Attentat "déjoué" : un animateur périscolaire "apprécié" parmi les interpellés

Attentat "déjoué" : un animateur périscolaire "apprécié" parmi les interpellés

L'animateur périscolaire et les six autres suspects arrêtés sont en garde à vue dans les locaux de la DGSI à Levallois-Perret.

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Orange avec AFP, publié le mardi 22 novembre 2016 à 10h25

Un des sept hommes interpellés dans la nuit de samedi à dimanche à Strasbourg et Marseille était un animateur périscolaire de 37 ans en poste depuis neuf ans dans une école maternelle du quartier de la Meinau, à Strasbourg. Deux pistolets automatiques ont été saisis chez lui.

"Apprécié des élèves", il n'était pas fiché par les services de renseignement et ne donnait "aucun signe de comportement à risque".

Animateur à la cantine et au périscolaire, l'homme a été interpellé avec six autres membres d'un réseau terroriste soupçonnés de projeter des attentats simultanés en France. Le premier adjoint au maire de Strasbourg, Alain Fontanel, est revenu lundi sur le profil de cet agent de la ville employé à mi-temps : "Il n'était pas fiché S. Au moment de sa titularisation en 2014, son casier judiciaire était vierge". Et d'ajouter : "Au quotidien, non seulement il faisait bien son travail, mais il ne donnait aucun signe extérieur de comportement à risque, menaçant ou de prosélytisme".

"C'EST ANXIOGÈNE POUR TOUT LE MONDE"

L'élu a également reconnu sur Europe 1 que l'animateur était très apprécié, y compris des enfants : "Dans son travail de prise en charge des enfants entre 12h et 14h dans la cour d'école ou pour accompagner des dessins ou des jeux, on n'avait détecté aucun élément suspect. C'est anxiogène pour tout le monde". Les ordinateurs utilisés par l'animateur ont été saisis. Une réunion se tiendra ce mardi à 16h pour tenter de rassurer les parents d'élèves.


Les sept suspects, âgés de 29 à 37 ans, de nationalités française, marocaine et afghane, ont été interpellés lors d'une opération conduite par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). "Six étaient inconnus des services de renseignement", a indiqué lundi le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve. Trois ont été arrêtés à Marseille et quatre à Strasbourg, deux sont soupçonnés d'avoir séjourné en Syrie. Le lien avec le groupe jihadiste Etat islamique (EI) apparaît dans l'enquête. De nombreux messages cryptés envoyés des zones du jihad à des membres du réseau ont été interceptés.

LA CIBLE "PLUTÔT EN RÉGION PARISIENNE"

Un "nouvel attentat", envisagé "de longue date", a été "mis en échec", a déclaré le ministre. Une enquête avait été ouverte en février 2016 et avait conduit à une première série d'interpellations le 14 juin, en plein Euro de football. Deux hommes avaient alors été mis en examen et écroués. Soupçonnés d'avoir contracté des crédits à la consommation pour financer des activités terroristes, "ils étaient en contact avec une personne établie en Syrie elle-même surveillée par les services de renseignement français", d'après la source.

Ce réseau a été arrêté moins d'une semaine avant l'ouverture, prévue vendredi, du célèbre marché de Noël de Strasbourg, qui attire chaque année environ deux millions de personnes. "Cazeneuve m'a confirmé que Strasbourg n'était pas visée, la cible était plutôt en région parisienne", a déclaré le maire Roland Ries. "Sauf événement ou menace directe ou grave, le marché de Noël est maintenu", a-t-il ajouté, précisant que les mesures de sécurité prévues sont "plus importantes que l'année dernière".

"Jamais la menace terroriste n'a été aussi élevée sur notre territoire", a insisté le ministre de l'Intérieur. Pour la seule année 2016, près de vingt attentats et projets ont été déjoués en France, selon une source proche du dossier. Les services antiterroristes ont arrêté depuis janvier 418 personnes en lien avec des réseaux jihadistes, dont 143 depuis le 1er septembre. Sur ces 143, 52 ont été écrouées et 21 placées sous contrôle judiciaire. François Hollande a affirmé le 15 novembre vouloir prolonger jusqu'à la présidentielle d'avril-mai 2017 l'état d'urgence, décrété au soir des attentats du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis (130 morts) et prolongé après celui du 14 juillet à Nice (86 morts).
 
41 commentaires - Attentat "déjoué" : un animateur périscolaire "apprécié" parmi les interpellés
  • Et après, on nous parle de délit de faciès, on nous dit : pas d'amalgame. Je me pose quand même des questions quand je lis les patronymes de ces grands malades. Et que l'on ne me parle pas de racisme, il suffit de voir qui peuple majoritairement nos prisons.

  • Mais que vont bien pouvoir dire et trouver comme explications ou excuses nos chantres zélés pourfendeurs de la la stigmatisation et de la discrimination (Médiapart et son président directeur entre autre..), à longueur d'année ils nous explique que les racines du terrorisme et de la dérive extrémiste se trouvent dans le traitement discriminatoire des habitants des quartiers. Sans doute, avec une mauvaise foi sans pareille, nous expliqueront-ils que c'est l'exception qui confirma la règle!

  • Y a pas que dans l'éducation nationale que l'on en trouve. Aucun tri préalable. Et le B2 , il n'est plus consulté?

  • et les expulsions pour quant ?.....avec toute la smala et interdiction du sol Français !....

  • Cette arrestation montre à la fois les limites et l'absurdité des fiches "S" . De nombreux fichés S sont sans danger alors qu'il y a de beaucoup plus nombreux individus, "bien insérés" dans l'enseignement (comme celui là) dans la gendarmerie (nous en avons eu un exemple sanglant) dans l'armée et ailleurs à des postes de responsabilité qui ne sont pas fichés "S" . Avant la grandes razzia socialiste des années 80 sur les documents des gendarmes et des policiers et des R.G. ce genre d'individu était connu, logé, et discrètement observé. J'ai moi même détruit des centaines de fiches 24 patiemment renseignées ce qui m'a donné à voir quelques temps plus tard de reconnaître dans une galerie marchande un individu interpellé pour vol àmain armé avec un costume de vigile et un 357 magnum. Et on s'étonne aujourd'hui de voire des policiers manifester, mais qu'on leur laisse la possibilité de construire leur outil de travail sans vouloir en faire comme on est en tyrain de le faire un outil de flicage du citoyen ordinaire.

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