Après l'incendie du camp de Grande-Synthe, les associations à pied d'oeuvre malgré l'incertitude

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 Le camp de Grande-Synthe en cendres

Le camp de Grande-Synthe en cendres

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© AFP, Kun TIAN, Jonathan JACOBSEN
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AFP, publié le mardi 11 avril 2017 à 18h36

Grande-Synthe: les associations travaillent d'arrache-pied pour venir en aide aux migrants, sans cacher leur incertitude concernant les nuits à venir

Les associations, sur place dès le début de l'évacuation du camp de la Linière, à Grande-Synthe lundi soir, travaillaient d'arrache-pied mardi pour venir en aide aux migrants, sans cacher leur incertitude concernant la nuit et les jours à venir.

A midi, les associations pro-migrants "historiques" de la région (Salam, Auberge des migrants) ont distribué des repas près des trois gymnases (l'un dédié aux Afghans, les deux autres aux Kurdes). 

Les migrants en ont profité pour s'offrir un joyeux pique-nique dans l'herbe, une manière de décompresser et de se reposer de la nuit courte et agitée qu'ils venaient de passer.

Médecins du Monde est également arrivée dans la journée pour soigner les blessures des protagonistes à la violente rixe de lundi. "Avec un peu d'exercice, comme ça, ça va se remettre tout doucement", conseille, en ouvrant et refermant le poing, une de ses membres à un Kurde à la main endolorie. A côté, un autre Kurde, plus âgé, se fait pansé le crâne et le poignet. 

Médecins sans frontières (MSF), qui a construit et financé La Linière, se tient aussi "prêt à aider logistiquement".  

Du côté de l'Auberge des migrants, "plusieurs camions tournent autour de Grande-Synthe et sur la route de Calais pour trouver le millier de migrants errants et leur fournir vêtements, nourriture et couchage", dit Christian Salomé, président de l'association. "On en a déjà trouvé plusieurs dizaines sur des parkings de centres commerciaux, et il y en a probablement des centaines en ville", estime-t-il.

"Nous ne leur disons pas quoi faire, sauf peut-être de ne pas aller à Calais. C'est leur choix, leur vie, ils sont assez aguerris et puis (...) les plus stressés c'est peut-être nous et pas eux", fait remarquer le responsable associatif.

Benoît, responsable pour l'Afeji du gymnase réservé aux Afghans et situé bien loin de ceux réservés aux Kurdes, y a accueilli 101 migrants. L'Afeji, dont le partenaire privilégié est Salam qui dispose d'un entrepôt de stockage tout proche, distribue tapis de sol, matelas, nourriture...

Benoît croit savoir que le nombre de migrants mis à l'abri dans les gymnases a augmenté lentement mais sûrement, atteignant probablement les 700 vers 16H00, contre de 400 à 500 la nuit dernière. "On s'attend à voir beaucoup plus de monde arriver ici car il y avait bien plus d'Afghans dans le camp que 101", dit-il.

Mais il avoue aussi sa forte incertitude pour les prochaines heures et la nuit. "On ne sait rien, on se contente de recenser les migrants, et on attend les annonces des ministres".

 
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