Jacques Chirac "va le mieux possible", assure sa fille

Jacques Chirac "va le mieux possible", assure sa fille

Jacques Chirac lors de sa dernière apparition publique, le 21 novembre 2014.

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Orange avec AFP, publié le lundi 20 juin 2016 à 13h12

- François Hollande inaugurera ce lundi soir l'exposition "Jacques Chirac ou le dialoque des cultures" au musée du quai Branly. Une inauguration à laquelle n'assistera pas l'ancien chef de l'État, a confirmé ce week-end sa fille Claude Chirac, assurant néanmoins qu'il s'y rendrait certainement un autre jour.

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Il est né il y a dix ans dans la polémique, mais le musée du quai Branly a su trouver sa place dans le paysage parisien. L'établissement vient d'être rebaptisé "Quai Branly - Jacques Chirac", une appellation justifiée tant a été grande l'implication de l'ex-président dans la création de ce musée des arts d'Afrique, d'Océanie et des Amériques. Conçue par l'ancien ministre de la Culture Jean-Jacques Aillagon, une exposition intitulée "Jacques Chirac ou le dialogue des cultures" (21 juin - 9 octobre) rend hommage à la passion de l'ancien chef de l'État pour les civilisations premières.

François Hollande inaugurera ce lundi 20 juin l'exposition, en l'absence de l'ancien président. Jacques Chirac "ne sera bien entendu pas là lundi prochain puisqu'il s'est retiré depuis un certain temps de la vie publique (...) mais il ira, c'est certain", a déclaré sa fille Claude au 20h de France 2 samedi soir, tout en affirmant qu'il allait "le mieux possible". Des propos qui ne sont pas sans rappeler ceux de son ami Jean-Louis Debré en avril dernier. "Il va aussi bien que possible" affirmait sur Europe 1 l'ex-président du Conseil constitutionnel.

À 83 ans, Jacques Chirac est très affaibli depuis son accident vasculaire cérébral en 2005. Sa dernière apparition officielle remonte à novembre 2014, à la cérémonie de remise des prix de la Fondation Jacques Chirac pour la prévention des conflits au Quai Branly. Diminué, la main sur l'épaule de son garde du corps, il était arrivé sous les applaudissements de la salle. Ce qui ne l'a pas empêché d'aller voir régulièrement les expositions. En décembre dernier, il avait déjeuné au musée, assurait en avril sa fille.



"CETTE EXPOSITION LUI RESSEMBLE"

Véritable passionné, l'ancien chef de l'État a même prêté plusieurs objets personnels pour l'exposition indiquait Claude Chirac dans une interview au Parisien la semaine dernière : une dent de narval offerte par l'ancien Premier ministre canadien Jean Chrétien, "un boli (objet cultuel) du Mali, offert par son cabinet il y a des années pour son anniversaire", rebaptisé Kofi Annan à cause de la ressemblance avec l'ex-secrétaire général des Nations unies, et "sa chronologie de l'humanité dont il ne s'est jamais séparé."

Cette exposition "lui ressemble", a estimé sa fille ce lundi matin au micro de France Inter. "Je pense qu'elle lui plaira beaucoup", a-t-elle affirmé, ajoutant que c'était pour elle "extrêmement fort en émotion". "Ce n'est pas une exposition centrée sur Jacques Chirac, c'est une exposition centrée sur la France et sur le monde, sur différents arts, différentes époques", a-t-elle poursuivi. Jacques Chirac "a toujours été heurté par la façon parfois dont l'Occident considère à lui tout seul être porteur du destin de l'humanité", a-t-elle encore souligné. "Pour Jacques Chirac, il ne peut pas y avoir de hiérarchie entre les arts, entre les cultures, pas plus d'ailleurs qu'entre les peuples", a-t-elle poursuivi.

L'engagement de l'ancien président est en partie lié à une rencontre : celle du collectionneur Jacques Kerchache, qui militait pour l'intégration de l'art non occidental dans les grandes collections, comme celle du Louvre. "Sa passion est devenue publique en 1994, au moment de l'exposition 'Taïnos' au Petit Palais. Lors du vernissage, Jacques Kerchache, le commissaire, n'avait pas de voix. Et c'est mon père qui a commenté toute la visite en décrivant chaque œuvre. Les journalistes étaient stupéfaits", rappelle Claude Chirac dans son entretien au Parisien.

Interrogée dans cette même interview sur la popularité de son père, elle estime que les gens "sont un peu nostalgiques. Et puis Chirac ressemble tellement aux Français, dans leurs qualités et leurs défauts. Les gens sentent aussi qu'il avait raison sur sa vision d'un monde dans lequel les cultures doivent dialoguer. Je suis sûre que s'il était resté en bonne santé, il serait très utile aujourd'hui à son pays."

 
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