De Mélenchon à Macron, la police de proximité fait son retour dans le débat

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 Cette mesure-phare des années Jospin (1997-2002), a été enterrée par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l\

Cette mesure-phare des années Jospin (1997-2002), a été enterrée par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, en 2003

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AFP, publié le jeudi 13 avril 2017 à 10h23

Sécurité: de Mélenchon à Macron, la police de proximité, symbole de la politique Jospin, fait son retour dans le débat présidentiel

Symbole controversé de la politique sécuritaire de Lionel Jospin, elle avait été enterrée par Nicolas Sarkozy. Mais à l'approche de la présidentielle, la "police de proximité" fait son retour dans le débat politique chez plusieurs candidats, de Jean-Luc Mélenchon à Emmanuel Macron.

Le 3 février 2003 à Toulouse, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, torpille cette invention de la gauche devant les caméras et des policiers médusés: "vous n'êtes pas des travailleurs sociaux. Organiser un match de rugby pour les jeunes du quartier, c'est bien mais ce n'est pas la mission première de la police".

En quelques phrases, il ne signe pas seulement l'arrêt de mort technique de cette mesure-phare des années Jospin (1997-2002) censée rapprocher police et population, il la disqualifie aussi pour de nombreuses années.

"En 2007 ou en 2012, la gauche était restée relativement prudente sur cette question", observe Jacques de Maillard, qui a piloté un rapport du think tank Terra Nova, classé à gauche, sur les liens police-population publié en novembre.

Pour ce chercheur, "on peut considérer que Sarkozy a réussi un vrai coup symbolique et politique en associant la police de proximité à une police faible et en valorisant la police d'interpellation comme la seule vraie police". "Même quand la gauche a critiqué la culture du chiffre, cela ne l'a pas conduite à proposer une alternative."

"Un manque de courage", estime Jean-Pierre Havrin, considéré comme l'un des pères de la police de proximité. Selon cet ancien directeur départemental de la sécurité publique passé par le cabinet de Jean-Pierre Chevènement, ministre de l'Intérieur de Lionel Jospin, la "pol prox" est pourtant un "vrai marqueur" entre droite et gauche.

- Pas une 'sous-police' -

Alors que la question sensible des relations entre la jeunesse et la police dans les quartiers difficiles revient en force depuis l'"affaire Théo", du nom de ce jeune homme victime d'un viol présumé lors de son interpellation, il n'est donc pas étonnant de retrouver cette proposition du côté de la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon ou chez le candidat socialiste Benoît Hamon. Tous deux plaident pour un "retour de la police de proximité" qu'ils ne veulent pas réduire à un "slogan", comme le précise Elisa Martin, secrétaire nationale chargée de la "sûreté" au Parti de gauche et première adjointe au maire de Grenoble.  

"On demande l'arrêt de la +bâtonnite+, de la politique du chiffre. La police de proximité, c'est poser la question de +comment on évalue le travail de la police+. Mais il faut aussi avoir l'adhésion des policiers pour qu'ils n'aient pas l'impression que cela soit de la sous-police", détaille-t-elle. 

Promettant lui aussi des milliers de créations de postes dans la police, Emmanuel Macron veut également "créer une police de sécurité quotidienne" qui "construise avec les élus de terrain, avec la population et l'ensemble des acteurs, les solutions de sécurité".

La "police de sécurité quotidienne" de M. Macron est-elle la police de proximité de 2017? "Quel que soit le nom qu'on lui donnera, il faudra absolument remettre à l'ordre du jour une organisation policière au plus près de nos concitoyens", déclarait en février le candidat du mouvement En marche! au Figaro.

La précaution lexicale n'est pas superflue tant la "pol prox" est l'objet de sentiments contrastés au sein de la police, en raison de sa mise en place à marche forcée au carrefour des années 2000 couplée à l'instauration des 35 heures, qui ont fait tanguer l'organisation quotidienne de la maison police.

"Le retour de la police de proximité? Qu'est-ce que ça veut dire?", interroge Jean-Claude Delage, le patron d'Alliance, premier syndicat de gardiens de la paix. "Si c'est le retour au concept mis en place dans les années 1990 qui a consisté à déshabiller Pierre pour habiller Paul, pour avoir +du bleu+ dans la rue qui récoltait des infos et du contact sans suivi judiciaire derrière, alors il n'y a aucun intérêt à revenir à ces vieilles recettes."

 
19 commentaires - De Mélenchon à Macron, la police de proximité fait son retour dans le débat
  • Sarko, il a été l'avènement de ce qui nous est arrivé par la suite.....et ce n'est pas fini .

  • Feilusha  (privé) -

    C'est Hamon qui l'a proposé. Les autres copient.

  • La Police de proximité existe déjà sinon à qui servent les "polices municipales" dans les villes pourvues d'Unités de Gendarmerie ou de Commissariats de Police Nationale!

    La Police du quotidien nouvelle mouture sera pieds et poings liés si la réglementation en matière d'intervention, de saisie au corps et d'interpellation n'évolue pas! Autant créer des bataillons d'assistants et de conseillers sociaux!

    Les Français positiveront quand la Justice accéléra le pas et que les condamnations prononcées seront effectivement exécutée! sentiment de sécurité est lié à l'éloignement (emprisonnement) des perturbateurs!

  • Tous ont copies le programme de MLP !!

    les journalistes l ont bien dit ils se collent tous sur MLP APRES L AVOIR INCENDIE
    ellle aurait pas du le dévoiler trop tot !!!
    voir la video '' pas besoin de s'attarder ' de MLP ET MEL ou il s aplatit mielleux et lui donner raison !!! et maintenant il l insulte mais va l embrasser

    comme pour Hollande Melenchon sont Amis c est par telep qu ils communiquent !!
    et oui un caméraman s est absenté en l a laissant tourner !!! vu tv !!

  • la police de proximité
    ce n'est ni plus ni moins que des gardiens de la paix de police d'etat , mis a la disposition des elus locaux, aucune efficacité et dirigés politiquement et confimer l'electorat de l'elu en place, sans discernement d'omogeneité devant la loi

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