"Chemise arrachée": procès en appel pour d'ex-salariés d'Air France en mars

Xavier Broseta, DRH d'Air France à l'époque, et Pierre Plissonnier (c), responsable du long-courrier, avant le procès en première instance au tribunal de Bobigny, près de Paris, le 27 septembre 2016

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AFP, publié le lundi 15 mai 2017 à 16h55

"Chemise arrachée": procès en appel pour d'ex-salariés d'Air France, condamnés en première instance à de la prison avec sursis, en mars prochain

Le procès en appel d'anciens salariés d'Air France, condamnés en première instance à des peines de prison avec sursis pour avoir agressé deux cadres de la compagnie lors d'un manifestation en octobre 2015, se tiendra en mars 2018, a décidé lundi la cour d'appel de Paris.

Le dossier doit être rejugé les 12, 13, 14, 19, 20 et 21 mars.

Les faits s'étaient produits le 5 octobre 2015 à l'occasion d'une manifestation contre un projet de restructuration menaçant plusieurs milliers d'emplois, qui avait dégénéré.

Violemment pris à partie alors qu'ils exposaient le plan en Comité central d'entreprise, Xavier Broseta, le DRH d'Air France à l'époque, et Pierre Plissonnier, le responsable du long-courrier, avaient dû fuir sous les huées, torse nu pour le premier, la chemise en lambeaux pour le second.

Les images des deux cadres escaladant un grillage pour échapper aux manifestants en colère avaient fait le tour du monde et terni un peu plus la réputation de la France en matière de dialogue social.

Trois des prévenus poursuivis pour violences avaient été condamnés en première instance à trois et quatre mois de prison avec sursis, à Bobigny le 30 novembre dernier. Ils ont fait appel. Deux autres ont été relaxés de ce chef. Le parquet a fait appel contre l'un d'entre eux.

Huit autres prévenus, salariés ou ex-salariés de la compagnie poursuivis pour des dégradations sur le portail d'accès au siège d'Air France à Roissy, seront rejugés. Ils avaient été condamnés en première instance à 500 euros d'amende.

 
6 commentaires - "Chemise arrachée": procès en appel pour d'ex-salariés d'Air France en mars
  • ET Combien pour l'ouvrier de GM&S qui détruit 2 machines pour dénoncer le risque de liquidation judiciaire

  • Dans ce cas de figures les juges ne regardent que le résultat un bonhomme torse nu ! mais quand est il en vérité celui-ci n'a t'il pas dit des mots d'oiseaux à ces agents d'Air France ! pour avoir le pouvoir de casser le mouvement ! les juges ont ils participé une seule fois à une réunion patron,employées ? il est certain que leurs jugements seraient fortement changés aux bénéfices de l'employées ! quand vous êtes traitées d'arriviste par des directeurs qui ont une seule mission casser les acquis ,pour que leurs primes soient plus conséquentes .....! Des preuves les anciens d'AF en ont vu défilées au moment de la 1ère privatisation...! hommes politiques avec leurs noms sur des portes de bureau vide ,mais pas la paye de ce types de personnel ! Oups ! j'ai dévoilé un secret !

  • Pour une chemise un peu arrachée, que d'histoires ! S'ils l'avaient frappé, c'était la prison à vie. C'est vrai qu'ils sont français, évidemment...

  • il est intéressant de voir quasiment relaxés les agriculteurs qui ont détruit des biens publics dans le gers
    dans l'affaire d'air france,le syndicalisme et la lutte contre la souffrance au travail sont les victimes du pouvoir libéral

  • Poutou a oublié de nous dire qu'il y avait une immunité pour les travailleurs, mais seulement s'ils sont cégétistes.....

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