Édouard Philippe à Matignon : "Un sacré pari" pour la presse

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Premières nominations autour d'Emmanuel Macron, Edouard Philippe premier ministre, conseillers et directeur de cabinet à l'Élysée.

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© AFP, Vincent LEFAI, Valentina BRESCHI
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Orange avec AFP, publié le mardi 16 mai 2017 à 09h21

REVUE DE PRESSE - Pour la presse de ce mardi 16 mai, la nomination au poste de Premier ministre du député-maire Les Républicains (LR) du Havre, Édouard Philippe, est "le premier acte de la refondation de la vie politique française". Le chef de l'État demande aux nouveaux venus "de faire passer les intérêts de la France avant ceux de leur parti".

Tenu par ses promesses de renouvellement, Emmanuel Macron a abattu lundi la première carte de sa "recomposition politique" en nommant un Premier ministre non issu de sa formation politique, le juppéiste Édouard Philippe. Une première sous la Ve République. Énarque de la promotion Marc-Bloch (1997), maître des requêtes au Conseil d'État, maire du Havre depuis 2010 et réélu au premier tour en 2014, Édouard Philippe (46 ans) fut également directeur des affaires publiques du groupe nucléaire Areva (2007-2010).

"Je suis un homme de droite", a revendiqué le nouveau Premier ministre lors de la passation de pouvoirs à Matignon, en rendant en même temps un hommage appuyé à Bernard Cazeneuve, qui a été un "exemple, au-delà des désaccords qu'il nous est arrivé de formuler".

"UN CHAMBARDEMENT"

Pour Les Échos, "Emmanuel Macron accélère la refondation de la vie politique qu'il appelle de ses vœux et continue de chambouler la vie politique française". "Le président Macron a lancé le grand bouleversement de la scène politique française", reconnaît Paul-Henri du Limbert, dans Le Figaro. Bernard Stéphan, dans La Montagne, parle de "chambardement". Emmanuel Macron donne "vie au slogan de son mouvement : 'et de droite, et de gauche'. Un pari osé", écrit Nicolas Beytout, dans L'Opinion. 

"Un sacré pari", renchérit dans Le Journal de la Haute-Marne, Patrice Chabanet qui voit dans cette nomination "une petite révolution vécue par notre République". "Un événement marquant", à tout le moins pour Guillaume Goubert, de La Croix. C'est vrai, "le pari ne manque pas d'audace et c'est un joli coup", trouve également Bruno Dive, dans Sud-Ouest. Pour ce dernier, "le jeune président confirme en tout cas qu'il sait allier l'audace à la ténacité".

"PREUVE QUE LES TEMPS POLITIQUES CHANGENT"

"Il fallait oser", lance Jean-Michel Servant, du Midi Libre. Ce choix prouve que le nouveau président de la République "a de la suite dans les idées". Emmanuel Macron "se devait de rappeler que sa devise, 'ni de droite ni de gauche', n'était pas seulement un slogan électoral, mais qu'elle trouverait un prolongement concret", explique Mickaël Tassart, du Courrier Picard. Pour Michel Urvoy, dans Ouest-France, le chef de l'État "met un point d'honneur à traduire ses concepts en actes". "Il s'en est tenu au cap qu'il avait fixé", souligne Philippe Marcacci, de L'Est Républicain. 

Pour Emmanuel Macron "les alliances audacieuses comptent plus à ses yeux que les anciennes chapelles", affirme Dominique Jung, des Dernières Nouvelles d'Alsace. Il "ne demande pas aux nouveaux venus de renier leurs origines, mais de faire passer les intérêts de la France avant ceux de leur parti. Preuve que les temps politiques changent", relève Laurent Bodin, dans L'Alsace. 

"La démarche d'Emmanuel Macron a trouvé avec Édouard Philippe le moyen d'envoyer un signal aux citoyennes et aux citoyens : il ne récuse personne dès lors que l'on veut s'associer à lui pour travailler au bien de la France et au bonheur des Français", conclut Jean Levallois, dans La Presse de la Manche.

 
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