GM&S: l'offre du repreneur potentiel confirmée, nouvelle réunion jeudi

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PSA, l'un des principaux clients de GM&S, s'engage à débourser au moins 40 millions d'euros

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© AFP, ERIC PIERMONT
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AFP, publié le jeudi 29 juin 2017 à 15h03

L'entreprise GMD a confirmé une offre de reprise partielle de GM&S, mais des blocages demeuraient jeudi dans les discussions avant une nouvelle réunion entre les syndicats de l'équipementier automobile, menacé de liquidation, et le gouvernement dans l'après-midi.

Cette nouvelle réunion est programmée à 17H30, au même endroit que celle qui s'est tenue mercredi, à savoir un hôtel parisien, a annoncé à l'AFP le syndicaliste Vincent Labrousse (CGT).

Les discussions sont âpres dans ce dossier, alors que le tribunal de commerce de Poitiers doit se prononcer vendredi sur l'offre de reprise.

GMD, un emboutisseur stéphanois, propose de reprendre le site de l'équipementier à La Souterraine (Creuse) et de garder 120 de ses 277 salariés "sous réserve du financement d'un plan d'investissements de 10 millions d'euros et d'un accompagnement des pouvoirs publics", a indiqué le ministère de l'Economie dans un communiqué diffusé dans la nuit de mercredi à jeudi.

Il est le seul repreneur potentiel mais les syndicats l'accusent de refuser toute indemnité de licenciement à un montant supérieur à celui fixé par la loi.

Renault a "confirmé qu'il apporterait dans le cadre de cette offre de reprise un soutien financier aux investissements de GMD d'un montant maximal de 5 millions d'euros", a précisé le ministère dans le communiqué. Le constructeur automobile maintient par ailleurs "ses engagements de commandes à hauteur de 10 millions d'euros annuels".

PSA "s'est également engagé à apporter des commandes à GM&S à hauteur de 12 millions d'euros". Le constructeur "doit encore préciser la nature des investissements qu'il entend consentir", selon le communiqué.

Les engagements des deux constructeurs doivent "permettre de lever les conditions suspensives posées par le repreneur et déboucher ainsi sur la présentation d'une offre de reprise ferme", selon Bercy.

Jeudi matin avant la réunion de l'après-midi, PSA a précisé à l'AFP qu'il s'engageait sur quatre millions d'euros d'investissements sur le site, tout en confirmant 36 millions d'euros de commandes sur trois ans.

- Accusations de chantage -

Comme Renault a fait part de cinq millions d'euros d'investissements, le compte ne correspond pas tout à fait aux dix millions d'euros annoncés mardi soir par le ministère de l'Economie.

Mercredi, une rencontre avait eu lieu d'abord entre le président de GMD, des représentants de PSA et Renault, les deux principaux clients de GM&S, et le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie Benjamin Griveaux. Puis le secrétaire d'Etat avait rencontré les délégués syndicaux de l'équipementier dans un hôtel du XVe arrondissement, avant de retrouver les représentants des constructeurs automobile, puis à nouveau les salariés.

En marge du lancement des soldes dans un grand magasin, tôt le matin, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire avait demandé au "repreneur de prendre ses responsabilités".

La veille, une réunion de crise rassemblant les syndicats CGT, FO ainsi que Peugeot SA et Renault et M. Griveaux et M. Le Maire, avait débouché sur l'annonce d'un investissement de 10 millions d'euros pour moderniser le site par les constructeurs Renault et PSA.

Après ces annonces, c'est GMD, seul groupe à se montrer intéressé par GM&S, qui s'est retrouvé en première ligne, la CGT l'accusant de "chantage" en attendant toujours le dépôt d'une offre tangible.

Le syndicat a dit faire "face à un mur", jugeant "inadmissible et indigne" que GMD refuse d'indemniser les futurs licenciés au-dessus du montant fixé par la loi, alors qu'il compte garder moins de la moitié des employés de GM&S.

GM&S, deuxième employeur privé de la Creuse, a déjà passé six mois en redressement judiciaire, son troisième en huit ans. Tant qu'il ne fait pas l'objet d'une offre concrète, il risque la liquidation judiciaire.

Dans ce contexte, la situation était restée tendue mercredi toute la journée sur le site de la Souterraine, occupé par les salariés, où ont été allumés mardi des feux de pneus et de palettes, des ouvriers prenant toutefois garde d'éviter leur propagation.

 
3 commentaires - GM&S: l'offre du repreneur potentiel confirmée, nouvelle réunion jeudi
  • Voila pourquoi la France deviendra de moins en moins industrielle....!
    Quel patron ou société ira investir de l'argent dans des sociétés dirigées par la CGT...!
    150 000 € par salarié c'est pas ce foutre du monde...?

  • Aucune société digne de ce nom ne reprendra une entreprise saccagée par des ouvriers soutenus par la CGT, ou l'on voit des bouteilles de vin et d'alcool sur les établis, si les syndicats étaient responsables ils devraient tenter de se vendre avec une meilleure image de marque, qui va encore payer ??? LES CONTRIBUABLES via une augmentation des impôts locaux et des taxes .
    Les représentants syndicaux demandent une indemnité supra légale de 150000euros par personne.

  • Je ne reprendrais jamais une entreprise dont les salariés mettent le feu aux installations !!!

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