FN : le QG de campagne de Marine Le Pen cible d'une tentative d'incendie

FN : le QG de campagne de Marine Le Pen cible d'une tentative d'incendie

Marine Le Pen le 11 avril 2017 à Arcis-sur-Aube (Aube).

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Orange avec AFP, publié le jeudi 13 avril 2017 à 12h54

PRÉSIDENTIELLE - Une tentative d'incendie sans gravité a frappé dans la nuit de mercredi à jeudi le rez-de-chaussée de l'immeuble qui accueille le QG de campagne de la candidate du FN.

Dans la nuit de mercredi à jeudi 13 avril, les pompiers sont intervenus vers 02h40 dans une agence d'assurances située au rez-de-chaussée du 262, rue du Faubourg Saint-Honoré à Paris, pour un feu "rapidement maîtrisé" qui a "dégradé une porte et un paillasson", a indiqué un porte-parole des pompiers. 

Dans les étages de cet immeuble, situé non loin de l'Élysée, se trouve le quartier général de campagne de la candidate du Front national, Marine Le Pen.

Une action criminelle revendiquée

L'origine du feu n'est "pas naturelle, probablement d'origine criminelle", a précisé une source policière, indiquant qu'une inscription "FN vs KLM" avait été taguée à proximité.

"Je n'en sais strictement rien puisque les services de l'État ne nous ont pas contactés pour nous en informer", a déclaré Marine Le Pen jeudi matin sur France 2. "Je suppose qu'il s'agit là d'un acte probablement d'un groupuscule d'extrême gauche. Ces groupuscules se sentent en toute impunité depuis des mois. Ce sont ceux qui ont détruit des commerces, brulé des voitures au moment des manifestations, qui s'attaquent à la police". "Je ne suis pas étonnée parce que le gouvernement de François Hollande les laisse faire depuis des mois alors que j'ai réclamé à plusieurs reprises (leur) dissolution", a poursuivi la présidente du FN.

Le ministre de l'Intérieur Matthias Fekl a dénoncé de son côté sur RTL "des actes inacceptables".

Un groupe affirmant s'appeler "Combattre la xénophobie" a contacté l'AFP pour revendiquer cette action, menée selon lui à l'aide "de cocktails Molotov", à la mémoire d'un homme prénommé Loïc, "tabassé par des militants FN il y a dix ans". L'interlocuteur a également déclaré avoir mené une action similaire au siège du quotidien d'extrême droite Présent. "Ça va continuer tous les jours jusqu'aux élections", a ajouté l'interlocuteur, qui ne s'est pas présenté. "Un policier est venu ce matin" pour vérifier les locaux du journal, a indiqué à l'AFP Caroline Parmentier, journaliste à Présent, selon qui "il n'y a pas eu de tentative d'incendie".

Plusieurs permanences vandalisées

Dans la nuit de dimanche à lundi, la permanence FN de Varades, commune de Loireauxence (Loire-Atlantique), a par ailleurs été vandalisée. Dans un communiqué, trois conseillers régionaux FN des Pays-de-la-Loire ont incriminé "des minorités anarchistes". "Nous dénonçons surtout que le drapeau français, symbole de notre appartenance commune à la nation, ait été souillé et dégradé, ce qui en dit long sur le caractère politique de cette agression", ont-ils ajouté.

Le lendemain, dans la nuit de lundi à mardi, c'est la permanence du parti dans le centre-ville de Valence (Drôme) qui a été prise pour cible. Aucune revendication de cet acte n'a été rendue publique, mais, pour Bernard Sironneau, membre du bureau départemental du FN et candidat aux élections législatives, il s'agit de la conséquence d'une campagne présidentielle qui est "une incitation à la haine". 

Dans les deux cas, le FN a annoncé son intention de porter plainte. 

 
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