Avec "Valérian", Luc Besson parie sur ses amours de jeunesse

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 Le réalisateur Luc Besson à Saint-Denis, dans le nord de Paris, le 16 juin 2017

Le réalisateur Luc Besson à Saint-Denis, dans le nord de Paris, le 16 juin 2017

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© AFP, BERTRAND GUAY
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AFP, publié le vendredi 21 juillet 2017 à 10h03

Avec un budget de 180 millions de dollars, deux acteurs relativement novices et une bande dessinée des années 1970 pour inspiration, Luc Besson fait un pari risqué avec son dernier opus "Valérian et la Cité des mille planètes", le film le plus cher du cinéma français.

En salles mercredi en France (et ce vendredi aux Etats-Unis), ce film de science-fiction est un projet passionnel que le réalisateur français nourrissait depuis que, petit garçon, il lisait la bande dessinée "Valérian et Laureline".

"C'était sans doute ma seule possibilité d'évasion pour être libre, imaginer, rêver. Je m'en souviens très clairement", dit-il à l'AFP, confiant être immédiatement tombé sous le charme du personnage de Laureline.

"Elle était libre, elle était combattante, tuait des extraterrestres. La première image de cette femme était très forte et je suis tout de suite tombé amoureux d'elle. Elle était tellement sexy", admet-il.

A 58 ans, il a donc accompli son rêve d'enfance en portant sur grand écran les aventures de ces deux agents intergalactiques. Il a dévoré les 22 albums de cette série écrite par Pierre Christin et illustrée par Jean-Claude Mézières. 

Le réalisateur du "Grand Bleu" (1988) ou du "Cinquième Elément" (1997) veut faire de "Valérian", avec Dane DeHaan et Cara Delevingne, une saga et a absolument besoin que le film soit un succès pour justifier une suite.

D'autant qu'EuropaCorp, son studio, a affiché une perte record de 135 millions de dollars l'an dernier, après une série de flops au box-office, comme "Ma vie de chat", "Oppression", "Miss Sloane" et "The Circle". 

- Repousser les limites -

Le réalisateur français installé à Hollywood a signé des classiques du cinéma, dont "Subway" (1985), "Nikita" (1990) ou encore "Léon" (1994).

Il avait toujours en tête ses héros d'enfance, mais il a préféré attendre que la technologie des effets spéciaux soit à même de reproduire sa vision cinématographique de leurs aventures.

Ce n'est que lorsque le réalisateur James Cameron l'a invité sur le tournage d'"Avatar" en 2009 que Luc Besson a décidé que la technologie était enfin à la hauteur de ses attentes. 

"J'ai vu +Avatar+, je suis rentré à la maison et j'ai jeté mon scénario à la poubelle pour tout recommencer. Parce qu'+'Avatar+ repousse toutes les limites. C'était tout simplement incroyable, et je n'étais pas à ce niveau", a-t-il récemment déclaré lors d'une conférence de presse à Beverly Hills.

Dans son dernier long-métrage, qui se déroule au 28e siècle, Valérian et Laureline s'activent pour sauver Alpha, une vaste station spatiale abritant des espèces venues de tout l'univers, menacée par une force obscure.

Les deux acteurs principaux ne sont pas des stars. Dane DeHaan, 31 ans, s'est fait connaître dans "The Amazing Spider-Man: le destin d'un héros" (2014) et la top model devenue actrice Cara Delevingne, 24 ans, a joué dans "La Face cachée de Margo" (2015) et "Suicide Squad" (2016).

- 2.700 effets spéciaux -

Mais ils sont accompagnés par de grands noms d'Hollywood comme Clive Owen, Ethan Hawke, John Goodman et Rutger Hauer, ainsi que par la légende du jazz Herbie Hancock. 

Les réalisateurs français Louis Leterrier, Benoît Jacquot et Olivier Megaton font des apparitions, ainsi que le comédien Alain Chabat, tandis que la chanteuse Rihanna incarne Bubble, une danseuse exotique capable de changer d'apparence et de citer Shakespeare et Molière dans le texte.

Filmé dans l'immense Cité du Cinéma, le complexe cinématographique de Luc Besson en banlieue parisienne, le tournage a duré six mois pour s'achever en juin 2016.

D'énormes plateaux de tournage, de multiples vaisseaux spatiaux, des salles de contrôle et plus de 2.700 effets spéciaux --contre 188 dans "Le Cinquième élément"-- ont donné vie à l'imaginaire de Besson.

On y voit des mondes extraterrestres aux couleurs fluorescentes, des batailles spatiales, des courses-poursuites en voitures volantes et de nombreuses créatures spectaculaires. Le tout en 3D. 

ft/may/alu/mm

 
5 commentaires - Avec "Valérian", Luc Besson parie sur ses amours de jeunesse
  • Petit laveur de cerveaux, une voiture volante s'appelle : un avion - Appareil Volant Immitant les Oiseaux Naturels, du cycle AVION.
    Pigé gugus...
    Faut arrêter de nous prendre pour des débiles.

  • perso c'était Black et Mortimer

  • Avec ces 180 millions de dollars, ce n'est plus du "cinéma" ....... juste de la pompe à fric !!!

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    SANCTION  (privé) -

    Après avoir vu la bande annonce au cinéma, je suis un peu déçu : mêmes costumes, mêmes univers que le 5ème élément...Peut-être Besson cherche-t-il à cérer sa "marque" comme Spielberg mais avecles capacités actuelles des effets spéciaux, il aurait pu essayer de se renouveller
    Cependant j'irai quand même voir le film pour vaoir un jugement globla de l'histoire et du scénario

  • Besson s'était déjà bien inspiré de la bande-dessinée "Valérian et Laureline" pour les décors et les extra-terrestres du "Cinquième Elément"...
    J'attends ce film avec impatience !

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