Code du travail: Mélenchon promet de poursuivre la "bataille" dans "la rue"

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 Jean-Luc Mélenchon (C) Place de la République à Paris, le 23 septembre 2017

Jean-Luc Mélenchon (C) Place de la République à Paris, le 23 septembre 2017

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© AFP, CHRISTOPHE ARCHAMBAULT
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AFP, publié le samedi 23 septembre 2017 à 19h58

Devant des dizaines de milliers de partisans réunis place de la République à Paris, Jean-Luc Mélenchon a appelé à poursuivre la mobilisation contre les ordonnances réformant le Code du travail, promettant à Emmanuel Macron et aux "oligarques" que "la bataille n'est pas finie" mais "commence".

Si les ordonnances ont été publiées samedi au Journal officiel pour une entrée en vigueur immédiate, elles n'auront pas "force de loi" tant que le Parlement ne les aura pas ratifiées, a rappelé le chef de file de La France insoumise dans un discours de 45 minutes devant une foule de 30.000 personnes selon la police, 150.000 selon les organisateurs. 

D'ici ce passage à l'Assemblée, en novembre, M. Mélenchon "souhaite, avec les organisations syndicales, et nous sommes prêts à nous ranger derrière elles, une action forte et dense". Il a évoqué la possibilité de "déferler à un million sur les Champs-Élysées".

"Quel courage a le peuple d'entrer dans l'action comme il le fait", a-t-il lancé, rappelant que les jours de grève ne sont pas payés. En marge de la manifestation, La France insoumise a précisé qu'aucun rendez-vous n'était encore fixé avec les syndicats: "Nous faisons une proposition".

A Lyon, le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, qui n'avait pas entendu l'appel de M. Mélenchon, a estimé qu'il fallait "faire attention qu'il n'y ait pas de quiproquo". "La CGT est très attachée à son indépendance, chacun est maître chez lui pour organiser ce qu'il a à organiser", a-t-il ajouté. 

Face à la foule scandant "résistance" et "dégagez", M. Mélenchon a appelé "à une +casserolade+, faire le plus de bruit possible avec des casseroles" samedi prochain, en référence aux actions menées par le mouvement des Indignés.

Pour faire pression sur le gouvernement, il a incité lycéens et étudiants "à se mettre en mouvement". "Soyez dignes de votre âge et de ceux qui vous ont précédé sans lesquels vous ne seriez pas protégés par le droit du travail", a-t-il lancé.

- 'Macron fait déborder le vase' -

M. Mélenchon a consacré une bonne part de son discours à de virulentes attaques contre Emmanuel Macron, l'accusant de "parler du peuple comme de la racaille". "Jamais auparavant personne n'avait parlé au peuple français de cette façon", a-t-il martelé. 

"C'est la rue qui a abattu les rois, les nazis, le plan Juppé et le CPE...", a-t-il répliqué au président de la République pour qui "la démocratie, ce n'est pas la rue".

Évoquant également l'éducation nationale, les fleurons industriels français "donnés" à des pays étrangers, le Ceta (traité de libre-échange avec le Canada) ou encore la future réforme du logement, M. Mélenchon a lancé: "Je crois que je porte votre parole en disant: ça suffit!"

Depuis la place de la Bastille, les manifestants, avec pancartes ("Y'a rien de bon dans le Macron" ou encore "Les fainéants dans la rue") et banderoles, avaient auparavant marché vers la place de la République, à moins de deux kilomètres de là.

Dans le carré de tête, derrière une banderole "Non au coup d'État social", figuraient notamment aux côtés de M. Mélenchon l'ancien candidat PS à la présidentielle Benoît Hamon ou encore plusieurs responsables et députés LFI comme Clémentine Autain. Les militants CGT étaient venus en nombre. Le patron du PCF, Pierre Laurent, a passé une tête mais sans défiler.

Venu des Vosges, Patrick, 64 ans, employé de banque à la retraite et encarté LFI, juge que "Macron fait déborder le vase". 

En marge de la manifestation, des militants radicaux du "black bloc" scandaient des slogans contre la police ou encore "Ni Dieu, ni maître... ni Mélenchon". De brefs incidents ont éclaté entre eux et des "Insoumis" près de la scène juste avant que le leader de LFI prenne la parole.

Après une mobilisation syndicale en retrait jeudi, cette manifestation constituait un test pour le mouvement social et pour les Insoumis, qui remettent en cause la légitimité politique de l'exécutif et cherchent à se positionner en "principale force d'opposition à Emmanuel Macron".

lum-far-sac-awa-sva/frd/sd

 
152 commentaires - Code du travail: Mélenchon promet de poursuivre la "bataille" dans "la rue"
  • Paris est une très belle ville certes, mais, j'eusse préféré que M. Méchenchon arrête la visite guidée et nous explique, clairement son programme...

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    david6857  (privé) -

    Les forces de l'ordre parle de 30 000 personnes et les organisateurs 150 000. On va donc dire qu'il y avait 50 000 personnes dans la rue. Même le chiffre le plus optimiste de 150 000 personnes une nouvelle fois c'est une petite minorité qui désire semer le trouble.
    J'espère que le gouvernement ne va pas céder devant eux.

  • MELENCHON retourne dans ta maison de retraite à MARSEILLE

  • "Le coup d'éclat" c'est ....
    LUI !

  • Beaucoup se moquent et pourtant il a raison

    Si nos ancêtres en 1789 avaient réagies comme nous , nous serions toujours en royauté , ces ordonnances qui ne sont en rien du fait de Macron ou de son gouvernement ( ils n'ont rien inventés ) mais qui sont pratiquement les mêmes que les lois qui sont appliqués en Allemagne , en Espagne etc.......ont dans ces pays eu des résultats catastrophiques pour une partie de la population : des petits boulots précaires mal payés , des licenciements facilités , l' augmentation de l'appauvrissement d'une partie de la population , bien sur le chômage a diminué , bien sur le coût du travail a diminué et pas seulement grâce à moins de taxe qu'en France , mais a quel prix , au prix d'une société ou la fracture sociale ne fait que grandir c'est cela que nous voulons ?

    Ce que nous voulons c' est arrêter de vivre à crédit , pour les prochaines générations il faut arrêter de rêver et davantage travailler.

    reprenez vos livres d'histoire, en 1789 ce n'est pas le peuple qui a fait tomber la monarchie, mais une classe qui l'affamait et ensuite l'a poussée à la révolte,

    à l'époque l'on mourrait facilement de faim pendant qu'une classe montante ne se privait de rien

    elle a été épargnée par la révolution, elle a tout simplement pris la place de la monarchie, Mélanchon fait parti de cette caste, et reproduit aujourd'hui les mêmes schémas, en envoyant les gens dans la rue porter sa parole, mais depuis 15 ans qu'a t il fait pour nous?

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    jimmy71  (privé) -

    Ne vous inquiétez pas garou44, avec une telle politique, pas de risque de voir les profiteurs au travail, mais encore une fois ce sont ceux qui en bavent depuis des années qui vont en faire les frais et les profiteurs qui nous ont mis dans cette situation pourront encore mieux en profiter ?? !!!!!!!!!!! Bref, dans ce pays rien ne changera jamais et cela, tant que l'on ne changera pas de politique !!

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