Attaques de loups: José Bové veut des "réponses concrètes"

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 Le député européen José Bové (EELV), le 28 août 2014 à Paris.

Le député européen José Bové (EELV), le 28 août 2014 à Paris.

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AFP, publié le jeudi 14 septembre 2017 à 10h53

Les attaques de loups et d'ours "augmentent", "la tension monte" chez les éleveurs. Le député européen José Bové (EELV) exige "des réponses concrètes" du ministre de l'Agriculture Stéphane Travert, attendu vendredi dans l'Aveyron.

"Il y a pas mal de questions. Il faut des réponses concrètes", affirme José Bové lors d'un entretien avec l'AFP. Et de rappeler l'importance des dégâts faits en 2017 dans les troupeaux par le loup, "environ 10.000 brebis au niveau national" mais aussi par l'ours, "près de 450 dans le massif pyrénéen".

"On voit bien que les mesures de protection et de soutien ne fonctionnent pas", déplore-t-il. Selon lui, le problème ne peut se régler de la même façon entre l'ours réimplanté de "manière volontariste par l'État français" et le loup "revenu seul par les Alpes".

Aux yeux de M. Bové, il faut arrêter la réintroduction de l'ours. "Il faut dire clairement: +on ne continue pas à ramener de nouveaux spécimens sur le territoire pyrénéen+. L'équilibre pastoral doit être maintenu en limitant le nombre d'ours. Je pense que c'est de salubrité publique", assure-t-il.

Cet arrêt ne risque-t-il pas de mettre en péril l'existence du plantigrade dans le massif pyrénéen, dont le nombre est actuellement estimé à une quarantaine, comme le craignent ses défenseurs? "J'ai du mal à croire que 40 animaux ne soient pas capables de se reproduire", répond-il. 

Concernant le loup, José Bové ironise sur "la cohabitation". "On se rend bien compte que le principal garde-manger des loups, ce sont les troupeaux de brebis", constate-t-il. 

Pour limiter les prédations, il réclame plusieurs mesures d'urgence. La première: un recensement exact des loups, qui permettrait éventuellement de modifier le quota de prélèvement, les chiffres de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) étant erronés, selon lui.

- 'Loups hybrides' -

A titre d'exemple, l'ONCFS évoque un seul loup dans le Larzac (Aveyron) alors que des prélèvements réalisés par les éleveurs démontrent qu'il a "6 ou 7 individus au minimum".

"Si on extrapole nos chiffres, ça veut dire qu'il n'y a pas 300 ou 400 loups en France, mais beaucoup plus. On peut en avoir 700, 800 voire 1.000", calcule le député.

Autre découverte à partir des analyses: sur les individus du Larzac, 4 au moins sont des loups hybrides, à savoir croisés avec des chiens. 

"On n'a aucune connaissance" sur ces hybrides, dénonce M. Bové, soulignant que si les loups sont protégés par la Convention de Berne, les hybrides, eux, ne le sont pas. Au contraire: "Ils doivent être abattus (...), y compris à l'intérieur de meutes dans lesquelles ils se seraient reproduits".

"Si les animaux sont des hybrides ils doivent donc être abattus pour protéger les troupeaux", insiste-t-il.

Pour le député, le problème du loup est aujourd'hui européen. "Les éleveurs ne veulent pas se transformer en miliciens qui vont tirer. Ce n'est pas leur rôle. Eux, ils veulent élever des brebis", fait-il valoir.

"Il faut une analyse globale, des tests ADN sur l'ensemble de la population, pas seulement en France mais aussi en Italie, en Allemagne, en Roumanie et ailleurs. Il faut une vision exhaustive", plaide-t-il.

M. Bové veut aussi obtenir du ministre "l'installation permanente d'une brigade du loup sur le Massif Central". C'était une demande des éleveurs qui avaient manifesté en juillet, rappelle-t-il.

Beaucoup de ses mesures vont à l'encontre des préconisations des associations environnementales. "Il n'y a pas opposition entre éleveurs et associations", veut pourtant croire M. Bové. "Il faut être capables de parler la même langue, comprendre que l'activité humaine peut être détruite par une vision jusqu'au-boutiste".

rz/cpy/fm

 
65 commentaires - Attaques de loups: José Bové veut des "réponses concrètes"
  • Mr Bové prend une position très électoraliste sur le sujet c'est un écologiste compatible quand il le faut.

  • Bové connu pour ces manifestations paysannes
    Depuis qu'il est eurodeputé on ne l'entend plus pseudo parti ecolo ne vaut rien
    les écolos sont la pour proteger la nature,l'environement , les loups et autres
    qu'en est il exactement
    accusez les loups c'est trop faciles ce qu'ignorent les gens lorsque les brebis sont attaquées ils sont dedommagés de plus un chien Patou est a disposition De plus ils n'ont cas cloturer , et rentrer les brebis le soir plutot que de les laisser toute la nuit dehors
    Alors Tous ces paysans qui se plaignent taisez vous

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    Sauvageon  (privé) -

    Aaah, ces vilains animaux sauvages qui ne savent que faire nous rendre la vie impossible et saccager la planète.

    Heureusement que nous humains sommes incapables de faire du mal à quiconque, ni de détruire quoi que cela soit, en bons samaritains que nous sommes !

  • Ils commencent à comprendre. Il leur faut juste un peu plus de temps que les autres...

    IL etait pourtant d'accord pendant un momment avec sa copine Voynet, ce gars là est un retourne jaquette.

  • Précisons pour les ayatollahs de la cause animale (qui en elle même est une noble cause, et qui est la mienne) que régulation ne signifie pas extermination, et qu'un prédateur qui n'a pas de prédateur, est régulé à l'état naturel uniquement par la disponibilité relative des ressources alimentaires. Un prédateur qui a un garde manger ouvert en permanence - comme le loup chez nous aujourd'hui - ne connait aucune limite, et on voit ce que ça donne sur la population de chats (dont une partie est stérilisée pourtant) : c'est une explosion qui menace directement et fait disparaitre, dans les villages, nombre de passereaux par exemple. Imaginez ça au niveau du loup...
    Et si on veut prendre l'exemple italien, si souvent cité en exemple, et qui est en grande partie à l'origine de notre population de loups actuelle, il n'y a pas beaucoup de problèmes avec les bergers (aidés et équipés par l'état) dans les parcs nationaux des Alpes... mais il y en a partout ailleurs, avec les mêmes tensions les mêmes exaspérations qu'ailleurs, une régulation tout aussi (sinon plus) drastique.

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