Isère : un directeur d'école suspecté d'attouchements sexuels

Isère : un directeur d'école suspecté d'attouchements sexuels

L'école élementaire de Beaulieu (Isère) compte 73 élèves (photo d'illustration).

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Orange avec AFP, publié le mercredi 30 novembre 2016 à 12h51

Le directeur de l'école primaire de Beaulieu, près de Grenoble (Isère), a été suspendu et mis en examen mardi. Trois anciennes élèves, aujourd'hui âgées d'une dizaine d'années, l'accusent d'attouchements sexuels.

Les faits auraient eu lieu au sein même de l'école, où le directeur est en poste depuis 2007. Âgé de 50 ans, l'homme est également suspecté d'avoir eu un comportement violent auprès des enfants, à qui il donnait notamment "des prénoms humiliants, des coups de pied aux fesses et des tapes sur la tête", a détaillé ce mercredi 30 novembre le parquet de Grenoble.

Tous les enfants pas encore entendus

Inconnu de la justice, le quinquagénaire a été interpellé lundi et placé en garde à vue, où il a nié les caresses mais avoué les violences qui lui sont reprochées. Il a été laissé libre sous contrôle judiciaire avec interdiction d'entrer en contact avec des enfants et de vivre dans le département de l'Isère.

"Si l'on en croît les enfants, les attouchements ont eu lieu en public, ce qui paraît surprenant", a estimé Jean-Yves Coquillat, le procureur de la république de Grenoble. "Mais ils font état d'autres victimes. Tous les enfants potentiellement concernés n'ont pas été entendus", a-t-il ajouté, confirmant une information du Dauphiné Libéré.

Jean-Yves Coquillat a ouvert une information judiciaire pour "Violences sans incapacité totale de travail par personne chargée d'une mission de service public" et "agressions sexuelles sur mineurs de moins 15 ans". Le procureur se montre prudent : "Cet homme a pu avoir des comportements jugés humiliants et vexatoires vis-à-vis des élèves. Sans dénigrer la parole des enfants, il n'est donc pas exclu qu'il puisse faire l'objet d'une vengeance", a déclaré le procureur au Dauphiné Libéré. "Il y a des violences qui ne sont pas extrêmes, mais qui ne se pratiquent plus aujourd'hui au sein de l'école", a-t-il également ajouté à l'AFP.

Le domicile du directeur d'école a été perquisitionné à plusieurs reprises. "Pour l'heure, elles sont toutes négatives", a conclu Jean-Yves Coquillat. Mi-novembre, un enseignant d'école maternelle, suspecté d'agressions sexuelles sur de très jeunes enfants, avait également été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire en Haute-Savoie.

 
30 commentaires - Isère : un directeur d'école suspecté d'attouchements sexuels
  • Quand cela se passe dans l'Eglise quel tapage et matraquage médiatique mais là , quel silence !

  • Si les faits s'avèrent exacts une grande sévérité à l'encontre de ce père de famille...

    Il faudra attendre les conclusions d'une enquête...

    D'ores et déjà, si les faits sont avérés... C'est ignoble un tel comportement sur une enfant..

  • "des prénoms humiliants, des coups de pied aux fesses et des tapes sur la tête", tous mes instits et mes profs auraient pu se retrouver devant la justice..

  • S'agissant d'un enseignant du public, je suis étonné du silence assourdissant de la ministre, du premier ministre et de la gauche si prompt à vociférer lorsque cela arrive dans le privé. A remarquer que dans le privé, il y a beaucoup moins de cas que dans le public. Cet enseignant ne doit pas être catho, sinon, on aurait entendu crier au loup !!!!

    Vous êtes carrément malhonnête. Ils réagissent que ce soit le publis ou le privé. Décidément soigner la paranoïa du beauf de droite devient urgent !

    vous savez ce que signifie le mot "suspecté "?

    en tout cas la ministre ne le couvre pas et laisse oeuvrer la justice.
    mais ça ça vous dépasse de le comprendre.

    si tu veux des chiffres ont peut t'en donner!! le privé marque des points dans ce domaine ..

  • Sans vouloir mettre en doute la parole des enfants, il faut faire très attention à ce qui se dit dans une telle situation.....! nous avons eu des exemples de suicide concernant des enseignants accusés de tous les maux alors que les enfants avaient menti......? Donc méfiance car n'allons pas encore une fois pousser cet enseignant vers un suicide comme cela fut le cas ces années passées , hélas ! il est facile de faire parler un enfant qui peut arriver à se confier selon la personne qu'il a devant lui....,donc Attention !!!!

    Je vous rejoins il faut vraiment mettre l'enfant devant ses responsabilités et qu'il sache si mensonge il y a qu'elles peuvent être les conséquences non seulement pour l'accusé mais aussi les remords des accusateurs. Reste à prouver que les faits existent cela appartient à la justice.

    hier il faisait un coupable certain, aujourd'hui la presse ne le présente plus que comme suspect

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