Délocalisation: table ronde sur GM&S, Mélenchon et Poutou en soutien

Délocalisation: table ronde sur GM&S, Mélenchon et Poutou en soutien

Le syndicaliste Vincent Labrousse suivi par d'autres salariés de l'usine GM&S de La Souterraine (Creuse) arrivent à la préfecture à Guéret pour une table ronde sur l'avenir de leur entreprise menacée de délocalisation,...

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AFP, publié le lundi 15 mai 2017 à 23h58

Délocalisation: Jean-Luc Mélenchon et Philippe Poutou participeront mardi à La Souterraine (Creuse) à une manifestation de soutien aux 279 salariés de GM&S Industry

Jean-Luc Mélenchon et Philippe Poutou participeront mardi à La Souterraine (Creuse) à une manifestation de soutien aux 279 salariés de l'équipementier automobile GM&S Industry, sur l'avenir duquel syndicats, constructeurs automobiles et élus ont tenu lundi à Guéret une table ronde, sans avancée notable.

M. Poutou, ex-candidat NPA à la présidentielle et militant CGT girondin, a confirmé à l'AFP sa présence à La Souterraine mardi après-midi. L'entourage de M. Mélenchon a de son côté annoncé la présence de l'ex-candidat de La France insoumise à la présidentielle. La CGT avait lancé la semaine dernière un appel national à un rassemblement sur le site de GM&S, puis une marche jusqu'à la mairie de La Souterraine.

Lundi, une table ronde "tendue", selon un participant, a réuni pendant environ six heures à la préfecture de Guéret syndicalistes, dirigeants de PSA et Renault (les principaux clients de GM&S) et élus locaux à la préfecture, autour du mandataire judiciaire, et du négociateur de crise. La réunion, qui a tenu par moments du "dialogue de sourds", a pris fin vers 21H00, sans avancée concrète sur l'avenir de GM&S, a-t-on indiqué de source syndicale.

Seul consensus palpable: tous les acteurs sont convenus de monter un dossier afin d'obtenir du tribunal de commerce de Poitiers un délai de trois jours supplémentaires qui repousserait du 23 au 26 mai l'examen par le tribunal d'une éventuelle liquidation du site creusois. Le français GMD (emboutissage, thermoformage) aurait exprimé un intérêt pour la reprise.

Le site de GM&S, deuxième employeur privé de Creuse, est occupé depuis le 11 mai par les salariés qui affirment l'avoir "piégé" avec des bonbonnes de gaz. Alors que l'entreprise est en redressement judiciaire depuis décembre, ils entendent faire pression sur PSA et Renault pour qu'ils s'engagent sur un volume de commandes suffisant et "l'affectation de nouveaux marchés".

La trentaine de participants à la réunion de Guéret étaient arrivés vers 15H00 à la préfecture, tandis qu'une centaine de manifestants patientaient à l'extérieur autour d'un brasier de palettes et pneus, a constaté une correspondante de l'AFP.

En marge de la table ronde, plusieurs salariés et des élus ont renouvelé leurs appels à un engagement des constructeurs automobiles, et à une intercession d'Emmanuel Macron.

Le président PS de Nouvelle-Aquitaine Alain Rousset, venu à La Souterraine début mai, a lancé lundi depuis Bordeaux "un appel ferme à la responsabilité de tous, de tous c'est d'abord les constructeurs automobiles". Pour lui, PSA, dont la charge de commandes atteint 10 à 13 millions d'euros, "peut faire un effort" et Renault, à 5 millions, "doit doubler ses commandes sur le site".

M. Rousset, dont la région a avancé près de 1,2 million d'euros pour permettre à GM&S de continuer son activité dans l'attente d'une décision de justice, a aussi lancé un appel au président Macron pour une intervention. Sauver GM&S "serait un signe fort de début de quinquennat", a estimé l'élu aquitain, estimant que "le cabinet du président a tous les éléments sur la table". Il a évoqué à propos de GM&S "un symbole du tabassage de l'outil industriel français", avec des repreneurs passés "qui se sont comportés comme des rustres". 

Selon des participants à la table ronde de Guéret, obtenir un délai auprès du tribunal de commerce donnerait aussi un peu plus de temps au futur ministre de l'Industrie --qui devrait être nommé mardi-- pour se saisir du dossier GM&S.

 
7 commentaires - Délocalisation: table ronde sur GM&S, Mélenchon et Poutou en soutien
  • ils sont ou tout les pros Europe et mondialisation?, pour éviter de se refermer sur soit même?, bizarre entre les 2 tours sur ce site y avait que du pro macron, et maintenant que des commentaires de critique a macron, vous l'avez voulus?, vous l'avez avec le nombre de délocalisations qui va augmenter, mais vous aviez raison vive l’Europe, vive la mondialisation, vive macron, avec les nouvelles lois sur les licenciements, ils sont dans la merde

  • La moitié de ces "soutiens" est venue avec des véhicules fabriqués à l'étranger, en plus il est sans doute vrai que le code du travail inspiré par la CGT et Marx inspire peu d'entrepreneurs, mettez vous à leurs places.....menacés , injuriés à longeur de temps.

  • Sans doute certains n'ont ils pas bien entendu M. Macron lors de son déplacement chez Whirpool, il ne peut empêcher les stés privées de délocaliser, alors que fera t il pour cette sté où bien entendu nous voyons le drame de tous les salariés

  • La CGT A RUINE DES CENTAINES D'ENTREPRISES à vouloir toujours plus !

    Et les soi-disants réformateurs ont supprimé des millions d'emplois par choix de désindustrialisation.
    La situation serait relativement facile si il n'y avait qu'un syndicat qui bloquerait le pays.

    oui mais si y avait des frontières les entreprises aurait pas délocalisé par centaines

  • Bonjour la pollution et adieu l'écologie.
    Ce n'est pas comme ça que la cause est entendue, c'est juste l'imaginaire mythique des grévistes.
    Rien ne se résoudra en détruisant son environnement.

    Le choix des français a été clair, tout le monde s'en fout de l'écologie.
    la LFI avait proposé une véritable voie écologique.

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