Evasion fiscale : le "faucheur de chaises" des banques devant la justice

Evasion fiscale : le "faucheur de chaises" des banques devant la justice

Le secrétaire générale de Solidaires Finances Publiques, Vincent Drezet et l'activiste Jon Palais, à Bayonne, en décembre 2016

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Orange avec AFP, publié le samedi 07 janvier 2017 à 16h35

Le militant altermondialiste Jon Palais va être jugé ce lundi 9 janvier à Dax, pour le vol de 14 chaises dans une agence parisienne de BNP Paribas en octobre 2015. L'activiste landais et son entourage souhaitent transformer ce procès en tribunal de l'évasion fiscale avec une journée "festive et revendicative". De 600 à 1.000 personnes sont attendues par les organisateurs dès la matinée dans la sous-préfecture des Landes, entre réalisation de fresque géante et défilé en musique dans les rues.

Le philosophe Edgar Morin, qui a participé à ces actions, va prendre part à la manifestation par l'intermédiaire d'une intervention vidéo, tandis que plusieurs anciens ou actuels candidats à la présidentielle (José Bové, Benoît Hamon, Yannick Jadot ou encore Philippe Poutou), devraient également être de la partie pour parler lutte contre la fraude et l'évasion fiscale, évaluées entre 60 et 80 milliards d'euros en France, et 1.000 milliards en Europe chaque année.

Le concept de "réquisition citoyenne de chaises" ("Rendez les milliards, nous rendrons les chaises!") avait été lancé en février 2015 dans une agence HSBC de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) après le scandale des Swissleaks, par le mouvement basque Bizi ("Vivre") auquel appartient Jon Palais.


Une quarantaine d'actions collectives de "fauchages de chaises", dont celle faisant l'objet du procès, avaient ensuite été menées dans d'autres banques, par ANV-COP21, Attac, les Amis de la Terre ou Alternatiba... Ces actions avaient abouti à un "Sommet des 196 chaises" en marge de la COP21, pour souligner le besoin de financement de la transition sociale et écologique. Les fameuses chaises avaient finalement été laissées sur la voie publique, à disposition des forces de l'ordre, à l'occasion de l'ouverture du procès à Paris pour fraude fiscale de l'ex-ministre Jérôme Cahuzac.

 
18 commentaires - Evasion fiscale : le "faucheur de chaises" des banques devant la justice
  • La Justice à condamnée Mme Lagarde à rien, la complaisance des magistrats est flagrante.

    Pour cette affaire, va t'elle prendre en considération l'évasion fiscale de la banque BNP Paris Bas, ou condamner l'auteur un déplacement des ces chaises de cette banque à la voie publique.

    La Justice Française est dans le collimateur des Français, pour son manque d' indépendance, certains Magistrats prennent partis pour les gens de la Haute, c'est flagrant.......

  • Ah en France, on est très fort pour contester, moins pour travailler. Remarquez si je deviens millionnaire, c'est sur que je vais vite planquer mon argent, marre d'être taxé pour payer les aides à toutes les feignasses.

    Avec des SI, l'avenir est meilleur .

    Ah si maintenant certains prennent pour parole d'évangile ce qu'ils entendent au café du commerce...

  • évasion fiscal et dire que certain tape sur ceux qui touche le rsa bref

  • Quand les particuliers cesseront d'aller dans ces banques déjà ce sera mieux.

  • Pour être entendu c'est terrible ce que l'on est obligé d'arriver à faire. 60 à 80 Milliards d'évasion fiscale en France.
    Et pour la zone Euro on monte à plus de 1000 Milliards. Ces militants, ont volé 196 chaises qui correspondent aux,
    Nombre de participant à la COP21 ! En promettant de les rendre si, des mesures étaient prises contre l'évasion.
    Et pour ça ils sont traduits devant la justice. Comme si la justice n'avait pas assez de retard à rattraper. Encore flop.
    Mais bon sang comment faut il faire pour arrêter cette évasion qui, ne coûte qu'aux plus pauvres. Mais par contre,
    Explique bien comment nous considèrent nos gouvernant, le MEDEF et, tous les Nantis évadeurs de ce système.
    Je pense que le vol qualifié il est là. Et pas dans cette action pour qu'enfin on en parle... "un peu" et "trop peu".

    Tous les chefs d'état qui, laissent faire cette pratique sont responsable. Mais au niveau de l'UE !
    Evidemment c'est bien Juncker le chef d'orchestre avec sa baguette magique il ne fait rien.

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