France TV : Patrick de Carolis évoque des pressions de Sarkozy pour faire virer Ruquier ou Giesbert

France TV : Patrick de Carolis évoque des pressions de Sarkozy pour faire virer Ruquier ou Giesbert

L'ancien président de France Télévisions, Patrick de Carolis, le 6 janvier 2015.

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Orange avec AFP, publié le mercredi 07 septembre 2016 à 15h57

Dans un livre à paraître ce jeudi 8 septembre, l'ancien président de France Télévisions (2005-2010) explique que Nicolas Sarkozy aurait accepté de le reconduire à la tête du groupe audiovisuel s'il avait viré plusieurs de ses salariés comme Patrice Duhamel, Arlette Chabot, Franz-Olivier Giesbert, Laurent Ruquier et Patrick Sébastien. Une décision que l'ancien présentateur de "Des Racines et des Ailes" juge "clairement" inenvisageable dans une interview accordée au Parisien-Aujourd'hui en France.

Accusé de "favoritisme" dans un volet de l'affaire Bygmalion, Patrick de Carolis revient pour la première fois sur le bilan et les coulisses de son mandat à la tête de France Télévisions.

Dans un livre intitulé "Les Ailes intérieures" (Plon), il livre sa vérité et explique que ce livre "arrive parce cela suffit (...) le temps du soupçon". "Cela fait deux ans que je déguste, que je ne travaille plus dans les médias à cause de ce soupçon. J'en ai assez d'entendre tant d'incohérences, et parfois de mensonges", explique-t-il.

Patrick de Carolis est accusé d'avoir favorisé la société Bygmalion, créée par son ancien directeur de la communication Bastien Millot. "Je ne rejette la faute sur personne", explique-t-il au Parisien. "Je maintiens que les contrats signés (par son ancien secrétaire général, Camille Pascal) étaient excellents, mais je ne peux pas laisser dire que c'est moi qui les ai signés. Et puis, je ne comprends pas pourquoi l'équipe qui a pris ma suite à la direction de France Télévisions n'est pas inquiétée alors qu'elle a signé les mêmes contrats. Les contrats en cause portent de 2008 à 2013, or j'ai quitté mes fonctions en 2010". Rémy Pfimlin lui a succédé en 2010.

"ON NE BÂTIT PAS L'AVENIR EN LAISSANT TOMBER SES COLLABORATEURS"

L'actuel directeur du musée de Marmottan Monet à Paris se dit cependant fier de son bilan à la tête du groupe de l'audiovisuel public et se dit "blessé que le CSA n'ait jamais reconnu officiellement la qualité de son travail". Mais l'ancien présentateur glisse également quelques révélations sur ses relations tendues avec l'ancien président de la République, Nicolas Sarkozy. Dans son livre, il assure notamment qu'il aurait pu être reconduit à son poste s'il avait accepté la demande du chef de l'État de se séparer de plusieurs chroniqueurs politiques ou présentateurs phare de la télé publique, comme Patrice Duhamel, Arlette Chabot, Laurent Ruquier ou Patrick Sébastien.

"C'était clairement inenvisageable", explique-t-il. "Patrice Duhamel était au courant, il m'a proposé sa démission. J'ai refusé parce que, humainement, ce n'est pas comme ça que je gère ma vie. Je trouvais qu'accepter aurait fragilisé mon second mandat", ajoute-t-il. "On ne bâtit pas l'avenir en laissant tomber ses collaborateurs. Surtout qu'il n'avaient pas démérité. Je préférais ne pas être réélu plutôt que l'être par bassesse. Pourtant, j'ai cru à ma réélection jusqu'au bout, j'étais peut-être le seul !"
 
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