Hauts-de-Seine : le fiasco d'une école à 26 millions d'euros

Hauts-de-Seine : le fiasco d'une école à 26 millions d'euros

Une école de Colombes, ultra moderne mais mal conçue, fait vivre un enfer aux élèves et aux enseignants, rapporte Le Parisien le 26 février 2017.

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Orange avec AFP, publié le lundi 27 février 2017 à 18h40

Elle devait être "l'école du XXIe siècle" : 7.000 m2 flambants neufs, 21 classes, une salle de sport, un restaurant, deux cours de récréation, 543 panneaux solaires et un réseau de chaleur biomasse. Finalement, le groupe scolaire Simone-Veil de Colombes (Hauts-de-Seine), un chantier d'un coût de 25,8 millions d'euros, terminé en 2015, est un fiasco qui fait vivre un enfer aux enseignants et aux élèves, a rapporté Le Parisien le 26 février 2017.



En cause, des problèmes lourds d'acoustique, qui rendent le travail "impossible".

"Les enfants sont fatigués, plus agités, ils ont mal au crâne. On s'est aperçu qu'ils parlaient plus fort à la maison, et qu'ils augmentaient le volume de la télévision... Ils souffrent", explique une responsable associative, citée par le quotidien local. Le problème avait été signalé dès la rentrée 2015, sans que le problème ne soit réglé. Selon le cabinet d'architecte qui a conçu le bâtiment, les matériaux utilisés sont en cause : le plâtre projeté a été mal mis en oeuvre, rendant ses propriétés isolantes "quasi nulles". "Nous ne pouvions pas le savoir avant la rentrée en visitant l'école vide", a expliqué la maire de Colombes, Nicole Goueta. La municipalité a annoncé qu'elle allait engager dans la semaine une action en justice et qu'elle entendait faire jouer l'assurance dommage ouvrage.

UN SURCOÛT DE 170.000 EUROS QUE PERSONNE NE VEUT PAYER

En juillet 2016, le cabinet d'architecte avait proposé une "mesure de compensation". Deux classes avaient été équipées de panneaux d'isolation phonique, à la charge de l'entreprise prestataire. Mais équiper le reste de l'école coûterait 170.000 euros, que la mairie se refuse à débourser. "Nous ne sommes pas responsables", a martelé Nicole Goueta.

Toutefois, la mairie a proposé à chaque parent d'élève - le 23 février lors d'une réunion publique - une dérogation permettant aux enfants d'être scolarisés dans les écoles voisines. Cependant, il n'y a pas assez de place pour tous. Et quid de ceux qui voudront ou devront rester ? D'autant plus que certains enseignants envisagent de demander leur mutation. "Ce n'est pas une solution que l'on choisit, a assuré la directrice de l'école au Parisien. Mais notre quotidien est infernal, nous partirions la mort dans l'âme."

 
178 commentaires - Hauts-de-Seine : le fiasco d'une école à 26 millions d'euros
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    quiyatiletpourquoi  (privé) -

    ça me fait penser aux bâtiments BBC ( bâtiment basse consommation )qui n'en ont que le nom et dont les promoteurs ont profité d'aides de l'état mais il ne faut pas le dire !!

  • Cela ne vous rappelle pas les balcons mal ferraillés qui se décrochent tous seuls ?? Vite et pas cher, c'est le "credo" d'aujourd'hui. Et les ingénieurs n'ont plus de génie, et perdu tout contact avec le concret : devraient commencer par pousser la lime ou forger l'acier, comme un Ingénieur des Arts et Métiers formé il y a 60 ans...

  • Vive la modernitéavec cette école bien dans les tendances de notre époque. Bravo le cabinet d'architectes : il ne suffit pas d'être dans le vent et de faire jeune et mode pour faire une oeuvre de qualité. Il y en aura bien d'autres comme cela.

  • dans ce genre d'affaire il existe un responsable :dans un chantier aussi lourd il existe des réunions de chantier dilligentés par l'architecte et tous les corps de métier et si c'est la projection du plâtre qui est en cause l'architecte et l'artisan sont coresponsables reste à déterminer si les matériaux utilisés sont conformes aux directives du maitre d'ouvrage dans son appel d'offre

    reste aussi à vérifier la compétence du maître d'oeuvre!

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