Français, encore un effort pour mieux manger et se bouger

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Graphique montrant les résultats d'une étude portant sur l'obésité en France

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© AFP, Mehdi BOUDARENE, Paz PIZARRO
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AFP, publié le mercredi 12 juillet 2017 à 17h24

De plus en plus de nourriture industrielle (pizzas, plats préparés...) et de compléments alimentaires, encore trop de sel, toujours pas assez de fruits et légumes : les Français, trop sédentaires, devraient améliorer certaines de leurs habitudes, souligne l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses).

L'agence, qui livre mercredi sa 3e étude "INCA 3" sur le sujet, observe aussi des pratiques "potentiellement à risque" : consommation croissante de denrées animales crues (poisson, viande de boeuf...), températures trop élevées dans certains réfrigérateurs (supérieures à 6 degrés Celsius) favorisant la prolifération des germes, dates limites de consommation (DLC) plus fréquemment dépassées. 

"Un pour cent de la population a consommé du jambon, du saumon fumé et de la viande pré-emballés et des plats cuisinés 7 jours ou plus après la DLC", remarque ainsi Jean-Luc Volatier de l'Anses.

Pour actualiser la photographie des assiettes et des modes de vie, cette grande étude a mobilisé près de 200 enquêteurs en métropole entre 2014 et 2015 avec la participation d'un échantillon représentatif de plus de 5.800 personnes de la naissance à 79 ans. 

"Encore un effort sur le sel et les fibres", lance l'Anses à l'adresse en particulier des professionnels pour continuer à réduire la teneur en sel des aliments et augmenter celle en fibres.

Les apports en sel estimés à 9 grammes par jour (g/j) chez les hommes et à 7 g/j chez les femmes, restent supérieurs à l'objectif du Programme national nutrition santé (8 g/j pour les hommes et 6,5 g/j pour les femmes). Principalement en cause : les pains, les sandwichs, pizzas, les condiments et sauces, les soupes et les charcuteries...

Les générations les plus jeunes consomment quatre fois moins de fruits et de légumes que leurs grands-parents, vient de déplorer de son côté le Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Crédoc) dans une étude distincte. Un quart des adultes seulement suivent la recommandation de consommer cinq fruits et légumes par jour, note-t-il.

- Surpoids et obésité -

Les Français ne consomment toujours pas assez de fibres que l'on trouve dans les fruits et légumes, dans les légumineuses (lentilles, pois chiches...) qui sont également riches en protéines, et bien sûr dans les produits céréaliers, renchérit l'Anses. Les quantités de fibres absorbées par les adultes (20 g/j) demeurent trop faibles par rapport aux recommandations (30 g/j).

Le nombre de consommateurs de compléments alimentaires (vitamines, minéraux, plantes) a fortement augmenté, aussi bien chez les enfants (de 12% à 19%) que chez les adultes (de 20% à 29%) entre 2006-2007 (INCA 2) et 2014-2015 (INCA 3). Egalement en hausse, l'achat sur internet (de 1% à 11%). 

Les mauvaises habitudes alimentaires se conjuguent avec une situation "toujours préoccupante" en matière de surpoids et d'obésité, d'activité physique et de sédentarité.

En 2014-2015, 13% des enfants et adolescents (jusqu'à 17 ans) et 34% des adultes de 18 à 79 ans sont en surpoids, 4% et 17 % respectivement sont obèses. L'agence sanitaire relève un pourcentage "alarmant" de sédentaires : la moitié des 11 à 14 ans, deux-tiers des adolescents de 15 à 17 ans et plus de 80% des adultes de 18 à 79 ans sont concernés.

En sept ans, le temps quotidien passé devant un écran pour les loisirs a augmenté de 20 minutes en moyenne chez les enfants et de 1h20 chez les adultes, passant respectivement de 2h45 à 3h05 et de 3h30 à 4h50 par jour en moyenne, indique M. Volatier.

"Un tiers des enfants et des adultes combinent inactivité physique et  sédentarité", ajoute Carine Dubuisson de l'Anses. 

BC/pr/phc

 
71 commentaires - Français, encore un effort pour mieux manger et se bouger
  • C'est plus facile , et plus mode de commander un Mac Do ou une pizza ...

  • manger est devenu un luxe qui coute cher!!!c'est pas les 8/9 millions de pauvres qui pourront réagir!!!

  • Avec le rythme de vie que l'on a tous, il est difficile de faire des repas équilibré, difficile de faire 3 repas corrects par jour, alors le fait est que la responsabilité des cochonneries qui se trouvent dans la nourriture industrielle est du fait de ceux qui la fabrique, tout comme les pesticides sur les fruits et légumes, alors l'Anses au lieu de dire que les Français font n'importe quoi, ferait mieux de faire pression sur les industrielles de l'agro alimentaire pour qu'ils arrêtent de faire n'importe quoi avec notre alimentation, simplement pour faire du profit au détriment de notre santé

    Parfaitement d'accord avec ces affirmations.

  • Et si on imposait que la production d'aliment pour les humains (mais aussi aux animaux de boucherie) répondent strictement aux normes sanitaires, du producteur de base au consommateur, qu'on payait décemment les producteurs (à condition du respect de ces normes) et garantissant des prix les plus bas aux consommateurs? là les intermédiaires et les centrales de distributions ne le verraient d'un bon œil, ça rognerait leurs profits (scandaleux)! alors là et à condition de revenus décents nous aurions des aliments dignes de ce nom, sains et salubre diététiquement! c'est pas avec des pesticides, des hormones, des engrais et autres produits rajoutés pour soit disant satisfaire le goût (sels, sucres, et autres ) que nous mangerons sainement!

  • Pour manger 5 fruits et légumes par jour il faut avoir un bon revenu c'est devenu du luxe

    Le pinard, le tabac, le PMU et les gratte-grattes, c'est pas du luxe

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