Emmanuel Macron et Donald Trump affichent leur entente

Emmanuel Macron et Donald Trump affichent leur entente

Le président américain a fait l'éloge de la capitale et de son hôte durant la conférence de presse organisée jeudi 13 juillet.

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Orange avec AFP, publié le jeudi 13 juillet 2017 à 22h26

Les présidents français américain Donald Trump ont exprimé leur détermination à travailler ensemble sur tous les sujets, mettant en sourdine leur principal désaccord sur le climat.

Donald Trump et son épouse Melania sont arrivés à Paris, jeudi 13 juillet, pour deux jours, invités d'honneur de la France pour commémorer le centenaire de l'entrée des Etats-Unis dans la Première Guerre mondiale. 

Lors d'une conférence de presse commune à l'Elysée, les deux dirigeants ont multiplié les amabilités, Donald Trump affirmant les "liens indestructibles" avec la France, Emmanuel Macron évoquant la "détermination" des deux pays à "travailler ensemble" et qualifiant son homologue d'"ami".

Les présidents, qui se sont entretenus en tête-à-tête puis avec leurs délégations, ont avant tout abordé leur thème jugé prioritaire, la lutte contre le terrorisme. "Nos vues sont parfaitement alignées pour éradiquer les terroristes", a déclaré le président français.

"La France a une excellente capacité en matière de contre-terrorisme", s'est réjoui de son côté le chef de l'Etat américain.

Concernant l'Irak et la Syrie, où la France est le deuxième contributeur de la coalition antijihadiste menée par les Etats-Unis, Emmanuel Macron a dit que les deux pays souhaitaient, au-delà de la lutte contre les groupes terroristes, travailler à une solution politique. Il a évoqué le lancement d'un nouveau "groupe de contact sur la Syrie", comprenant les membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU et des pays régionaux, sans plus de précision.

Donald Trump a salué le cessez-le-feu récemment conclu dans le sud de la Syrie, et dit qu'il prouvait "l'utilité du dialogue" avec la Russie.

Calmer le jeu sur le climat

A propos du sujet crucial du climat, qui oppose Washington au reste du monde, les deux dirigeants ont nettement joué l'apaisement, tout en restant très flous sur les possibilités de résoudre le différend.

"Je respecte la décision du président Trump. Il va ainsi mener la réflexion et le travail qui conviennent et qui correspondent à ses engagements de campagne", a ainsi déclaré le président français, ajoutant qu'il restait "attaché à l'accord de Paris".

"Quelque chose pourrait se passer" concernant cet accord, a répondu le président Trump, six semaines après avoir annoncé que les Etats-Unis comptaient sortir du Traité signé en 2015. "Nous verrons ce qu'il se passe", a-t-il ajouté, très sybillin, "nous en parlerons au cours de la période à venir".

Par ailleurs, interrogés par un journaliste chinois sur ce qu'ils pensaient du président Xi, les chefs d'Etat ont tressé les louanges du dirigeant et évité de mentionner la mort en détention, jeudi, du dissident Liu Xiaobo, prix Nobel de la Paix.

Un "dîner d'amis"

Le couple Trump était arrivé jeudi matin à Paris. Une visite bienvenue pour le président américain, loin de l'atmosphère plombée de Washington où le nom de son fils est désormais cité dans le scandale de collusion présumée avec la Russie.

Interrogé à ce sujet lors de la conférence de presse, Donald Trump a répondu que son fils était un homme "merveilleux" et n'avait rien à se reprocher.

La République française s'est mise en quatre pour accueillir le couple Trump, reçu en grande pompe jeudi après-midi à l'Hôtel National des Invalides, un bâtiment érigé au XVIIe siècle pendant le règne de Louis XIV pour y accueillir les blessés de guerre.

Dans la matinée, Melania Trump s'était rendue dans un hôpital parisien pour enfants, puis a visité la cathédrale de Notre-Dame de Paris avec Brigitte Macron avant de faire en sa compagnie une croisière sur la Seine.

Jeudi soir, les deux couples présidentiels iront partager un "diner d'amis", selon l'expression d'Emmanuel Macron, au deuxième étage de la Tour Eiffel, dans un restaurant étoilé offrant une vue d'exception sur la Ville Lumière.

Vendredi, Donald Trump assistera au traditionnel défilé militaire du 14 juillet sur les Champs-Elysées, où se succéderont soldats américains et français.

Une "bonne alchimie"

Les deux présidents, que tout semble opposer au premier abord, "ont beaucoup de choses en commun dans leur façon de voir le monde", estime un haut responsable américain. Selon lui, il y a "une très bonne alchimie" entre le centriste pro-européen français âgé de 39 ans et l'isolationniste et impétueux Américain de 71 ans. "Ils ont une relation de travail extrêmement ouverte, franche, mais aussi constructive", acquiesce-t-on côté français.

A la récente réunion du G20, le président français a multiplié les amabilités, les gestes complices, les accolades, en net contraste avec les autres Européens, notamment Angela Merkel, très critique vis-à-vis de l'Américain.

Hasard du calendrier, la chancelière allemande était à Paris jeudi en même temps que Donald Trump, pour un sommet franco-allemand qu'elle a coprésidé dans la matinée avec Emmanuel Macron.

 
57 commentaires - Emmanuel Macron et Donald Trump affichent leur entente
  • Bravo Emmanuel Macron: un sans faute.

  • ce climat d'ypocrites continue de perdurer....nous n'avons rien à faire des ballades de ces dames et de ces repas, cela ne les gênent pas pendant que des enfants meurent de faim chaque jour!!!!

  • Et que diront tous ceux qui allègrement critiquent notre président s'il réussit à infléchir la position de Trump sur le climat ?
    En tous cas, il aura essayé. Qui peut lui reprocher ?
    D'autre part, Trump est ce qu'il est en tant que personne, mais il est surtout le président d'un pays qui a envoyé deux fois ses soldats mourir pour qu'on retrouve notre liberté. Et la première fois, il y a cent ans tout juste. C'est ça qui est commémoré. On ne peut que remercier ce pays, dans la personne de son président.
    En quoi ce que j'écris est incorrect ?

  • C'est filmé par Hollywood ?
    Le budget de l'armée est resserré mais les dépenses pour l'état et les pantins dont les ficelles sont entre les mains des lobbys financiers, non. Au contraire on dilapide à tout va et le public applaudit. C'est le 14 juillet m'sieurs dames.

  • Il y en a un des deux qui rêve et se la pète trouvez l'erreur Mais c'est l'état qui paye comme disait son père spirituel

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