Jihadistes: décision attendue pour des Niçois recrutés par Oumar Diaby

Jihadistes: décision attendue pour des Niçois recrutés par Oumar Diaby

A l'audience, les prévenus ont décrit le prosélyte Oumar Diaby comme un "grand" qui en imposait aux "petits" par ses prêches, tenus à Nice et aux alentours, et qui leur "mangeait le cerveau"

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AFP, publié le vendredi 23 juin 2017 à 09h59

Le tribunal correctionnel de Paris rendra vendredi à 17H00 sa décision à l'encontre de six Niçois, recrutés par l'un des plus célèbres jihadistes français, Oumar Diaby, et contre lesquels jusqu'à 9 ans de prison ont été requis.

Le procureur, soulignant l'influence sur ces jeunes gens - ils étaient pour certains tout juste majeurs au moment des faits en 2013 et 2014 - de ce Franco-Sénégalais, a requis des peines allant de quatre ans de prison, assortis partiellement du sursis, à neuf ans d'emprisonnement.

Deux hommes, Ali Abzouzi et Luck Manodritta, font l'objet des réquisitions les plus lourdes: sept et neuf ans de prison. Ils sont jugés pour avoir séjourné en Syrie pendant quelques mois.

Deux autres, Cédric Belly et David Assila, sont accusés d'avoir tenté de s'y rendre. Le procureur a requis contre eux cinq ans de prison assortis en partie du sursis.

Les deux derniers, les frères d'origine tchétchène Rouslan et Magomed Bagaiev, sont jugés pour avoir aidé une jeune fille à préparer son départ pour le jihad, ce qui selon le parquet doit être sanctionné de quatre ans de prison, fermes seulement en partie. 

L'avocat de Magomed Bagaiev, Martin Pradel a appelé les juges à être un "dernier rempart" face à la "peur".

"Notre société est terrorisée", a-t-il plaidé. "On est en train d'inverser nos valeurs, dans le doute, désormais, on condamne", a déploré l'avocat.

"Le tribunal ne condamne jamais au bénéfice du doute", s'est-il fait reprendre par le président.

A l'audience, les prévenus ont décrit le prosélyte Oumar Diaby comme un "grand" qui en imposait aux "petits" par ses prêches, tenus à Nice et aux alentours, et qui leur "mangeait le cerveau".

Pour les enquêteurs, celui qui se fait également appeler Omar Omsen a mis en place une filière "particulièrement rodée". 

Les Américains estiment que ce "terroriste international" aurait convaincu une cinquantaine de volontaires français de gagner la Syrie.

Considéré comme mort en août 2015, cet ancien délinquant était réapparu en mai 2016, dans une interview par Skype pour l'émission "Complément d'enquête" de France 2.

Outre les six hommes jugés à la 16e chambre du tribunal correctionnel de Paris, un garçon et une fille, mineurs au moment des faits, comparaîtront dans une dizaine de jours devant un tribunal pour enfants.

 
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