Affaire Saou : la polémique qui peut nuire à Emmanuel Macron ?

Affaire Saou : la polémique qui peut nuire à Emmanuel Macron ?

Emmanuel Macron le 14 avril 2017 à Montbonnot Saint-Martin.

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Orange avec AFP, publié le samedi 15 avril 2017 à 22h17

La polémique autour de Mohamed Saou, responsable local d'En Marche, est devenu plus difficile à gérer pour Emmanuel Macron. Nombre de ses opposants à droite lui reprochent désormais sa complaisance envers l'islam radical.

Est-il le gros caillou dans la chaussure d'Emmanuel Macron ? Mohamed Saou, référent d'En Marche dans le Val d'Oise, est au coeur d'une polémique qui a débuté au mois de mars, pour des propos postés notamment sur Facebook. Il y a écrit : "Je n'ai jamais été et je ne serai jamais Charlie" après les attentats et a notamment défendu Recep Tayyip Erdogan après le coup d'Etat en Turquie, "quelqu'un qui a fait pour les réfugiés plus que tous les autres pays réunis".

Le 9 avril, le président d'En Marche, clarifiait la situation dans un communiqué. "J'ai demandé à la commission d'éthique d'En Marche d'émettre un avis sur le fond des propos qui sont reprochés à M. Saou lorsqu'il n'était ni référent, ni même adhérent d'En Marche, afin de déterminer s'ils ont dépassé ou pas le cadre de libre expression qui a cours au sein de notre mouvement", écrivait Richard Ferrand qui précisait que Mohamed Saou avait accepté "de se mettre en retrait de ses fonctions". 

Vendredi matin, invité de Beur FM, Emmanuel Macron est revenu sur le cas Saou. "Il a des responsabilités. Et les messages qu'il a mis sur internet, ce sont des messages qui ont une part de gravité, qui ont touché des gens. Dire 'Je ne suis pas Charlie', c'est un message qui blesse aussi des gens et donc oui, il fera l'objet de la procédure comme tout militant. Il est mis en réserve, il n'est pas destitué de ses fonctions, il est référent mais ne participe pas à la campagne. Et le comité d'éthique, qui est compétent sur le sujet, ce qui n'est pas moi, traitera son cas", a déclaré le candidat d'En Marche. Des propos qui visaiant à en éteindre la polémique. Mais sur le Facebook Live de l'émission, on entend un Emmanuel Macron un peu moins virulent : "il a fait un ou deux trucs un peu plus radicaux. C'est ça qui est compliqué. Mais à côté de ça, c'est un type bien. C'est un type très bien, Mohamed. Et c'est pour ça que je ne l'ai pas viré."

Avec Emmanuel Macron à l'Elysée, "ça sera l'islamisme en marche"

Cette sortie de l'ancien ministre de l'Economie n'a pas échappé à ses opposants qui l'accusent de complaisance avec l'islam radical. Ainsi, Marine Le Pen, candidate FN à la présidentielle, a affirmé samedi 15 avril à Perpignan qu'avec Emmanuel Macron à l'Elysée, "ça sera l'islamisme en marche, le communautarisme en marche".

"Il est très important que les Français comprennent que si par malheur il était élu président de la République, M. Macron accélèrerait encore davantage la dérive multiculturelle dans laquelle s'enfonce la société française, et aggraverait un communautarisme déjà malheureusement en pleine progression", a-t-elle ajouté. 

Et évoquant directement l'affaire Saou : "Pourquoi M. Macron ne veut pas exclure cet individu de son mouvement? Parce qu'il subit la pression", un "chantage", de la part de Marwan Muhammad, responsable du Collectif contre l'islamophobie en France, "un collectif bien connu pour ses liens avec l'islamisme", a accusé Marine Le Pen

La droite à l'unisson sur Twitter

Dès vendredi de nombreux responsables LR à l'unisson avec Le Pen et Debout la France n'ont pas manqué d'épingler l'ancien misistre de l'Economie pour les mêmes raisons. 

La polémique Saou peut-elle nuire à la candidature d'Emmanuel Macron à huit jour du premier tour l'élection présidentielle ? 

Sur Twitter, Emmanuel Macron s'est défendu : "je ne jouerai ni le jeu du Front national qui voulait sa tête, ni de l'extrême gauche qui défend le communautarisme". 

 
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