Bruxelles et Paris lancent un "partenariat stratégique" sur les blindés

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La ministre française de la Défense Florence Parly et son homologue belge Steven Vandeput ont signé jeudi à Bruxelles une "lettre d'intention" pour l'acquisition par la Belgique de blindés français, le 29 juin 2017...

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AFP, publié le jeudi 29 juin 2017 à 13h31

La ministre française de la Défense Florence Parly et son homologue belge Steven Vandeput ont signé jeudi à Bruxelles une "lettre d'intention" pour l'acquisition par la Belgique de blindés français, première étape dans ce "partenariat stratégique" inédit.

La Belgique, pays que son ministre de la Défense a décrit comme "petit mais bien ambitieux", développe des partenariats pour renouveler les équipements de ses armées.

La marine belge collabore ainsi traditionnellement avec la marine néerlandaise, grâce à un commandement et des entraînements communs. Mais en 2016, Bruxelles et La Haye ont convenu d'aller plus loin en renouvelant conjointement une partie de leurs flottes (frégates et chasseurs de mines) pour éviter les doublons.

La Belgique a annoncé la semaine dernière qu'elle comptait acheter près de 500 véhicules de combat légers (type Griffon) ou moyens (type Jaguar) en France à l'horizon 2025/2030, pour 1,1 milliard d'euros.

"Nous venons de signer une déclaration d'intention dont le but est de faire avancer très concrètement le partenariat stratégique entre la France et la Belgique", a souligné Mme Parly aux côtés de M. Vandeput.

Ces blindés s'inscrivent dans le programme Scorpion de renouvellement des capacités de combat de l'armée de Terre française, auquel participent notamment les groupes français Nexter Systems, Thales, Renault Trucks Defense ou encore Safran pour l'optronique.

Mme Parly a espéré pouvoir "développer ce type de coopération concrète (...) avec d'autres partenaires qui j'espère viendront s'y greffer".

"C'est un exemple magnifique d'une Europe de la Défense qui se développe à partir d'une coopération venant de la base", s'est félicité M. Vandeput. "Nous n'achetons pas que des véhicules, nous entrons dans un partenariat profond", a-t-il fait valoir.

De fait, les armées de Terre belge et française vont coopérer pour la formation et l'entraînement de leurs troupes dans ce domaine, l'entretien des véhicules, mais aussi la recherche et développement ou des questions plus opérationnelles.

La Belgique a lancé en mars un appel d'offres pour le remplacement de ses F-16 américains, à hauteur de 3,6 milliards d'euros, dans laquelle elle laissait la porte ouverte à 5 constructeurs dont le Français Dassault Aviation (Rafale).

Pour acquérir ses F-16 dans les années 1970, la Belgique s'était associée aux Pays-Bas, à la Norvège et au Danemark. Ces trois pays ont déjà opté pour le F-35 en remplacement de leur F-16 ce qui donne à cet avion de chasse américain un statut d'ultrafavori.   

Mais Mme Parly s'est voulue optimiste. "Les choses ne sont pas du tout faites et les options sont tout à fait ouvertes au stade où nous en sommes", a-t-elle assuré après une rencontre en tête-à-tête avec M. Vandeput.

axr/clp/sba

 
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