'efforts pour convaincre un nombre record d'indécis. 

Emmanuel Macron et Marine Le Pen sont au coude-à-coude, juste devant Francois Fillon et Jean-Luc Mélenchon. Le tout, dans une fourchette réduite: entre trois et six points selon les derniers sondages qui, compte tenu des marges d'erreur, laissent la porte ouverte à tous les rebondissements.

D'autant que les indécis s'annoncent à un niveau record cette année: un électeur sur trois ne sait pas encore pour qui voter.

D'autres pourraient aussi changer de bulletin de vote à la dernière minute: pour les analystes, le mode de scrutin incite les électeurs à voter utile et donner leur voix "au moins mauvais des candidats qui ont une chance", selon le chercheur Michel Balinski, du Centre national de la Recherche Scientifique (CNRS).

Dans un pays marqué par les attentats, un chômage élevé et une économie atone, les électeurs semblent déboussolés par une campagne atypique polluée par les affaires.

Les électeurs de droite ont ainsi assisté à la chute de popularité de l'ancien favori, le conservateur François Fillon, après des révélations sur des emplois fictifs présumés qui auraient bénéficié à ses proches et sur son train de vie. 

Celui qui avait créé la surprise en remportant haut la main la primaire de droite conserve 18 à 20% de partisans affirmés mais ne disposerait pas d'un réservoir chez les indécis. Sa qualification pour le second tour "n'est possible qu'à la faveur d'un net décrochage d'un de ses deux principaux concurrents, Macron ou Le Pen", note Emmanuel Rivière, directeur de Kantar Sofres (sondages).

L'ex-Premier ministre (2007-2012) essaie, dans ce sprint final, de mobiliser l'électorat catholique et conservateur. 

Samedi, ses visites l'ont conduit d'un haut lieu du catholicisme français à une église copte, tandis qu'il prononçait un discours vibrant sur la France, son identité, le patriotisme..., fustigeant "communautarisme" et "islamisme".

- Offre éclatée à gauche -

Pour ses partisans, la percée ces dernières semaines de Jean-Luc Mélenchon, personnalité très clivante, pourrait jouer en sa faveur, en remobilisant les électeurs de droite. Les fillonistes agitent la menace d'un deuxième tour entre deux extrêmes, en insistant sur l'audience de Marine Le Pen.

À gauche, la perplexité n'est pas moindre face à une offre éclatée: vainqueur surprise de la primaire de son camp, le socialiste Benoît Hamon pâtit de la percée de M. Mélenchon et du ralliement de ténors socialistes à Emmanuel Macron.

Benoît Hamon s'accroche néanmoins et arpente l'Ouest du pays en ce weekend pascal pour tenter de convaincre: "Mettez le paquet", a-t-il lancé à ses fidèles.

Pour sa part, Jean-Luc Mélenchon l'affirme dimanche dans les colonnes du quotidien le Parisien: "Je serai au second tour". Accusé de populisme par ses détracteurs, cet anti-mondialiste critique de l'Europe, réfute être d'extrême gauche et se décrit en homme "passionné" et insoumis face aux ordres établis capitalistes et libéraux.

Pendant ce temps, Emmanuel Macron, benjamin des candidats de 39 ans, semble vouloir éviter toute prise de risque. Celui qui ne se veut "ni de gauche, ni de droite" et incarne le renouvellement pour ses partisans, continue d'aller "au contact" des Français "calme, serein et déterminé".

Sa percée dans cette campagne en a fait une cible de bon nombre de ses adversaires, et notamment de Marine Le Pen.


La cheffe du Front national l'a ainsi attaqué frontalement en meeting samedi, estimant qu'avec lui au pouvoir "ce serait l'islamisme en marche".

Et de presser ses partisans: "Chacun de vous devez convaincre un indécis ou prendre par la main un abstentionniste". "Poussez fort les portes de l'Elysée!".

 
70 commentaires - La France tenue en haleine à une semaine de la présidentielle
  • Contrairement a ce que prétendent les médias, non la France n'est pas en haleine ... La France en à peut-être juste marre qu'on leurs dictes une conduite à tenir ! Jamais par le passé, le désamour politique n'a été aussi flagrant. Le manque de pragmatisme et de retenue des médias qui ont évidemment un rôle informatif important ne font maintenant plus que du battage médiatique avec comme objectif : être le premier à "dévoiler" une prétendue affaire.
    SVP messieurs les journalistes, moins de battage et tout le monde vous en sera reconnaissant. Les analyses poussées sur les us et coutumes de nos politiques, doivent bien sûr êtres dénoncés, mais de là à mandater de pseudo enquêteurs sur le comment, le quand et le pourquoi, puis le diffuser en boucle à longueur de journées, à de quoi faire gerber ! Les strictes rapports d'enquêtes judiciaire devrait ce suffire à eux-mêmes. Les scoop,qui n'en sont pas ressemblent de plus en plus à ceux diffusés dans la presse à scandale. Est-ce votre rôle ?

  • ne voter surtout pas pour m macron car n'oublier pas que c'est un ancien banquier et tous ses amis sont de la finance et pas pour le peuple d'ailleurs macron ne veut pas toucher au riches en les taxant ça c'est pour nous,de plus il est pour plus d'europe et il est d'accord avec le traiter avec le canada qui va nous envoyer 45 milles tonnes de boeuf et 75 miles tonnes de porc bien sur pour venir cette viande sera a moindre prix
    et les grandes surfaces vont s'abattre sur cette viande moins chere pour encore faire plus de benefice et donnez plus aux actionnaires sans se soucier des eleveurs français deja dans la misere,il faut absolument voter pour marine le pen,les autres politiques vous font peur en disant que marine veut quitter l'europe mais elue presidente elle va renegossier avec l'europe car l'europe ne voudra pas que la france quitte car ça serait la porte ouverte pour d'autres pays donc il y aura renegociation et ça sera tout benefice pour notre economie

    On vous rasure M. Macron et beaucoup trop jeune pour gouverner.....

  • J - 6 , et le peuple a meme pas été autorisé a poser une seule question ,que dire de cette démocratie vantée par ces pantins a la foire d'empoigne

  • a partir du moment ou fillon est virer au premier tour cest le plus important

  • fillon est à la traine suivant les rg il ne dépassera pas %

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