Fusillade à Toulouse : le tueur, dissimulé sous une burka, cachait son arme dans une poussette

Fusillade à Toulouse : le tueur, dissimulé sous une burka, cachait son arme dans une poussette

Des policiers (illustration).

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Orange avec AFP, publié le mardi 04 juillet 2017 à 17h13

La fusillade, survenue lundi soir dans le quartier sensible de la Reynerie, a fait un mort et sept blessés. La piste du règlement de comptes est privilégiée.

Le parquet de Toulouse a confirmé mardi privilégier la piste du règlement de compte après la fusillade survenue lundi soir dans un quartier sensible, qui a fait un mort et sept blessés, dont deux grièvement.

"Dans cette enquête, la piste d'un règlement de compte est (...) privilégiée", a indiqué dans un communiqué le procureur de la République de Toulouse.

Pierre-Yves Couilleau explique baser cette hypothèse sur l'identité de la victime, un "individu très défavorablement connu" de la justice, ainsi que sur le mode opératoire de l'agression.

Selon le procureur, l'auteur a agi "dissimulé à la vue de sa victime par le port d'une burka" et en utilisant "une poussette pour cacher son arme, vraisemblablement un fusil d'assaut de type kalachnikov".

Au moins trente tirs d'arme à feu

Le meurtrier a ensuite pris la fuite à bord d'un deux-roues de forte cylindrée conduit par un complice, a ajouté le magistrat. 

L'homme décédé a subi "de multiples tirs sur une distance de 200 mètres, a précisé le procureur, un fait qui établit qu'il "était la cible de l'action". "Au moins trente tirs" d'une arme à feu automatique ont été relevés, selon le procureur.

L'état de santé de deux blessés "reste très préoccupant", a par ailleurs indiqué M. Couilleau, disant ne pas être en mesure de préciser si les blessés étaient ou non ciblés par le tireur.

L'attaque est survenue lundi vers 21h30 dans le quartier de la Reynerie (sud-ouest), situé dans l'ensemble plus vaste du Mirail. 

Plusieurs règlements de comptes

Classé zone de sécurité prioritaire (ZSP) fin 2012, le Mirail est assez régulièrement le théâtre de règlements de compte liés au trafic de stupéfiants. 

En juin 2016, un Russe d'origine tchétchène était tombé sous les balles d'un commando à scooter. En janvier de la même année, un homme de 26 ans avait été blessé par balles, dans le quartier Bellefontaine, également inclus dans le vaste ensemble du Mirail. 

Auparavant, le 22 novembre 2011, un jeune homme de 19 ans avait été tué de 16 balles, en plein midi, à la Reynerie.

La ville de Toulouse en général avait été secouée, de décembre 2013 à octobre 2014, par une série inédite de quatre assassinats et trois tentatives d'homicides, faisant craindre au procureur de la République une "radicalisation en cours" des conflits entre trafiquants, comme à Marseille, avec l'accumulation de meurtres. 

Le parquet avait alors évoqué une "guerre de territoire à propos de trafics de stupéfiants".

L'apparent règlement de comptes de lundi soir est intervenu le jour même où le maire LR Jean-Luc-Moudenc, qui avait ravi la Ville rose à la gauche en 2014, faisait le point d'étape de sa politique en faveur des quartiers prioritaires. 

Ce plan, qui prévoit 160 millions d'euros d'investissements d'ici à 2020, inclut le doublement des effectifs de la police municipale.

 
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