Attentat de Nice : le récit de deux policiers qui ont stoppé le camion

Attentat de Nice : le récit de deux policiers qui ont stoppé le camion

86 personnes qui ont perdu la vie le 14 juillet 2016 sur la promenade des Anglais, à Nice.

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Orange avec AFP, publié le vendredi 14 juillet 2017 à 15h35

Leur vie a changé depuis le 14 juillet 2016 lorsque Mohamed Lahouaiej Bouhlel a foncé avec son camion sur la promenade des Anglais, faisant 86 morts et 450 blessés.

Un an après l'attaque qui a coûté la vie à 86 personnes, les deux hommes qui sont considérés comme des "héros", restent marqués par cette soirée dramatique, comme ils le racontent à France Info.

"J'entends un énorme bruit et je vois ce camion qui circule à très vive allure sur le trottoir. Il renverse tous les passants et fracasse tout le mobilier urbain", se souvient Christophe, un policier municipal de 45 ans.

Il décide de monter dans sa voiture pour prendre en chasse le camion qui va malheureusement trop vite.

"ON ÉTAIT PERSUADÉS QUE LE CAMION ÉTAIT CHARGÉ D'EXPLOSIFS"

Deux kilomètres plus loin, Patrick voit le camion arriver. "J'ai pu constater la présence d'un civil qui monte au contact du chauffeur, se bat avec lui et tente de le maîtriser", se souvient le fonctionnaire de police au micro de France Info, qui devient rapidement la cible du chauffeur du camion. "Il nous prend pour cible et nous tire chacun une fois dessus", raconte Patrick qui reçoit rapidement le renfort de collègues. Ensemble, ils finissent par neutraliser le terroriste mais craignent une autre attaque.

"On était persuadés que soit le camion était chargé d'explosifs soit que des individus armés allaient en sortir. Et on sait que généralement ils ont des armes qui sont plus puissantes que les nôtres", raconte également l'un des deux policiers.

Après l'attentat, les deux hommes ont continué à faire leur travail, aidé par des psychologues. Une aide qui n'a pas suffit à Patrick, qui n'a pas repris le travail depuis le mois de mai. "L'anxiété, le stress, la colère, les cauchemars font repenser à l'événement beaucoup plus souvent qu'à l'accoutumée", confie le policier.

Les deux policiers, tout comme, seront décorés par Emmanuel Macron à l'issue de la cérémonie d'hommage aux victimes.

 
14 commentaires - Attentat de Nice : le récit de deux policiers qui ont stoppé le camion
  • pour le moindre événement dramatique ,c'est aussitôt le psy ,et des arrêts de travail , et des traumatisme psy ETC,ETC . Quand on pense à tous ces gens qui ont combattu dans les guerres ,à toutes ces victimes civiles ;à tous ces peuples subissant encore la guerre , ont -ils eu droit à des psy et à des suivis psychologiques .

  • Etouffer l'affaire du désaccord sur la video surveillance?

  • Une journée bien émouvante, nous compatissons très sincèrement !

  • la FRANCE en manque de HEROS depuis les années 40 maquisards,au mon dieu toutes les medailles ratées par les faiblesses d'un president et pourtant ces hommes sont mort pour notre liberté

  • Bientôt ils vont me faire pleurer. Quand j'ai passé le poste de police d'Aubagne après 18 ans et demi de service, dont 15 en compagnie de combat, je n'ai pas eu droit au psy ni à aucune de ces privauté. Peut être, à l'image des français ils les font plus sensibles maintenant, je sais pas, faut voir...

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