François Fillon candidat même en cas de mise en examen ?

François Fillon candidat même en cas de mise en examen ?

François Fillon le 9 février 2017 à Chasseneuil-du-Poitou, près de Poitiers.

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Orange avec AFP, publié le vendredi 17 février 2017 à 15h11

"PENELOPEGATE" - "Rien n'arrêtera" le candidat Les Républicains à la présidentielle, pas même une mise en examen dans le cadre de l'enquête sur les emplois présumés fictifs de sa femme. Le 26 janvier sur TF1, il assurait pourtant qu'il abandonnerait la course à l'Élysée le cas échéant.

Le parquet a écarté jeudi 16 février "en l'état" un classement sans suite de l'enquête sur le "Penelopegate". Après avoir reçu un premier rapport des enquêteurs de l'office anti-corruption (Oclciff), le procureur du parquet national financier (PNF), Eliane Houlette, a estimé que "les nombreux éléments déjà recueillis ne permettent pas d'envisager, en l'état, un classement sans suite de la procédure" sur les soupçons d'emplois fictifs de l'épouse de François Fillon.

Une annonce balayée d'un revers de main par le candidat Les Républicains à la présidentielle. "Il n'y a rien de nouveau, ni poursuite ni mise en examen", a-t-il déclaré au Figaro, critiquant un "acte de communication qui nourrit le feuilleton médiatique". "Je m'en remets donc désormais au seul jugement du suffrage universel", a-t-il prévenu. 

"Rien ne m'arrêtera"

Cela signifie-t-il que l'ex-Premier ministre renonce à son engagement, pris lors de son passage au JT de 20h de TF1 le 26 janvier dernier, à se retirer de la course à la présidentielle en cas de mise en examen ? "C'est trop tard maintenant. Mon retrait poserait un problème démocratique majeur. La locomotive est lancée, rien ne peut l'arrêter, j'irai jusqu'au bout", a-t-il confié en petit comité selon l'AFP. "Même si je suis mis en examen, rien ne m'arrêtera", aurait également dit le député de Paris en privé, selon RTL. 

Pour son avocat, "ce n'est pas une contradiction avec ce qu'il avait dit sur TF1. Il est déterminé", a expliqué Maître Antonin Lévy. Dans le cas d'une mise examen, François Fillon a déjà trouvé sa défense pour justifier son changement de position : "la position que j'avais prise, c'était à condition d'avoir face à moi des gens de bonne foi".

Comme ses avocats, il martèle que le PNF n'est pas compétent dans cette affaire. Me Antonin Levy et Me Pierre Cornut-Gentille ont de nouveau dénoncé une enquête qui "se déroule en violation des règles de compétence du parquet national financier et, plus grave encore, du principe de la séparation des pouvoirs".

Une mise en examen peu probable

Deux options restent ouvertes pour le parquet : citer directement les protagonistes devant un tribunal correctionnel ou ouvrir une information judiciaire en confiant la poursuite des investigations à des juges d'instruction, seuls habilités à placer un acteur du dossier sous le statut intermédiaire de témoin assisté ou à prononcer d'éventuelles mises en examen.

"Le parquet financier attend des éléments d'enquête complémentaires avant de se prononcer", a indiqué à l'AFP une source proche de l'enquête. "Une suspension des investigations en raison de la période électorale n'est pas envisagée à ce stade", a-t-elle ajouté.

Une source proche du dossier estimait toutefois une mise en examen peu probable avant l'échéance électorale "compte tenu des délais extrêmement courts". D'autant que la justice a pour pratique de s'abstenir de prononcer des mises en examen de candidats avant une élection.

 
1245 commentaires - François Fillon candidat même en cas de mise en examen ?
  • "Après tout ce qu'il a dit lors des primaires pour sortir vainqueur, ce sont ces concurrents qui doivent apprécier le comportement du bonhomme.....?!"

    C'est normal, tout est de la faute des autres, ceux qui étaient à "l'ump" !

  • Il n'est pas mis en examen contrairement à ce que l'on nous veut faire croire (article tendancieux encore une fois).
    Mais on est maintenant certain qu’il s’agit d’un complot politico-médiatique orchestré par la gauche pour empêcher le candidat de la droite d’être au deuxième tour.
    En effet, les sources du Canard ont été fournies par Bercy c’est-à-dire le gouvernement de Hollande car c’est la seule administration qui connaisse parfaitement les revenus des parlementaires compte tenu de leurs déclarations fiscales.
    Cette administration a balancé ces informations en ciblant volontairement Fillon, alors que de nombreux élus de gauche sont au moins dans le même cas.
    D’autre part, le parquet financier (PNF créé par Hollande) qui s’est curieusement saisi de l’affaire le jour même de sa parution dans le journal satirique n’est absolument pas indépendant. En effet, non seulement il organise des fuites du secret de l’instruction en faveur de médias complices, mais de plus et curieusement personne ne le rappelle, la présidente de ce tribunal, Mme Éliane Houlette a été nommée par Christiane Taubira…ce qui veut tout dire.
    Ce PNF est donc aux ordres du pouvoir actuel qui s’en sert pour déstabiliser le seul candidat dangereux pour la gauche et l’empêcher d’être au second tour et donc de gagner la présidentielle.

    Hum, le salaire de Mme, celui des enfants en bas-âge, surement un complot venu d'ailleurs ?! C'est vrai quoi .... On fait bien ce qu'on veut de l'argent public dans un pays en faillite !

  • Comment lui faire confiance pour diriger le pays : ce type a un gros problème.

    combien nous a couté la double famille de Mitterand ? Combien nous coute les maitresses de Hollande ?

  • meme cette promesse il ne la tient pas
    se retirer en cas de mise en examen
    que faut il esperer pour les autres ?

  • J'espère que si Fillon est élu la première loi sera pour supprimer les avantages fiscaux de ces journalistes qui paient moins d'impôts que nous tous

    Eh bisounoues, la liste des abattements est bien longue et il faut les supprimer tous. C'est le principe de l'égalité

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