Gironde : les pratiques d'une cantine scolaire font polémique

Gironde : les pratiques d'une cantine scolaire font polémique

En 2013, le défenseur des droits avait estimé que "l'enfant n'a pas à être sanctionné pour des manquements imputables à ses parents." (Photo d'illustration)

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Orange avec AFP, publié le jeudi 23 mars 2017 à 16h55

Raviolis, raviolis... Et encore raviolis.

Les pratiques de la mairie de La Teste, en Gironde, sont pointées du doigt par certains parents. En effet, si ces derniers ne règlent pas les factures de la cantine, les enfants se voient servir un repas de substitution tous les jours, en général des raviolis, rapporte jeudi 23 mars La Dépêche du Bassin. Un mère évoque ainsi le cas d'un enfant qui a mangé des raviolis tous les midis pendant 3 semaines.

Cette méthode "discutable" et "plutôt discriminante" a été dénoncée par plusieurs mères sur les réseaux sociaux. L'une d'elle évoque "deux repas de raviolis pour mon enfant deux jours de suite". C'était en septembre 2016, et elle n'avait pas payé la facture de juillet. Une autre mère explique que le fils de son conjoint avait mangé ce même plat "durant environ trois semaines."

IMPLIQUER LES ENFANTS DANS DES PROBLÈMES D'ADULTES

"Je suis bien consciente qu'il y avait eu des retards de paiement car nous avions connu certaines difficultés durant quelques mois", a admis cette dernière, interrogée par La dépêche du bassin. Pourtant, elle estime qu'il y a "d'autres solutions plutôt que d'impliquer les enfants dans des problèmes d'adultes.

A la mairie, on se défend : seules quelques familles sont concernées, a assuré l'adjoint du maire à l'éducation, et de nombreuses démarches sont entreprises avant d'en arriver au repas de substitution. "Nous envoyons une lettre de relance, puis une seconde en cas de non-réponse, assure la mairie. Nous prenons contact avec la famille en nous rendant dans les écoles, ou parfois même sur le lieu de travail d'un des parents. Si à l'issue, aucune solution n'est trouvée, une procédure contentieuse est lancée et nous pouvons être amenés à désinscrire l'enfant de la cantine. Mais si malgré cela, l'enfant est à la cantine le midi, nous ne pouvons pas le laisser le ventre vide. Il a alors le droit au repas de substitution."

L'adjoint précise également qu'une réunion a lieu chaque mois pour étudier les cas d'impayés individuellement avec le prestataire Sogeres et le Centre communal d'action sociale.

En 2013, le défenseur des droits, Dominique Baudis avait livré un rapport sur le sujet, rappelle La Dépêche du Bassin. Il y estimait que "l'enfant n'a pas à être sanctionné pour des manquements imputables à ses parents."

 
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