État d'urgence : les signalements de colis suspects en forte hausse

État d'urgence : les signalements de colis suspects en forte hausse

Le 8 mai 2016, à la station Châtelet-Les Halles, sur la ligne B du RER.

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Orange avec AFP, publié le vendredi 07 octobre 2016 à 08h08

Les démineurs sont sur les rotules. Ces derniers mois, ces professionnels des engins explosifs sont sans cesse sollicités.

En cause, l'état d'urgence établi depuis les attentats du 13 novembre 2015. En moyenne, la RATP a enregistré quotidiennement sept bagages abandonnés depuis juin 2016, soit une hausse des signalements de 60% par rapport à juin 2015. "Le nombre de colis suspects a été multiplié par deux après les attentats de janvier 2015 et a quadruplé après ceux du 13 novembre", confie à FranceInfo la RATP.

Côté SNCF, même tendance, constate Franceinfo ce vendredi 7 octobre. Le nombre de signalements a progressé de 20% depuis novembre 2015. Idem dans les aéroports où l'on dénombre 1 850 bagages abandonnés à Roissy et 354 à Orly, des chiffres qui ont progressé de 37% cette année. Dans la plupart des cas, il s'agissait de fausses alertes. FranceInfo rapporte que les démineurs n'ont fait exploser que 10 colis sur les 2 200 bagages suspects. Le plus souvent, une radiographie du bagage suffit à lever le doute.

"1 000 À 5 000 EUROS PAR INTERVENTION"

Les voyageurs sont davantage vigilants et désormais sensibilisés à ces questions de sécurité. "Depuis les attentats de 2015, plus personne n'ignore un colis ou un bagage laissé seul", souligne pour FranceInfo la Direction générale de la sécurité civile (DGSC). Fort heureusement, les colis sont sans danger dans la grande majorité des cas.

Pourtant, la vérification d'un colis impose une procédure lourde. Côté RATP, près d'un cas sur deux provoque l' arrêt de la circulation durant 40 minutes au moins. Le retard peut aller jusqu'à deux heures à la SNCF. De plus, l'intervention des démineurs coûte cher, entre "1 000 et 5 000 euros par intervention", commente la sécurité civile. Des sommes importantes, à tel point que la sécurité civile appelle les passagers à "être plus attentif aux bagages qu'ils laissent derrière eux".

Autre conséquence de ce phénomène, les démineurs sont épuisés. Outre les transports, ils ont aussi été mobilisés pour des événements importants comme la COP 21 et l'Euro. Ils ne sont que 300 en France. "Pour renforcer les effectifs, quinze personnes ont été recrutées en 2016 et quinze le seront en 2017, explique à FranceInfo Benoît Barret, du syndicat Alliance. Mais cela suffit à peine à compenser les départs en retraite".

 
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