Budget des armées : "Je dis ce que je fais et je fais ce que je dis", assure Emmanuel Macron

Budget des armées :

Le chef d'état-major des armées sera reçu vendredi par Emmanuel Macron (photo d'illustration).

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Orange avec AFP, publié le dimanche 16 juillet 2017 à 07h19

Le président de la République persiste et signe dans son recadrage du général Pierre de Villiers, qui a osé émettre des réserves sur les économies demandées à la défense.

"Si quelque chose oppose le chef d'état-major des armées au président de la République, alors le chef d'état-major change", déclare Emmanuel Macron dans une interview au Journal du Dimanche (JDD). 

Le président fait ici allusion aux déclarations du général, qui avait, dans le huis clos de la commission de la Défense à l'Assemblée nationale, émis de sérieuses réserves au sujet des 850 millions d'euros d'économies réclamées cette année aux armées, jugeant la trajectoire budgétaire "non tenable".

En pleines festivités du 14 Juillet, le chef de l'Etat a reproché au général, sans jamais le nommer, d'avoir mis de façon "indigne" une polémique budgétaire "sur la place publique" et l'a rappelé au "sens du devoir et de la réserve".

"Je dis ce que je fais et je fais ce que je dis, ce n'est pas plus compliqué que cela", affirme encore le chef de l'Etat qui explique : "Moi j'ai des soldats sur des théâtres d'opérations, des gens qui attendent beaucoup, je les respecte, je leur dois, la protection : l'intérêt des armées doit primer sur les intérêts industriels".

"Un arbitrage budgétaire irresponsable"

Le président de la République rappelle au JDD qu'il a reconduit le général de Villiers, 61 ans, dans ses fonctions le 1er juillet pour une dernière année : "Il a donc toute ma confiance" à condition de "savoir quelle est la chaîne hiérarchique et comment elle fonctionne, dans la République comme dans l'armée". 

"En aucun cas le général de Villiers ne doit démissionner. C'est un militaire exceptionnel", a déclaré samedi sur son compte twitter le président LR de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, Renaud Muselier.

"Le général Pierre de Villiers doit pouvoir compter sur le soutien de l'ensemble des Français soucieux de préserver nos capacités de défense et donc notre sécurité", a réagi dans un communiqué le vice-président du Front national Florian Philippot, critiquant un "arbitrage budgétaire (...) aussi irresponsable qu'incompréhensible".

"Les conséquences de l'austérité sur l'Armée sont intolérables. Le 'coup de gueule' du Général de Villiers est légitime", a défendu dans un tweet le député La France insoumise de Seine-Saint-Denis Alexis Corbière.

"Personne ne mérite d'être aveuglément suivi"

"Personne ne mérite d'être avuglément suivi [...] La confiance doit être nourrie jour après jour pour faire naître l'obéissance active, là où l'adhésion l'emporte sur la contrainte", a de son côté écrit le général de Villiers sur son compte Facebook samedi soir.

Vendredi, le Premier ministre Edouard Philippe a assuré que le militaire pouvait "bien entendu" rester en fonction mais les interrogations subsistent sur son avenir.

Le général de Villiers sera reçu vendredi à 18H00 à l'Elysée par le président de la République. Aucune précision sur l'objet de cette rencontre n'a été donnée.

 
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