Edouard Philippe appelle à donner une "majorité stable et puissante" à Macron

Edouard Philippe appelle à donner une

Le Premier ministre Edouard Philippe (c), répond aux questions de journalistes auprès de Corinne Versini, candidate pour La République en Marche dans les Bouches-du-Rhône, lors du visite à Marignane, le 2 juin 2017

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AFP, publié le samedi 03 juin 2017 à 07h32

Le Premier ministre Édouard Philippe a appelé vendredi les Français à donner aux législatives une majorité "stable et puissante" au président Macron, en agitant le spectre d'une future Assemblée soumise aux règles de "la IVe République".

Le chef du gouvernement, venu à Manosque soutenir son secrétaire d'État Christophe Castaner, candidat dans les Alpes-de-Haute-Provence, a appelé à permettre au président de la République de "poursuivre le chemin qu'il a engagé".

Selon les sondages, le mouvement présidentiel, la République en Marche (REM), est bien placé pour remporter son pari d'une majorité absolue à l'Assemblée nationale, et même plus large que prévue, au détriment des Républicains et surtout du Parti socialiste.

"Quand au premier tour d'une élection présidentielle les deux formations qui ont structuré la vie politique depuis plus de 50 ans sont éliminées, c'est que quelque chose se passe", a jugé le Premier ministre sous le soleil provençal.

"On peut évidemment ne pas vouloir le voir. Se dire que c'est conjoncturel, que c'est un accident, la faute à ci, la faute à ça, et essayer de faire revenir le fleuve dans son lit en disant +ok, c'est bizarre mais tout va redevenir normal, tout va redevenir comme avant, parce que ça marchait très bien avant+", a-t-il déclaré avant d'ajouter : "Je ne crois pas que ça soit ce qu'il faille faire".

Rendant un hommage appuyé à Emmanuel Macron et son "audace jamais vue", le Premier ministre issu des Républicains a justifié l'effacement du clivage droite-gauche de la REM, au côté de M. Castaner, député venu du PS.

"Je ne dirais pas que la droite et la gauche c'est la même chose, ni que la droite et la gauche ça n'existe pas", a-t-il affirmé, souhaitant que les Français disent: "On vous donne votre chance, on veut que ça marche".

Quand à une majorité résultant d'un accord entre la droite, le centre et la gauche à l'issue des législatives, "ça porte un nom, c'est la IVe République. Et la IVe, c'est pas mon truc (...) et pas exactement ce que le président de la République a en tête".

"Ce que je souhaite c'est que partout en France, on donne une majorité forte à ce gouvernement", a-t-il poursuivi, demandant "une majorité stable et puissante à ce gouvernement pour permettre le redressement du pays".

 
214 commentaires - Edouard Philippe appelle à donner une "majorité stable et puissante" à Macron
  • priorités de ce gouvernement : le climat ensuite les élections législatives mais quand va t-on s'occuper de l'intérieur de notre pays (petites retraites, agriculteurs, petits salariés, arrêter la paupérisation de notre pays, contrôle des frontières, sécurité, etc. etc.) pourtant il y a de quoi s'occuper

  • Ben voyons, pour que cette nouvelle clique de guignols soit dotée des pleins pouvoirs pour achever de nous dépecer ? Jamais en ce qui me concerne, il y a déjà à ce qu'il parait une majorité de français prêts à se sacrifier sur l'autel de la REM.

  • Laissez nous faire, vous voulez une majorité, alors que vous commencez déjà à diviser les français, les travailleurs et les retraités. Vous croyez que les retraités sont des nantis ? . Vous voulez augmenter la CSG et encore baisser notre pouvoir d'achat. Nous payons déjà de la CSG et payons de plus en plus les mutuelles et les assurances. Nous avons des retraites bloquées depuis plus de 5 ans, notre pouvoir d'achat a baissé et nous avons avec nos petites retraites des difficultés à boucler nos fins de mois. Nous avons bossé pendant plus de quarante cinq ans, sans compter les heures pour "vivoter" en retraite.

  • C'est le contraire qu'il faut : une majorité qui impose la cohabitation. Il faut empêcher que la politique de Macron soit mise en œuvre : elle n'a reçu l'appui que d'une minorité des électeurs, les autres ayant voté "par défaut", pour faire barrage à M. Le Pen. Les Français ne se reconnaissent pas dans le projet du Président : lui donner une majorité, c'est lui permettre d'aller dans le sens d'un libéralisme effréné, où les seuls bénéficiaires seraient les gens qui possèdent le pouvoir économique. Une autre politique est possible que celle qui est menée jusqu'à présent : tournée vers plus d'égalité, de fraternité, d'humanisme. Il y va de l'avenir de notre société.

  • aller les moutons mettez en une petite couche supplémentaire pour les législatives.......

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