Dispositif antiterroriste: Macron imprime sa marque

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Le président français Emmanuel Macron à l'Elysée, le 7 juin 2017

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© AFP, bertrand GUAY
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AFP, publié le mercredi 07 juin 2017 à 18h31

Création d'un "centre national du contre-terrorisme", nominations à la tête des deux grands services de renseignement, nouvelle loi présentée le 21 juin pour prendre le relais de l'état d'urgence: l'Elysée a levé le voile mercredi sur la nouvelle impulsion qu'Emmanuel Macron entend donner à la stratégie antiterroriste.

Promesse de campagne du candidat Macron, l'Elysée a dissipé le brouillard entourant la fameuse "task force" directement rattachée au président de la République et destinée à améliorer la coordination entre les services de renseignement. Une annonce qui intervient au lendemain d'une attaque au marteau contre un policier par un homme se réclamant de l'organisation Etat islamique (EI), sur le parvis de Notre-Dame en plein coeur de Paris.

Le conseil de défense hebdomadaire a validé la création d'un "centre national du contre-terrorisme" (CNCT), qui sera dirigé par Pierre de Bousquet de Florian, ex-numéro 1 de la DST sous Jacques Chirac (2002-2007).

Le CNCT sera placé au sein de la Coordination nationale du renseignement, structure déjà existante qui sera également dirigée par M. Bousquet de Florian. Constitué au départ d'une équipe d'une vingtaine de personnes, surtout d'analystes, le CNCT sera chargé du "pilotage stratégique des services de renseignement" pour notamment s'assurer de leur bonne coordination, mais "en aucun cas de leur direction opérationnelle", a précisé l'Elysée.

Il devra aussi "proposer au président des plans d'action concertés sur l'action des services de renseignement" et "rendra compte chaque semaine au conseil de défense, où s'élabore la stratégie de lutte contre le terrorisme".

L'objectif est de "décloisonner" les différents services de renseignement mais "pas de créer un nouvelle couche" de décision, a souligné l'Elysée. Une façon de désamorcer les critiques visant une "task force" assimilée à une potentielle nouvelle strate bureaucratique par certains acteurs et observateurs du monde du renseignement.

- 'Priorité pour les prochaines années' -

Prenant la succession d'un François Hollande dont le mandat a été marqué par une vague d'attentats jihadistes sans précédent, faisant 239 morts depuis janvier 2015, M. Macron a promis de faire de la lutte contre le jihadisme une "priorité pour les prochaines années", sans pour autant bousculer des structures qui, depuis 2008, ont déjà connu une multitude de réformes.

L'Elysée a également dévoilé les noms des hommes qui devraient prendre la tête des deux grands services de renseignement: Laurent Nuñez, actuel préfet de police des Bouches-du-Rhône, doit diriger la DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure) et Bernard Emié, ambassadeur à Alger, prendre la Direction générale des services extérieurs (DGSE). Ils auront la lourde tâche de succéder à deux patrons emblématiques du monde du renseignement, Patrick Calvar et Bernard Bajolet.

M. Nuñez, né en 1964, énarque, est préfet de police des Bouches-du-Rhône depuis 2015. Bernard Emié, énarque né en 1958, en poste à Alger depuis 2014, a notamment été conseiller technique et diplomatique de Jacques Chirac à l'Elysée de 1995 à 1998.

Ils doivent être officiellement nommés le 21 juin, en même temps que M. Bousquet de Florian.

Le même jour sera présenté en conseil des ministres un nouveau projet de loi antiterroriste qui prendra le relais de l'état d'urgence qui doit être prolongé jusqu'au 1er novembre, si le prochain Parlement élu donne son feu vert.

Mis en place depuis les attentats du 13 novembre 2015, ce régime d'exception, très critiqué par les défenseurs des libertés publiques, était censé prendre fin mi-juillet et a déjà été prolongé à cinq reprises.

Le gouvernement a d'ores et déjà annoncé que la future loi antiterroriste doit pérenniser certaines mesures exceptionnelles de l'état d'urgence, qui demeureront donc en place même une fois l'état d'urgence levé.

Selon le journal Le Monde, "assignations à résidence, perquisitions administratives, fermeture de lieux de culte, zones de protection et de sécurité (...) devraient se retrouver dans le droit commun avec quelques modifications marginales".  

 
88 commentaires - Dispositif antiterroriste: Macron imprime sa marque
  • Bienvenue en France fasciste.

  • Jusqu'à ce jour, avec toutes les précautions qu'impose le degré de crédibilité qu'on peut accorder aux interprétations médiatiques des informations diffusées, on doit accorder à la présidence le bénéfice d'une appréciable réactivité et de tentatives de tenues des promesses électorales. (Peut-être la proximité des élections législatives y joue -telle un rôle!).Comparativement, les précédentes présidences peuvent apparaître aujourd'hui bien fade, d'une mollesse d'une apathie, d'une inertie, déconcertante autant qu'incompréhensible. "Le changement c'est maintenant" ...aujourd'hui bien visible et appréciable ? Cependant nous ne sommes qu'aux tous premiers moments du quinquennat, au stade des intentions parfois encore mal, ou incomplètement définies, avant des résultats d'élections législatives susceptibles de provoquer quelques changements d'orientation et de faisabilité des intentions initiales non négligeables. Nous demeurons donc, contraints et forcés en période d'observation, et toutes approbations ou désapprobations excessives , jugements intempestifs et autres à priori peuvent paraître injustifiés , inadéquat et surtout manquer d'objectivité. Le président est élu , le retour en arrière est impossible. Quelle que soient les opinions de chacun, obligés de faire contre mauvaise fortune bon coeur les Français vont devoir bon gré malgré faire avec. Les prochaines élections revêtent donc une importance primordiale, essentielle,fondamentale,pour donner ou non ,la pleine mesure des pouvoirs au président , entériner ses déclarations d'intentions, minimiser, ou amplifier ses possibilités et réduire ou simplement équilibrer ses pouvoirs. La capacité de la gouvernance de notre pays ne pourra sortir que des urnes. À chacun de faire preuve de réflexions personnelles dénuées de toute pression ( Mais hélas ce sont tous ces moyens de pression qui dépassent bien trop fortement les limites de l'acceptable et de la simple information ) c'est le plus le plus difficile à réaliser , faire preuve d'objectivité , de lucidité , et surtout résister aux tsunamis médiatiques dont les tourbillons de courants bien trop troubles induisent les plus crédules les indécis en erreurs et à des fins et conséquences par toujours bien évalués à leur juste valeur qui vont cependant engager le pays pour des années. Pour ou contre Macron, devrait laisser la place à " pour ou contre l'intérêt de la France et des Français " Mais devant les montagnes d'intérêts partisans défendus par tous les acharnés , ceux qui en tirent profits la tâche est bien rude pour le pauvre petit l'électeur perdu dans la tourmente.

  • Macron, c'est du pshiiit !...

    Oui, mais du pshittt qui fait beaucoup de mal !

  • Et il s'imagine ainsi que les aveuglés Macronistes que cela empêchera les attentats....allons soyons sérieux.

  • toujours rien pour les quartiers sensibles? mercredi de la semaine précédente, la Charente Libre titrait sur de graves heurts avec la police qui procédait à des contrôles de port du casque pour les 2 roues motorisées, mesure intolérable pour les jeunes de cette pouponnière à futurs terroristes qui font leurs armes sur la police municipale, puis sur les gendarmes et enfin sur vous et moi ! Tous les gouvernements ont négligé les quartiers sensibles qui ont donc proliféré en toute quiétude! A vous de voir dimanche... et au fait : connaissez-vous les revenus et feuilles d'imposition des candidats?... moi je reste chez moi!:

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