Couple tué à Magnanville : des proches d'Abballa suivaient-ils des policiers ?

Couple tué à Magnanville : des proches d'Abballa suivaient-ils des policiers ?

Des policiers devant le domicile du couple assassiné à Magnanville (Yvelines) le 13 juin 2016.

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Orange avec AFP, publié le mardi 21 juin 2016 à 17h58

- Un homme déjà condamné pour des faits à caractère terroriste a été interpellé mardi matin dans les Yvelines et placé en garde à vue pendant quelques heures. Proche du tueur présumé du couple de fonctionnaires de police, il est soupçonné d'avoir effectué des surveillances de policiers.

Des perquisitions ont été menées chez deux autres individus, qui ont été laissés libres. -

Une semaine après l'assassinat de Jessica Schneider et Jean-Baptiste Salvaing, d'autres policiers étaient-ils menacés ? Trois proches de Larossi Abballa, assassin présumé des deux fonctionnaires, ont été interrogés mardi 21 juin dans les Yvelines, soupçonnés d'avoir effectué des repérages visant d'autres policiers.

Un homme de 41 ans a été brièvement placé en garde à vue à l'issue d'une série de six perquisitions menées aux Mureaux (Yvelines) dans l'entourage de Larossi Abballa. Il a été remis en liberté en fin d'après-midi. "La garde à vue a été levée, il n'y a pas de charges retenues à ce stade contre lui. L'enquête se poursuit", selon le parquet de Versailles. L'opération de police ayant conduit à son interpellation était destinée à vérifier des informations selon lesquelles un groupe de personnes, dont certains proches d'Abballa, voulaient s'en prendre à des policiers. "Mais il n'y a, à ce stade, aucun lien avéré avec l'attentat de la semaine dernière", avait précisé le parquet de Versailles mardi matin. Deux autres hommes étaient concernés par ces perquisitions, mais ils n'ont pas été interpellés.

Une enquête a été ouverte pour association de malfaiteurs. Elle vise notamment à déterminer si des policiers ont effectivement fait l'objet de surveillances malveillantes.

DÉCHÉANCE DE NATIONALITÉ

L'homme placé en garde à vue mardi matin était présenté comme faisant partie de l'entourage de Larossi Abballa. Il a déjà été condamné en 2007 à 8 ans d'emprisonnement, peine aujourd'hui purgée, pour association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste. Ce Franco-Marocain a par ailleurs fait l'objet, le 7 octobre, d'une déchéance de la nationalité française par un décret du ministre de l'Intérieur. Cette déchéance est devenue définitive début juin, après la validation de la procédure par le Conseil d'État.

L'une des deux autres personnes dont le domicile a été perquisitionné connaissait également Larossi Abballa, selon le parquet de Versailles. Ces deux individus ont également été condamnés par le passé pour des faits à caractère terroriste, selon M6, qui avait révélé l'information. L'un d'entre eux fait aussi l'objet d'une fiche S.

Les trois suspects auraient effectué des surveillances de policiers, notamment à l'occasion d'un rassemblement festif dans les Yvelines, indique une source policière. Selon RTL, "jeudi dernier, une note avait été transmise à la sous-direction anti-terroriste de la police judiciaire après un 'tuyau' qualifié de fiable reçu par des policiers locaux. Ces derniers s'inquiétaient de voir ces hommes prendre des renseignements sur un fonctionnaire de la BAC des Mureaux et un autre travaillant dans le même service que Jean-Baptiste Salvaing", précise la radio.

Les enquêteurs doivent maintenant déterminer si les trois suspects ont un lien avec le double assassinat de Jean-Baptiste Salvaing et de Jessica Schneider à leur domicile de Magnanville (Yvelines) le 13 juin au soir. Larossi Abballa, 25 ans, a été abattu lors de l'intervention policière au domicile du couple de fonctionnaires. Dans une vidéo publiée sur Facebook, il a revendiqué son acte au nom du groupe État islamique (EI).

DEUX COMPLICES PRÉSUMÉS MIS EN EXAMEN

Par ailleurs, deux autres proches du jihadiste, Saad Rajraji et Charaf-Din Aberouz, 27 et 29 ans, ont par ailleurs été mis en examen et écroués samedi dans cette enquête. Les deux hommes sont mis en examen pour "association de malfaiteurs terroriste" criminelle, les juges ne retenant pas à ce stade une complicité directe dans le double assassinat. Ils avaient été condamnés avec Abballa en septembre 2013, lors du procès d'une filière d'envoi de jihadistes au Pakistan.

Selon une source policière, les enquêteurs ont retrouvé lors d'une perquisition au domicile de Saad Rajraji l'adresse mail de Fabien Clain. Le nom de ce jihadiste français apparaît dans de nombreux dossiers terroristes. Il est notamment l'auteur du message de l'EI revendiquant les attentats du 13 novembre à Paris et Saint-Denis.

L'attaque jihadiste contre Jean-Baptiste Salvaing, commandant de police adjoint du commissariat des Mureaux, et Jessica Schneider, 36 ans, agent administratif du commissariat voisin de Mantes-la-Jolie, a provoqué un vif émoi parmi les policiers et dans la population. Jeudi dernier, une marche blanche a rassemblé 2.500 personnes à Mantes-la-Jolie. Samedi, un millier de personnes ont participé à une marche silencieuse dans cette ville, avant une nouvelle marche le lendemain, rassemblant 2.500 personnes à l'appel d'associations musulmanes. François Hollande, de son côté, a présidé une cérémonie d'hommage vendredi à Versailles.

 
49 commentaires - Couple tué à Magnanville : des proches d'Abballa suivaient-ils des policiers ?
  • Il y a quoi de mal dans ce que j'ai dit :

    bientôt la police va devoir sortir ses poubelles en armes en surveillant ses arrières ... Triste pays ... pauvres de nous.

    Le pire c'est que nous acceptons cet état de non droit .

  • Combien de radicalisés étaient présents à la manifestation de Mantes la Jolie ?

  • la France n est plus ! parlons d un grand camping international avec de gentils organisateurs "GO" comme a "l époque du club med... "

  • Je ne suis pas dupe !! Quand on me dit, en tant que femme, policier, que je ne dois pas accéder à un quartier, parce que c'est le leur, je ne crois pas que le métier que j'ai choisi, me permette ce genre de reflection !!! Qui plus est, quand vous leur demandez leur papiers, ils ont tous la carte nationale d'identité française. Donc je leur demande où ils se situent. Et la réponse est souvent vague. Comme je le dit, que des droits et pas de devoirs. Je me retranche derrière ma nationalité (française), mais d'origine....... Donc j'ai pas à suivre vos lois !!!

  • Toujours que les memes votez autre chose pour regler ce problème que l'on doit a la droite et a la gauche

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