Fausse alerte à la bombe : une femme de 50 ans écope d'un an de prison dans l'Hérault

Fausse alerte à la bombe : une femme de 50 ans écope d'un an de prison dans l'Hérault

Une intervention de la police à Villejuif, dans le Val-de-Marne, le 6 septembre 2017 (illustration)

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Orange avec AFP, publié le mardi 26 septembre 2017 à 13h00

Une femme d'une cinquantaine d'années a été condamnée à un mois d'emprisonnement. Elle a été reconnue coupable d'avoir déclenché une fausse alerte dans une école, à Colombiers près de Béziers.

L'opération avait mobilisé une soixantaine de gendarmes, pompiers et démineurs, selon une information de France Bleu.

La quinquagénaire a passé sa première nuit en cellule dès l'annonce du verdict, lundi 25 septembre. Cette habitante de l'Hérault était jugée par le tribunal correctionnel de Béziers pour une fausse alerte à la bombe. Vendredi 22, toute l'école primaire de Colombiers avait été gagnée par la panique après l'annonce d'une attaque. En milieu de journée, la gendarmerie recevait un sms affirmant qu'un engin explosif se trouvait dans l'établissement scolaire. Immédiatement, les forces de l'ordre et une équipe de démineurs sont déployés sur place. Enfants et enseignants sont évacués vers le stade du village, sur instruction de la gendarmerie. Tout se déroule dans le calme. Les enfants ne s'inquiètent pas car les adultes ont préféré leur dire qu'il s'agissait d'un exercice.



Puis vers 17 heures, l'inquiétude retombe. Aucune bombe n'a été retrouvée dans l'établissement. Les gendarmes tentent alors de retrouver l'auteur du message d'alerte. Grâce à la géolocalisation, ils identifient un couple à Montady, une commune voisine de Colombiers. L'homme illettré, est vite écarte de tout soupçon. Sa femme avoue avoir envoyé le sms. Lors de l'audience, la femme n'a pas semblé prendre conscience de la gravité de son geste dans un contexte de menace terroriste élevée. "Mais Madame, vous savez dans quelle époque on vit, avec des bombes à droite et à gauche ?", lui a demandé la présidente du tribunal, Claire Ougier.

Les enseignants de l'école visée par le canular s'étaient constitués partie civile et réclamaient un euro symbolique de dommages et intérêts, qu'ils ont obtenu. Les pompiers seront quant à eux indemnisés à hauteur de 2.030 euros pour leur déplacement.
 
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