Agressée à Bordeaux, une judokate se défend par une prise et envoie son assaillant au tapis

Agressée à Bordeaux, une judokate se défend par une prise et envoie son assaillant au tapis

Une jeune Bordelaise, ex-judokate, s'est défendue par une prise réflexe contre son agresseur d'un soir.

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Orange avec AFP, publié le mercredi 10 août 2016 à 19h00

Marine Cans, Bordelaise de 24 ans, n'est pas restée passive quand elle a été agressée dans les rues de sa ville. Elle a mis son agresseur au tapis avec une prise de judo apprise durant son adolescence.

Et son histoire a fait le tour des réseaux sociaux quand Sud-Ouest l'a sortie dimanche dernier. La jeune femme relate les faits au quotidien régional sans faux-semblant.

"C'est facile de critiquer mais ils ne savent pas comment ils auraient réagi à ma place. J'ai simplement eu peur et je me suis défendue comme je pouvais sur le moment". Marine Cans est l'héroïne malgré elle d'un fait divers qui a beaucoup plu aux internautes. Elle livre sa version des faits à Sud-Ouest.

"J'étais en train de retirer de l'argent à un distributeur, place de la Victoire, quand un homme blanc d'une trentaine d'années, assis à côté et visiblement très éméché, m'a interpellée. Il a commencé par me dire 'T'es trop blanche', ce à quoi je n'ai pas répondu. Il s'est alors levé, m'a regardée et m'a dit : 'et si je te pique tes lunettes'. Puis il m'a bousculée, me les a prises de force et m'a saisie à la gorge". La jeune femme, qui a pratiqué le judo dans sa jeunesse et en a conservé certains réflexes, réagit alors immédiatement : elle "agrippe son agresseur, et lui fait une prise de judo, plus précisément un o-goshi, une technique de grande bascule de la hanche qui permet, pour faire simple, de renverser son adversaire", précise Sud-Ouest.

L'ancienne judokate, voyant son agresseur à terre et un peu KO, a appelé les secours. "Mon but n'était pas de le tuer ni de le blesser mais seulement de me défendre", témoigne-t-elle dans les colonnes du quotidien. Elle a ensuite porté plainte, tandis que son assaillant passait les heures suivantes en cellule de dégrisement, "pas pour moi car je sais me défendre mais pour toutes ces jeunes filles et ces personnes âgées qui ne sauront pas se défendre face à ce type d'individus. Je conseille d'ailleurs à tout le monde, et surtout aux femmes, de pratiquer un sport de défense".

 
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