Déradicalisation: un rapport sénatorial pour la fermeture du centre de Pontourny

Déradicalisation: un rapport sénatorial pour la fermeture du centre de Pontourny

Une pancarte plantée devant le centre de déradicalisation de Pontourny, à Beaumont-en-Véron, le 22 octobre 2016

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AFP, publié le mercredi 12 juillet 2017 à 12h26

Un rapport sénatorial rendu public mercredi, juge sévèrement la politique de déradicalisation menée en France, et demande notamment parmi une série de 10 préconisations, la fermeture du centre controversé de Pontourny, à Beaumont-en-Véron (Indre-et-Loire).

Les deux rapporteurs de la mission d'information "désendoctrinement, désembrigadement et réinsertion des djihadistes en Europe", la sénatrice écologiste Esther Benbassa et sa collègue Les Républicains (LR), Catherine Troendlé avaient déjà dévoilé en février un bilan d'étape de leur travail, dans lequel elles critiquaient pêle-mêle, la politique de regroupement des détenus radicalisés, le "business" de la déradicalisation ou encore la "gabegie financière" de l'Etat. 

Les deux sénatrices se veulent "lanceurs d'alerte" mais leurs prises de position avaient elles-mêmes fait l'objet de critiques de la part de responsables en charge de la lutte contre la radicalisation.

Le rapport final se veut plus "complet", a déclaré à l'AFP Mme Benbassa, "face à un phénomène complexe, multifacettes, qui attend des réponses nombreuses et pas seulement répressives".

"La déradicalisation prend beaucoup plus de temps que le temps politique", a relevé la sénatrice. 

"Je ne crois pas que l'on puisse déradicaliser les gens mais on peut les réinsérer, les resocialiser", a-t-elle complété.

"Ce qui n'a pas marché devrait servir de leçon", a commenté l'élue.

Les deux sénatrices demandent la fermeture du centre de déradicalisation de Pontourny dont le projet était d'accueillir des jeunes en voie de radicalisation sur la base du volontariat et qui n'accueille plus aucun pensionnaire : il faut "mettre fin à l'expérimentation et renoncer à sa généralisation".

Esther Benbassa et Catherine Troendlé préconisent un "cahier des charges" national pour la sélection des organismes œuvrant en matière de prévention de la radicalisation, "systématiser l'évaluation du contenu des programmes financés et réduire progressivement leur nombre de sorte à opter pour la qualité plutôt que la quantité". 

Elles souhaitent que la lutte contre la radicalisation puisse mettre l'accent sur "l'individualisation", "l'accompagnement sur mesure" et la "transversalité de la prise en charge" en vue de la réinsertion, en ménageant un "équilibre entre l'intervention sociale et les exigences de sécurité". 

Travailler avec la recherche universitaire, mettre en réseau les expériences françaises avec celles d'autres pays, développer les alternatives à l'incarcération pour les mineurs mis en examen, impliquer la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) en la dotant de moyens supplémentaires, promouvoir la mise en place de dispositifs de prise en charge familiale pour les femmes et mineurs de retour de la zone irako-syrienne, figurent parmi les autres pistes du rapport.

grd/mig/phc

 
7 commentaires - Déradicalisation: un rapport sénatorial pour la fermeture du centre de Pontourny
  • la déradicalisation est une lubie des gouvernement , la seule méthode efficace est la guillotine .

  • il y a plus rapide contre ce fléau ...et surtout moins cher aux contribuables ....

    Je vois ce que tu veux dire ...... et je suis 100 % d'accord !!!

  • On a vu que c'était un échec et que les associations qui s'en occupaient partaient avec l'argent. Nos impôts ne doivent pas servir à cela.
    Il faut faire travailler ces jeunes. Travaux d'intérêt général.

  • mme benbassa...franchement, je crois qu'elle est en train de donner un boulevard aux radicalisés..;après tout, la seule chose à faire, c'est les envoyer dans un pays ou il y a daesh comme ça, ils verront de près, ce qu'est un massacre, et ce qu'est la violence des gens radicaux..;parce que je pense que ceux qui se radicalisent en france, ne se rendent pas compte de ce qu'est la violence de daesh;;;;c'est terrible d'être en france et de vouloir, imposer la violence, dans mon pays, de liberté; mais ils cherchent quoi tous ces cons...je suis scandalisée de voir tous ces débiles, faire ce genre de chose pour un dieu...mais dieu n'existe pas, quand l'humanité comprendra que les religions sont des sectes qui vous enferment pour vous faire faire des choses immondes, et surtout donner le pouvoir à des cinglés...franchement, je les trouve débiles de se faire sauter la caisse pour un individu qui veut le pouvoir sur eux...

  • encore de l'argent dépensé pour rien, ca ne sert a rien cette dé radicalisation il faut renvoyer ces gens chez les kurdes, eux sauront les déradicaliser sans souci,

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