Attentat Champs-Elysées: un homme écroué

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© AFP, Jean Michel CORNU, Alain BOMMENEL, Vincent LEFAI
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AFP, publié le samedi 20 mai 2017 à 10h20

Un homme de 23 ans, dont l'ADN a été trouvé sur l'arme utilisée par Karim Cheurfi lors de l'attentat du 20 avril sur les Champs-Élysées, a été mis en examen et placé en détention provisoire, a-t-on appris samedi de source judiciaire.

Des traces ADN de l'homme, inconnu des services antiterroristes, ont été découvertes sur la crosse du fusil kalachnikov utilisé par Karim Cheurfi lorsqu'il a tué un policier, Xavier Jugelé, 37 ans, et blessé deux de ses collègues et une passante allemande avant d'être abattu.

Il a été mis en examen pour association de malfaiteurs terroriste criminelle et port d'arme en relation avec une entreprise terroriste, a précisé la source judiciaire.

Interpellé lundi à son domicile à Saint-Thibault-des-Vignes, en Seine-et-Marne, il a assuré en garde à vue qu'il ne connaissait pas le tueur, a relaté cette source. Il s'agit du premier suspect mis en examen dans ce dossier. 

Les enquêteurs cherchent à établir si des liens existent entre lui et Karim Cheurfi. Un fusil à pompe, deux gros couteaux ainsi que des munitions avaient aussi été trouvés dans le véhicule du tueur.

Cheurfi, un Français de 39 ans au lourd passé judiciaire, a été condamné en 2005 à 15 ans de réclusion pour tentatives de meurtres sur des policiers. Il avait été visé par une enquête en janvier, d'abord au parquet de Meaux, puis au parquet antiterroriste, sur sa possible volonté de s'en prendre à nouveau aux forces de l'ordre. Il avait été placé en garde à vue et relâché, faute de preuves suffisantes.

A trois jours du premier tour de la présidentielle, son attaque avait été immédiatement revendiquée par l'organisation jihadiste Etat islamique (EI), à l'origine de la plupart des attentats qui ont fait 239 morts depuis début 2015 en France. Mais cette revendication intrigue, car l'identité du tueur donnée par l'EI, "Abu Yussef le Belge", ne correspond pas à Karim Cheurfi. A côté de son corps, les enquêteurs avaient néanmoins trouvé un message manuscrit prenant la défense de l'EI.

Au début des investigations, trois personnes dans l'entourage de Cheurfi avaient été interrogées en garde à vue puis relâchées. Trois hommes ont aussi été entendus sous ce statut et remis en liberté le 27 avril, a précisé la source judiciaire.

La fusillade avait eu lieu deux jours après l'arrestation à Marseille de deux hommes soupçonnés d'avoir projeté un attentat "imminent" en pleine période électorale. Un arsenal et trois kilos d'explosifs de type TATP, dont une partie prête à l'emploi, avaient été découverts lors de leur interpellation.

 
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