Autisme: fortes attentes des associations à la veille de la concertation sur le 4e plan

Autisme: fortes attentes des associations à la veille de la concertation sur le 4e plan

Des manifestants défilent à Paris lors de la 14e marche de l'Espérance, en appelant à "vaincre l'autisme", le 1er avril 2017

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AFP, publié le mercredi 05 juillet 2017 à 16h33

"Changer la donne", "combler le retard": la concertation sur le 4e plan autisme, qui sera lancée jeudi à l'Elysée en présence d'Emmanuel Macron, suscite de fortes attentes de la part des associations, qui réclament au nouveau gouvernement "des avancées réelles".

Afin "d'éviter le gâchis humain actuel", le 4e plan autisme doit être "résolument opérationnel pour que les personnes autistes bénéficient d'avancées réelles en termes d'accompagnement, y compris les plus vulnérables", indique dans un communiqué l'Unapei, association de personnes handicapées mentales et leurs familles.

La santé, la scolarisation, la vie sociale, le logement, le travail doivent "être adaptés", poursuit l'association, souhaitant un "financement à la hauteur des enjeux".

Le 4e plan autisme, dont la concertation sera lancée avec des associations, des acteurs du handicap, ainsi que la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, et la secrétaire d'Etat en charge des Personnes handicapées, Sophie Cluzel, doit prendre le relais du troisième.

Pour la période 2013-2017, il avait été doté de 205 millions d'euros.

Dans un rapport d'évaluation du 3e plan publié en mai, l'inspection générale des Affaires sociales (Igas) et l'inspection générale de l'Education nationale (Igen) avaient relevé "des avancées" mais également des lacunes concernant la prise en charge des adultes atteints de ce trouble neuro-développemental, et l'accompagnement des familles.

Cette concertation est "décisive", estime Vaincre l'autisme. Pointant les "conséquences sociales" de l'autisme -isolement des familles, divorces, pertes d'emploi-, cette association définit comme "priorité" la diminution du nombre d'enfants sans prise en charge, "en se donnant les moyens de diagnostiquer, évaluer et traiter les 8.000 enfants autistes qui naissent chaque année".

Elle préconise notamment un dépistage systématique dès le plus jeune âge, une commission d'enquête parlementaire pour contrôler les financements, ou encore le développement de la recherche et la création d'un institut de l'autisme.

Dans un communiqué, la fédération Sésame autisme (FFSA) souhaite que ce plan "comble le retard". Pour sa présidente, Christine Meignen, sa "mise en œuvre doit répondre aux besoins urgents et immédiats des milliers de personnes actuellement sans solution ou exilées de force à l'étranger". 

Selon l'Igas, 1.451 enfants et 5.385 adultes handicapés, dont une proportion "conséquente" atteints d'autisme, étaient accueillis dans des établissements belges fin 2015, faute de structures adaptées en France.

Quelque 650.000 enfants et adultes seraient atteints de troubles du spectre de l'autisme (TSA) en France, selon les associations. Un nouveau-né sur 100 serait concerné.

 
3 commentaires - Autisme: fortes attentes des associations à la veille de la concertation sur le 4e plan
  • J'ai vu la photo, c'est donc ça !

  • Il est vrai qu'il y a beaucoup d'enfants autistes et c'est une priorité de les prendre en charge dans les meilleures conditions. Leur santé, la scolarisation, la vie sociale, le logement, le travail doivent "être adaptés et le"financement à la hauteur des enjeux".

  • tant que Bayer-BASF-Unilever-Syngenta bénéficient d'encouragements à continuer leur oeuvre de destruction, aucun espoir! Et la dernière décision de l'UE sur les perturbateurs endocriniens confirme mon propos!

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