Emploi : les descendants d'immigrés maghrébins restent discriminés

Emploi : les descendants d'immigrés maghrébins restent discriminés

Des salariés du Monde le 17 octobre 2014 à Paris (photo d'illustration).

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Orange avec AFP, publié le jeudi 06 juillet 2017 à 14h00

Le taux de chômage des enfants et petits-enfants d'immigrés originaires d'Afrique du Nord est nettement supérieur à celui des autres actifs, selon un rapport publié par l'Insee (Institut national de la statistique et des études économiques) mardi 4 juillet.

Avec un accès à l'emploi de plus en plus difficile, l'entrée sur le marché du travail s'avère compliquée pour les personnes d'origine maghrébine. L'Insee s'appuie d'une part sur les différences de rémunération entre les personnes de diverses origines, et d'autre part sur l'existence d'un "plafond de verre" au niveau salarial.

Dans le détail, les 10% des descendants d'immigrés maghrébins les mieux rémunérés perçoivent 18% de moins que les 10% des hommes sans ascendance migratoire les mieux payés. Quant au taux de chômage entre les deux groupes ethniques, l'écart est de 20 points durant les dix années qui suivent la fin des études, puis il se réduit progressivement à 11 points au-delà de 30 ans d'ancienneté sur le marché du travail.

Les différences de diplômes, de situation familiale ou même de lieu de résidence ne sont pas intégralement responsables de ces données (moins de la moitié de l'écart noté). La part des discriminations reste un facteur notable pour expliquer ces disparités.

LES ACTIFS D'ORIGINE MAGHRÉBINES MOINS DIPLÔMÉS

En ce qui concerne les femmes issues de cette même immigration, elles sont plus souvent inactives que les autres femmes. Mais lorsqu'elles sont actives, elles rencontrent des difficultés moindre pour accéder à l'emploi que les hommes. Le "plafond de verre" existe aussi pour elles, mais à des salaires plus élevés que chez les hommes. L'Insee souligne par ailleurs que le "plafond de verre" existe aussi pour elles.

Les populations d'origine maghrébine présentent un taux plus faible de diplômés : leur part dans l'enseignement supérieur est inférieure de plus de 10 points. De plus, qu'il s'agisse d'hommes ou de femmes, la probabilité pour ces salariés de décrocher un salaire mensuel supérieur à 3.000 euros est faible.
 
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