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Essey-lès-Nancy : condamnée à raser sa maison qui fait de l'ombre à sa voisine

Essey-lès-Nancy : condamnée à raser sa maison qui fait de l'ombre à sa voisine

Une maison en construction près de Rennes en mai 2015 (photo d'illustration).

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Orange avec AFP, publié le lundi 16 janvier 2017 à 16h57

Après un bras de fer judiciaire de plus de cinq ans, une habitante d'Essey-lès-Nancy (Meurthe-et-Moselle) a été condamnée à démolir une extension de sa maison parce qu'elle faisait trop d'ombre à la propriété de sa voisine. Soutenue par ses anciens collègues et une association, cette veuve, mère de deux enfants et sans emploi, a décidé de continuer à se battre.

Après décision de justice, Sarah Rebaï aurait normalement du raser son habitation avant le 14 février 2016.

Mais elle a décidé de ne pas mettre à exécution sa condamnation. Car elle l'assure : elle a "respecté à la lettre le permis de construire" délivré en 2011 par le service d'urbanisme de la mairie pour construire une dépendance de 140 m² dans le prolongement de sa résidence de 80 m². Pour réaliser ces travaux (s'élevant à 140.000 euros), elle a même réalisé un emprunt et espérait bien financer les études de ses enfants en louant la première maison et en s'installant dans la nouvelle.



Mais sa voisine en a décidé autrement et a décidé de porter plainte après le début des travaux. Le motif ? La nouvelle construction causerait une perte d'ensoleillement sur sa terrasse et dans son jardin. Le tribunal de Nancy lui donne raison en première instance et ordonne la démolition de l'extension. Sarah Rebaï fait appel mais perd de nouveau.

DE LOURDES INDEMNITÉS JOURNALIÈRES

Elle fait venir des géomètres et des architectes qui lui confirment que sa construction n'a pourtant eu aucun impact sur l'ensoleillement de sa voisine. "Sa maison étant orientée plein nord, elle n'avait pas de soleil avant et elle n'en a pas non plus après. Ma dépendance n'a absolument rien changé", avait-elle expliqué à L'Obs. Sa voisine lui propose finalement un arrangement à l'amiable : 150.000 euros dans un premier temps, puis 30.000 euros. "Le problème, c'est que cet argent, je ne l'ai pas".

Sarah Rebaï est finalement condamné à verser des indemnités journalières à sa voisine. "Pendant, les six premiers mois, elles étaient de 50 euros par jour, soit 1.500 euros par mois. Depuis le 14 août, elles s'élèvent à 80 euros par jour soit 2.400 euros par mois. Je ne peux pas régler ces sommes", a-t-elle précisé samedi dans L'Est Républicain. Une somme que cette ex-aide à domicile, sans emploi depuis le mois de septembre, se tout autant "incapable de payer." Si l'on ajoute le crédit de sa maison, un peu plus de 600 euros par mois, Sarah devrait débourser plus de 3.000 euros par mois.

Sa voisine, qui a déménagé depuis, continue à réclamer le paiement de ses astreintes. Sarah assure pourtant que les nouveaux locataires du pavillon voisin ne se sont jamais plaints.

 
49 commentaires - Essey-lès-Nancy : condamnée à raser sa maison qui fait de l'ombre à sa voisine
  • ( Sa voisine lui propose finalement un arrangement à l'amiable : 150.000 euros dans un premier temps, puis 30.000 euros. )
    Affaire d'ensoleillement ou affaire de gros sous ?

  • il y a sûrement autre chose que l'article ne nous révèle pas.Ainsi le titre fait sensation

  • L'histoire paraît déformée pour faire sensation en faveur de la propriétaire qui a réalisé une extension.
    A commencer par le titre "raser sa maison", alors qu'il semble que seule l'extension soit en cause.
    D'autre part, on s'étonne que la malheureuse victime si exemplaire ait eu autant de moyens financiers.
    Enfin, il est impossible qu'une décision de justice ait conclu à la démolition (fait rare) si tout était en ordre de son côté.
    Et surtout, pourquoi ce titre à la une, alors que des agressions, des viols en nombre, des actes héroïques aussi, notamment pour se défendre, passent inaperçus sur ce support ?

  • les nouveaux plans d'urbanisme sont du grand n'importe quoi.... exemple on peut construire un bâtiment de 6m de haut en limite de propriété du voisin mais on ne peut pas avoir une clôture de plus de 2m de haut !!!

  • L'administration et sa justice à l'état nature : faible avec les forts, forte avec les faibles.

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