Ce que des ministres disaient de Macron avant leur nomination

Ce que des ministres disaient de Macron avant leur nomination

Emmanuel Macron lors de la cérémonie d'investiture à Paris, le 14 mai 2017

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AFP, publié le mercredi 17 mai 2017 à 18h52

Gouvernement: les ministres nommés par Macron ont parfois, avant d'intégrer l'équipe gouvernementale, tenu des propos peu flatteurs contre lui

Les ministres nommés par Emmanuel Macron ont parfois, avant d'intégrer l'équipe gouvernementale, tenu des propos peu flatteurs contre celui qu'ils ont, pour certains, rejoint sur le tard.  

- Edouard Philippe : Macron, "celui qui n'assume rien mais promet tout"

Pendant la campagne présidentielle, Edouard Philippe a tenu une chronique dans Libération dans laquelle il a à plusieurs reprises égratigné celui qui l'a nommé Premier ministre lundi :

Emmanuel Macron, écrivait-il en janvier, "se présente en tribun adepte d'un populisme désinvolte", qui "n'assume rien mais promet tout, avec la fougue d'un conquérant juvénile et le cynisme d'un vieux routier". 

"De quoi restera-t-il le nom ?", s'interrogeait-t-il. "D'une révolution manquée ou d'une victoire éclair ? D'une trahison misérable ou d'une ambition démesurée ?".

En février, il se moquait cette fois des attitudes christiques de Macron, même si, disait-il, "il aurait tort de se gêner".

"Il marche sur l'eau en ce moment. Il guérit les aveugles, il multiplie les pains, il répand la bonne parole (...) Et tout ça tout seul, sans réel programme ni réelle équipe. Il suffit de croire en lui. D'avoir la foi".

- Bayrou : Macron, "ça ne marchera pas"

Le dirigeant d'En marche!, candidat à l'élection présidentielle ? "Ca ne marchera pas", assurait le nouveau ministre de la Justice en septembre. "Derrière cet hologramme, il y a une tentative, qui a déjà été faite plusieurs fois, de très grands intérêts financiers et autres qui ne se contentent plus d'avoir le pouvoir économique, ils veulent avoir le pouvoir politique!", disait François Bayrou, qui a régulièrement épinglé Emmanuel Macron pour sa proximité supposée avec "le monde de l'argent".  

- Le Maire : Macron, un candidat "sans projet" car "sans convictions"

Le nouveau ministre de l'Economie n'a mis que quelques minutes à changer sa biographie sur Twitter après sa nomination. Sur le réseau social, il a plusieurs fois attaqué Emmanuel Macron : après la polémique déclenchée par les propos du chef de l'Etat sur la colonisation en février, il tweetait: "Macron a commis une faute politique contre la France & contre les Français. Qu'il s'excuse devant tous ceux qu'il a blessés!".

"Emmanuel Macron est le candidat sans projet car c'est le candidat sans convictions : il change de discours suivant l'auditoire", disait-il aussi, reprenant sur Twitter des propos tenus lors d'une émission politique. 

En novembre, il disait déjà n'avoir "rien trouvé de très surprenant ou novateur" dans ses idées.

- Hulot : Macron, un "vote de raison" mais pas "un chèque en blanc"

Le nouveau ministre de la Transition énergétique avait appelé à voter Macron "contre Marine Le Pen" dans une tribune publiée pendant l'entre-deux-tours de la présidentielle. Un vote "de raison et de responsabilité" mais "en aucun cas" un "chèque en blanc et encore moins "une adhésion sans réserve à votre projet", avait-il prévenu. 

"Un modèle qui semble préférer le libre-échange au juste échange, la croissance à la prospérité, l'écologie saupoudrée ici et là à l'écologie intégrale", écrivait-il.

- Darmanin : Macron sera le "poison définitif" d'un "pays malade"

"M. Macron n'aura pas de majorité (...) Loin d'être le remède d'un pays malade, il sera au contraire son poison définitif", écrivait le nouveau ministre de l'Action et des Comptes publics dans une tribune publiée en janvier.

Son élection, estimait-il, "précipiterait la France dans l'instabilité institutionnelle et conduirait à l'éclatement de notre vie politique. Alors dans ce vide, le populisme le plus abject arrivera, celui de Mme Le Pen", disait-il aussi, après avoir décrit le "populisme light" d'Emmanuel Macron : "Un populisme chic, avec un beau sourire, de beaux costumes, une belle histoire".

Le qualifiant de "pur produit du système", il attaquait aussi un candidat qui "ne sort jamais de l'ambiguïté. Il promet tout, finance tout, rembourse tout : les lunettes, les prothèses auditives et les soins dentaires ! C'est Noël avant l'heure".

 
19 commentaires - Ce que des ministres disaient de Macron avant leur nomination
  • Il était bien obligé de les faire taire
    Et , avec des gens de cette espèce,avides d'avancements il n'y a que celà pour les " calmer "

  • C'est vraiment utile de ressasser toujours et éternellement la même chose. Oui des commentaires ont été faits, oui certains ministres nommés ont été durs et sévères avec le Président élu, ça s'appelle " les petits jeux politiciens " et ceux ci sont sans importance. C'est devant qu'il fut regarder et non derrière. Je n'aime pas spécialement LE MAIRE mais il a choisi son camp aujourd'hui et en tant qu'électeur de Mr Macron j'attendrai pour émettre un jugement.

  • J'espère qu'ils vont afficher cela en lettres d'or dans leur cabinet ministériel pour informer leurs visiteurs de leur capacité de visionnaire!!
    En auront-ils le courage?

  • Quand se profilent de grasses indemnités, des primes, des privilèges, une retraite très lucrative acquise trop rapidement, une voiture de fonction, un chauffeur, et cela pendant 5 ans, on oublie très facilement les propos haineux précédemment tenus à l'endroit de Macron , l'argent arrange tous les maux !
    J'apporte toute ma crédibilité aux ministres nommés venant de la Société Civile, les autres (comme Lemaire, Darmanin...) ne sont que des opportunistes sans résultat pour les français !
    Mais attendons les Législatives, rien n'est acquis !

  • quand vous avez ca comme ami ministres vous n.avez plus besoin d.ennemi

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