Affaire Jacqueline Sauvage : Hollande "fait du Hollande, du moitié-moitié", déplore Eva Darlan

Affaire Jacqueline Sauvage : Hollande "fait du Hollande, du moitié-moitié", déplore Eva Darlan

Eva Darlan (ici le 8 juin, à Paris) est l'initiatrice du comité de soutien à Jacqueline Sauvage

A lire aussi

Orange avec AFP, publié le mercredi 13 juillet 2016 à 17h41

- Plus de 5 mois après la promesse présidentielle, Jacqueline Sauvage attend toujours sa libération. -

Le temps se fait long.

Condamnée à dix ans de prison pour avoir tué son mari violent, Jacqueline Sauvage avait été graciée "partiellement" par François Hollande fin janvier. Mi-juillet, elle est encore derrière les barreaux. "Concrètement, le président a fait sauter le verrou de la peine de sûreté et il permet à Jacqueline Sauvage de pouvoir être accessible à une libération conditionnelle dès la mi-avril 2016", espéraient à l'époque ses avocates, Janine Bonaggiunta et Nathalie Tomasini. Aujourd'hui, son comité de soutien tire la sonnette d'alarme, par la voix de son initiatrice : Eva Darlan.

"Tout le monde croit qu'elle est sortie, elle n'est pas sortie!" dénonce l'artiste, qui se dit "en colère, déçue, et un peu désabusée" face à un scénario qu'elle qualifie de "kafkaïen". Pour elle, François Hollande a "juste déverrouillé le verrou". Maintenant, "il faut demander la liberté conditionnelle, une expertise psychiatrique, il faut passer devant la Commission pluridisciplinaire des mesures de sûreté...".

"JE GRAÇIE, MAIS UN PEU"

Interviewée à Europe 1, l'actrice a exprimé des réserves à l'égard de la position du président de la République. Si elle admet qu'un "jour de prison en moins, c'est toujours bon à prendre", Eva Darlan estime que François Hollande "a fait du Hollande" : "Il a fait du moitié-moitié, 'je gracie mais un peu', comme ça il sort la tête haute" décrit-elle. "Mais si on regarde à la loupe, ce n'était pas suffisant" constate t-elle. "C'est très dur, humiliant une fois de plus. Le temps passe, vite, qu'on en finisse avec ce cauchemar" lance t-elle.

Le 31 janvier dernier, le chef de l'État avait accordé à Mme Sauvage "une remise gracieuse de sa peine d'emprisonnement de 2 ans et 4 mois ainsi que de l'ensemble de la période de sûreté qu'il lui reste à accomplir". "Cette grâce lui permet de présenter immédiatement une demande de libération conditionnelle", avait précisé l'Elysée, prenant le contre-pied d'une décision de la cour d'assises du Loir-et-Cher, qui avait confirmé en appel la condamnation à 10 ans de réclusion de la sexagénaire.

 
129 commentaires - Affaire Jacqueline Sauvage : Hollande "fait du Hollande, du moitié-moitié", déplore Eva Darlan
  • avatar
    [=pseudo.pseudo] -

    [=reaction.title]

    [=reaction.text]

avatar
[=pseudo.pseudo] -

[=reaction.text]