Des gardiens de prison de Muret en arrêt pour "burn out"

Des gardiens de prison de Muret en arrêt pour

L'entrée du centre de détention de Muret, le 18 mai 2011

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AFP, publié le samedi 10 juin 2017 à 20h39

De nombreux gardiens du centre de détention de Muret, dans la banlieue de Toulouse, se sont mis samedi en arrêt maladie pour "burn out" alors qu'ouvraient les nouveaux parloirs nécessitant plus de personnels, a-t-on appris de sources syndicales.

La moitié des gardiens inscrits au tableau de service du matin et les trois quarts de ceux de l'après-midi ont présenté un arrêt de travail, a expliqué Laurens Maffre (UFAP), au nom de l'intersyndicale, précisant que des cadres et du personnel avaient été rappelés pour faire fonctionner l'établissement réservé aux condamnés. 

"Ça fait un an qu'on essaye d'alerter. On multiplie les heures supplémentaires tous les mois, quarante, soixante et même quatre-vingt pour certains agents", a affirmé à l'AFP un gardien et syndicaliste de Muret, qui a souhaité garder l'anonymat.

"Les gars n'en peuvent plus. Ils ont des difficultés dans leur vie familiale. Ils sont en situation de burn out", a-t-il ajouté, estimant que ce mouvement "pourrait s'amplifier".  

Les nouveaux parloirs sont plus grands et nécessitent plus de monde pour les surveiller. Or le centre est déjà "à moins 13 agents", selon M. Maffre, précisant qu'en plus des Unités de vie familiale sont prévues et qu'elles aussi nécessiteront du personnel supplémentaire.  

"Mais là, on a réussi à repousser l'ouverture au mois de septembre", a reconnu M. Maffre, précisant que ces unités seront ouvertes exclusivement le week end et qu'on risque donc de faire venir le "personnel le week end". 

Le centre de détention de Muret reçoit des condamnés à des peines supérieures à trois ans. Il compte 650 détenus pour 170 agents pénitentiaires.

La direction de l'administration pénitentiaire n'a pu être jointe samedi par l'AFP.

 
11 commentaires - Des gardiens de prison de Muret en arrêt pour "burn out"
  • Les maisons de retraites sont privées, pourquoi ne pas confier la construction de nouvelles prisons à des sociétés privées avec un "cahier des charges" très précis (un prisonnier par cellule...). Les investisseurs ne manqueraient pas. Les gardiens deviendraient "inspecteurs" (ils ont l'expérience) des dites prisons. Et que les prisonniers étrangers soient reconduits dans leur pays. Cela fera de la place et soulagera les gardiens.

    de tout cœur avec eux , je connais les conditions lamentables des gardiens , rappelé sans cesse sur leurs repos , mauvaises conditions de travail . les prisonniers, sont bien mieux lotis que les employés et les retraités qui payent très chère leurs résidences

  • laisser les portes ouvertes, on verra bien la suite ... notre nouveau ministre de la justice trouvera bien quelque chose à proposer...!

  • Moi, je parle français. J'aimerais qu'on dise en cette langue ce que signifie "burn out". Marre des anglicismes abusifs!

  • comment font-ils pour se mettre en maladie ce n'est donc plus le médecin qui décide de l'arret de travail. mais que fait le médecin de la sécurité sociale?pas de controle?si physiquement 's'ils ne peuvent faire face à ce travail qu'ils démissionnent
    on a 6 millions de chomeurs qui seront content de prendre leurs place c'est simple non?

    bravo bien ecrit
    ton metier ne te plait plus ,, ou te fatigue ,, alors tu en change

  • C'est gentil de prévoir de grands et beaux parloirs ! Qui gère cette sinistre plaisanterie, des gestionnaires ?

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