Attentats de Paris : victime oublié de l'État, Djamel entame une grève de la faim

Attentats de Paris : victime oublié de l'État, Djamel entame une grève de la faim

Le 13 novembre 2015, Djamel a reçu quatre balles des terroristes alors qu'il était attablé à La Belle Équipe et est aujourd'hui en fauteuil roulant.

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Orange avec AFP, publié le dimanche 03 juillet 2016 à 20h40

- Gravement blessé lors des attentats du 13 novembre, Djamel s'est vu refuser deux fois sa carte d'invalidité. Exaspéré, il entame dès lundi une grève de la faim dans l'espoir que l'État l'entende.

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Le 21 mars dernier, quatre mois après les attentats de Paris, le bar "La Belle Équipe", où 20 personnes avaient été tuées par les kamikazes du 13 novembre, a rouvert ses portes. Pour autant, certaines blessures n'ont toujours pas cicatrisées. Celles de Djamel en tous cas sont toujours vives. Cet entrepreneur de 36 ans a pris quatre balles cette nuit là, deux dans la cuisse gauche, une dans le bras gauche, aujourd'hui paralysé, et une dans la jambe droite, depuis amputée.

Aujourd'hui, il est en fauteuil roulant et réside à l'hôtel des Invalides où sont accueillis les mutilés de guerre. Une situation difficile, d'autant plus que l'État lui refuse son statut d'invalide rapporte ce dimanche 3 juillet Le Parisien. La maison départementale des personnes handicapées de Seine-Saint-Denis, département francilien dont il est originaire, lui a déjà refusé deux fois sa carte d'invalidité, censée prouver sa situation de handicap explique le quotidien.



SILENCE DEMANDÉ

Après le premier refus, Le Parisien avait contacté la secrétaire d'État chargée de l'Aide aux victimes Juliette Méadel qui assurait alors que le dossier de l'entrepreneur était réglé. Djamel est exaspéré par l'attitude de l'exécutif : "C'est insupportable, on nous balade, s'insurge-t-il. Si l'État n'est pas capable de régler nos problèmes, ce n'est pas la peine de nommer quelqu'un qui fait semblant de s'intéresser à nous. On n'a pas besoin de visites de ministres. On veut que les dossiers avancent. Je ne veux plus avoir affaire avec ce secrétariat d'État."

Afin de se faire entendre et d'attirer l'attention sur son cas et ceux d'autres victimes, il a décidé d'entamer une grève de la faim dès lundi 4 juillet. Au mépris des recommandations du cabinet de la ministre qui lui avait demandé de ne pas parler de cette affaire aux médias.
 
18 commentaires - Attentats de Paris : victime oublié de l'État, Djamel entame une grève de la faim
  • "Aujourd'hui, il est en fauteuil roulant et réside à l'hôtel des Invalides où sont accueillis les mutilés de guerre"
    ne beneficie t il pas deja d'avantages reserves aux mutiles de guerre et non civils donc il est reconnu
    il n'est donc pas oublie juste un peu d'abus alors que d'autres n'ont droit à rien
    bref il y a un dossier que nous ne connaissons pas et certains essaient d'en profiter pour faire monter la mayonnaise

  • Il serait intéressant de connaitre le dossier. Outre les lourdeurs administratives légendaires, il semble qu'il y ait blocage puisqu'il serait dit que le dossier est classé. Que le cabinet demande à cet homme de ne rien divulguer aux médias n'a rien de surprenant. D'autres mutilés ont-ils obtenu une carte d'invalidité? Djamel n'est pas un oublié de l'Etat puisque son dossier est classé, quelles en sont les raisons?

  • Les lenteurs administratives ,c'est bien connu .Bon courage .

  • l' état ne donne pas ses rentes comme ca!
    et puis un type qui s' est pris quatres balles de guerre et toujour pas mort, oh la , la il y a anguille sous roche ! on va donc faire durer pour voir jusqu' ou il est patriote!
    n' oublier pas de mettre votre main sur le coeur lors des marseillaises.

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    Feilusha  (privé) -

    Vous avez encore vos deux jambes ?

    J'aimerais savoir jusqu'ou vous même êtes patriote.

  • Lamentable!!!! L'état refuse, facile comme excuse, aussi facile que: c'est l'ordinateur qui s'est planté. L'état, c'est avant tout le fonctionnaire qui est en charge du dossier, comme toujours, pour verser une pension ou attribuer une carte d'invalidité pour un cas flagrant, ça ergote, il faut réfléchir, hâtons nous lentement. Pour réclamer un du par le citoyen, là pas d'hésitation, c'est tout de suite et pas de discussion.

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