Inondations : SNCF, EDF, RATP, le point sur les perturbations

Inondations : SNCF, EDF, RATP, le point sur les perturbations©DOMINIQUE FAGET / AFP
A lire aussi

Orange avec AFP, publié le samedi 04 juin 2016 à 14h25

- Électricité, transports, chauffage... Plusieurs services sont perturbés par les crues exceptionnelles dans le bassin parisien et la région Centre-Val de Loire.

Quatre décès et 24 blessés sont à déplorer depuis le début des inondations -

Après 8 jours de hausse continue, la crue de la Seine à Paris "a atteint cette nuit un pic à 6,10 mètres", a annoncé le service de prévention Vigicrues. "On n'ira pas plus haut un niveau". Depuis ce maximum, enregistré à 2h du matin, la Seine décroît d'un centimètre par heure environ et était redescendue à 6,04 mètres à 10h. "Le maximum est passé, c'est sûr, mais il peut y avoir encore quelques remontées, compte tenu des nombreux cours d'eaux qui affluent, avec encore des montées de crue sur l'Yonne, et des précipitations qui pourraient arriver en Ile-de-France cet après-midi, en particulier dans la Marne, et retarder la descente", a déclaré à l'AFP Bruno Janet, chef du pôle de modélisation de Vigicrues.

"La Seine a atteint son niveau maximal cette nuit" et "il n'y a pas de risque de remontée de la Seine en tant que tel", a annoncé elle samedi Anne Hidalgo. "Paris est un grand gruyère et entre les canalisations, les métros, les RER et dans certains endroits les carrières, nous devons avoir une vigilance" toute particulière, a ajouté la maire de Paris. Comme 12 autres départements, Paris reste en tous cas en vigilance orange.

En revanche, la montée des eaux n'est pas terminée sur le Cher et la crue progresse vers la ville de Tours, où Vigicrues s'attend cette nuit à un maximum de 4,80 à 5 mètres, contre 4,63 samedi matin. La Seine pourrait également déborder samedi dans l'Eure et en Seine-Maritime. Le phénomène qu'on observe actuellement est une "onde de crue", qui se déplace comme une vague le long du fleuve, de l'amont vers l'aval, avec éventuellement des pics successifs, et ce jusqu'à la mer, explique Vazken Andréassian, hydrologue à l'organisme de recherches Irstea. L'onde de crue actuellement à l'œuvre va toutefois s'atténuer au fur et à mesure de sa progression vers la mer. En effet, elle ne sera pas réalimentée par les rivières locales, ces dernières n'ayant pas été atteintes par de fortes pluies. Dans la zone de l'estuaire, la conjonction des fortes marées et de la crue devrait cependant "accroître de façon importante" le débit de la Seine, selon la préfecture de la Seine-Maritime.

ÉLECTRICITÉ

Samedi midi, près de 17.130 foyers restaient privés de courant dans le Loiret, le Loir-et-Cher et l'Île-de-France en raison des inondations, a indiqué le gestionnaire du réseau français de distribution d'électricité Enedis (ex-ERDF). Vendredi soir, l'entreprise avait fait état d'environ 18.000 foyers sans électricité. Dans le détail, en Ile-de-France, 15.030 foyers étaient toujours victimes de coupures. 8.300 étaient touchées dans l'Essonne, 5.100 en Seine-et-Marne, 960 dans le Val de Marne et 670 plus en aval dans les Yvelines. Aucun foyer de Paris intramuros n'est touché. Dans le Loiret, 650 foyers restaient privés d'électivité, 1.100 étaient touchés dans le Loir-et-Cher enfin 350 clients étaient concernés dans le Cher.



RATP

La situation est inchangée avec un trafic normal et deux stations fermées à titre préventif : celles de Saint-Michel (ligne 4 et RER B) et de Cluny-Sorbonne (ligne 10). Les stations ne sont pas inondées mais des infiltrations rendent les couloirs et surtout les escaliers glissants. Les intempéries ont également un impact sur une dizaine de lignes de bus. La RATP a déclenché vendredi après-midi son plan de prévention. Dans ce cadre, trois camions transportant du matériel destiné à édifier des protections à l'abord des stations de métro ont été acheminés vendredi et d'autres semi-remorques sont prêts à partir chez les fournisseurs de la RATP.


SNCF

Le président de la SNCF, Guillaume Pepy, a indiqué ce samedi qu'un retour à "un trafic normal n'est pas attendu avant la deuxième partie de la semaine prochaine". "Le jour où la voie sera à sec, quand la décrue sera faite, il faudra 48H00 de travaux pour remettre en service normal donc ça signifie qu'il faut compter sur un trafic normal dans la deuxième partie de la semaine prochaine", a-t-il expliqué. "Sur la trentaine de sites qui ont été impactés en Ile-de-France, il y en a une dizaine pour lesquels les travaux sont terminés et il reste une vingtaine de sites sur lesquels les équipes de SNCF Réseau sont mobilisés, pour des travaux de déblaiements, de confortements de remblais, de remise en état de la signalisation et des travaux de nettoyage dans les gares", a-t-il détaillé.

Sur le Transilien, trois lignes de trains étaient coupées samedi en raison d'innondations: la ligne D entre Melun et Corbeil, la ligne R entre Moret et Montargis via Nemours et enfin la ligne C dans Paris intra-muros entre Austerlitz et Javel. Pour cette dernière, Guillaume Pépy a expliqué que "l'eau s'est maintenant à peu près retirée mais la gare est dans un sale état". En revanche, le trafic a repris samedi sur la ligne P entre Tournan et Coulommiers et vendredi sur la ligne N, suite à la menace d'un effondrement d'un mur à Meudon contenu par la SNCF.

EAU CHAUDE

Dans la métropole parisienne, 34 bâtiments, essentiellement des entreprises du tertiaire, restent privées d'eau chaude samedi à la mi-journée en raison de coupures sur le réseau de chaleur d'une partie de la métropole urbaine. En cette saison où le chauffage est coupé, seule la distribution d'eau chaude est affectée. La liste précise des bâtiments touchés est sur le site cpcu.fr. Un peu plus de 100 bâtiments, dont la liste est également sur internet, sont placés sous surveillance de premier niveau et pourraient être touchés si la Seine venait à remonter.

 
4 commentaires - Inondations : SNCF, EDF, RATP, le point sur les perturbations
  • je suis surtout d'avis qu'on les mette d'astreinte pour aider ceux qui travaillent pour réparer ou, encore mieux, les travaux d'intérêt général devraient être obligatoire pour ces quelques pelés pour aider ceux qui ont tout perdu, mais comme dit la pub " je rêve"

  • avatar
    yves55  (privé) -

    Le service publique prend tout son sens dans de telles situations avec du personnel compétant et dévoué , les grincheux de tout genre peuvent prendre exemple.

    Les services publics sont décriés et jalousés à longueur d'année, mais on est content qu'ils soient là quand on en a besoin...

  • Pour améliorer la situation la CGT est là et qui est le plus touché la France d'en bas celle qu'ils sont sensé défendre .

  • les garantis d'emplois à vie, invirables , ne veulent pas voir disparaître leurs avantages voluptuaires, financés sur le dos des salariés du privé. ll est donc logique qu'ils leur mènent la chienlit dans leur vie quotidienne avec quelques faillites d'entreprises et d'artisans au passage. Mais ce n'est pas grave ce sont des clients du locataire de l'Elysée!

    avatar
    minnie-moocher  (privé) -

    Une bande de fainéants ? Pourtant sur la photo du gars sur les voies du RER, on n'a pas l'impression d'un métier de fainéant. Et je sais ce qu'il en est.

    eh ! minnie mocher , le type comme tu dis sur la photo,il fait le boulot pour lequel il est...grassement payé ,c'est tout et il n'y a aucun exploit dans tout celà !

    avatar
    minnie-moocher  (privé) -

    Yes, il n'y a pas exploit à faire le boulot pour lequel on est payé. Grassement, je n'en sais rien. Mais venez donc faire ce qu'il fait. Ensuite on pourra en discuter mieux.

    Vous êtes tellement aveuglé par votre jalousie que vous ne vous êtes même pas aperçu que l'article parlait des perturbations dues aux CRUES !!
    Apprenez à bien lire et comprendre les articles avant d'enfourcher votre diatribe anti syndicale...

  • avatar
    [=pseudo.pseudo] -

    [=reaction.title]

    [=reaction.text]

avatar
[=pseudo.pseudo] -

[=reaction.text]