Attentat de Nice : "J'ai tiré jusqu'à ce qu'il ne bouge plus"

Attentat de Nice : "J'ai tiré jusqu'à ce qu'il ne bouge plus"

Le camion utilisé par Mohamed Lahouaiej Bouhlel, à Nice, le 15 juillet 2016. (Illustration)

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Orange avec AFP, publié le dimanche 17 juillet 2016 à 12h55

- Les trois policiers qui sont intervenus les premiers pour neutraliser le terroriste ont raconté le déroulé de leur intervention. -

Jeudi 14 juillet au soir, ils étaient sur la promenade des Anglais.

Trois policiers sont intervenus pour mettre fin à la course meurtrière de Mohamed Lahouaiej Bouhlel, au volant d'un camion de 19 tonnes. Il vient de traverser la foule réunie pour les festivités du 14 Juillet, tuant au moins 84 personnes. Ils ont décrit leur intervention au cours d'auditions, dont RMC à pu se procurer les procès-verbaux.

Selon la radio, ces trois hommes, un sous-brigadier et deux gardiens de la paix du commissariat de Nice, se trouvent sur le terre-plein central de la promenade. Alors que le feu d'artifice vient de s'achever, ils attendent que la foule se disperse. Vers 22h45, ils apprennent par radio qu'un camion a pénétré dans la partie réservée aux piétons et roule sur le trottoir. Ils se dirigent alors vers le véhicule, qu'ils aperçoivent finalement en train de faire des embardées pour faire un maximum de victimes. Le camion s'arrête finalement. Il était arrêté, l'avant du véhicule complètement arraché. Il n'y avait plus de capot moteur", raconte l'un d'eux. Derrière sur plusieurs mètres et sous le camion, ils voient des personnes au sol, du sang et entendent "les pleurs et les cris". "Je n'ai pas tout de suite compris ce qu'il se passait", reconnaît le gardien de la paix. "Ça courait dans tous les sens."



Ils aperçoivent également un civil, qui, monté sur le marchepied du camion, tente de maîtriser le terroriste. A ce moment-là, les policiers l'ignorent, et deux autres agents le maîtrisent. Lahouaiej sort alors un pistolet : les policiers voient "son bras avec une arme de poing dans la main droite". Mohamed Lahouaiej-Bouhlel commence à tirer. Le gardien de la paix, à 15 mètres environ, "sort son arme et la dirige dans la direction" du tueur.

Des coups de feu sont tirés. Le gardien de la paix, positionné sur le terre-plein, est "quasiment face à lui" sur sa gauche, le camion étant sur la chaussée. Le policier tire une première fois en visant la tête, car "c'est la seule chose" qu'il voit. Le chauffeur se baisse avant de se coucher. Il réapparaît sur le siège côté passager. Le gardien de la paix tire à nouveau, tout comme ses deux collègues, dissimulés derrière des palmiers.

Puis Lahouaiej-Bouhlel dirige son arme vers eux. Le gardien de la paix fait de nouveau feu à deux reprises, avant de voir "sa tête tomber en arrière sur le montant de la fenêtre, côté passager du camion". L'un des gardiens de la paix, partiellement à couvert derrière un palmier raconte : "J'ai tiré pour le neutraliser, j'ai tiré jusqu'à ce qu'il ne bouge plus."

A eux trois, les policiers ont tiré une vingtaine de balles avant d'entendre : "Stoppez le tir".
 
86 commentaires - Attentat de Nice : "J'ai tiré jusqu'à ce qu'il ne bouge plus"
  • Bravo la police
    Maintenant ils faut donner les moyens à la police et surtout en armes puissantes!

  • quelles armes avaient les policier de NICE (révolver ou pistolet). Cela genre la quantité de cartouches suivant l'arme. Ancien moniteur national de tir de police, je crois savoir de quoi je parle. Je dis bravo à ces policiers et à tous les autres je dis qu'il faut être ou avoir été en situation pour porter un jugement. Voir une situation, la juger et intervenir juste, sans se poser la sacro sainte question de la légitime défense, et ce dans un temps record. Je redis Bravo.

  • Merci Cragstan, il n'y a rien d'autre à ajouter. Vive notre Police. Revoyez leurs salaires. Ils sont méritants. Rien ne sert de leur donner une médaille après leur mort. Ils méritent de la reconnaissance au quotidien, eux et leur famille. Merci à eux.

  • Ils risquent leur vie au quotidien, ils sont souvent insultés et méprisés, ils n'ont pas le droit de grêve, bossent les Samedis, les Dimanches et jours fériés avec des horaires atypiques et leur famille passe souvent bien après leur travail mais ils ne touchent pas un salaire de 10.000 Euros mensuels comme un certain coiffeur. Les Gens peuvent dire merci à leur Police car ce type aurait pu tuer encore bien plus de gens.

  • Bravo les policiers; c'est le seul langage qu'ils comprennent : un bon terroriste est un terroriste mort. Terroriser les terroristes, voilà la tâche à laquelle il faut désormais s'atteler.

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