Affaire Grégory Villemin : l'enquête est relancée, "plusieurs personnes ont concouru à la réalisation du crime"

Chargement en cours
 Le procureur général de Dijon Jean-Jacques Bosc, le général de gendarmerie Olivier Kim et le colonel Dominique Lambert durant une conférence de presse à Dijon, le 15 juin 2017.

Le procureur général de Dijon Jean-Jacques Bosc, le général de gendarmerie Olivier Kim et le colonel Dominique Lambert durant une conférence de presse à Dijon, le 15 juin 2017.

1/5
© AFP, PHILIPPE DESMAZES
A lire aussi

Orange avec AFP, publié le jeudi 15 juin 2017 à 19h55

ÉNIGME CRIMINELLE. Au lendemain de l'arrestation de trois membres de la famille du petit garçon assassiné en 1984, les enquêteurs donnaient une conférence de presse très attendue à Dijon jeudi. Le procureur a révélé qu'un homme "portant une moustache" et une femme avaient effectué "des repérages" dans les jours précédant le crime. En outre, la grand-tante et la grand-mère paternelle de Grégory ont été "confondues" par des expertises graphologiques sur deux lettres de 1983 et 1989.

Grégory Villemin, retrouvé mort pieds et poings liés dans la Vologne (Vosges) le 16 octobre 1984, à l'âge de 4 ans, aurait été assassiné par "plusieurs personnes", a révélé le procureur général de Dijon, Jean-Jacques Bosc, jeudi 15 juin lors d'une conférence de presse. L'enquête montre que "plusieurs personnes ont concouru à la réalisation du crime", a indiqué le magistrat. "Quelques jours avant le passage à l'acte, des repérages et surveillances ont été réalisés, opérés par un homme portant une moustache et quelques fois accompagné d'une femme", a-t-il précisé. 

Trois membres de la famille Villemin ont été placés en garde à vue mercredi : Marcel et Jacqueline Jacob, l'oncle et la tante de Jean-Marie Villemin (le père de Grégory), ainsi qu'une belle-sœur de Jean-Marie Villemin, Ginette Villemin. Cette dernière a été remise en liberté ce jeudi. L'enquête s'oriente vers la vérification de leurs emplois du temps dans le cadre de leur garde à vue, a précisé le procureur de Dijon. 

Les parents de Jean-Marie Villemin ont eux aussi été interrogés mercredi. Monique Villemin, la grand-mère de Grégory, a été entendue en audition libre car son état de santé ne permettait pas la garde à vue. Son mari, Albert Villemin, a été interrogé sans qu'on connaisse le régime de cette audition.

Toutes les personnes interrogées par la gendarmerie ont "invoqué une disposition législative de droit au silence", a précisé le procureur de Dijon jeudi.

Des analyses graphologiques "confondantes"

Les enquêteurs sont revenus jeudi sur les lettres de menaces écrites par un "corbeau" jamais identifié. Le procureur évoque des résultats "confondants" pour Monique Villemin et Jacqueline Jacob. Un expert en écriture les aurait identifiées comme étant les auteures de plusieurs courriers. 

En 1983, les Villemin ont reçu trois lettres de menaces : "trois lettres anonymes, deux en caractère typographique, l'une en écriture cursive. Deux adressées aux grands-parents du petit Grégory, l'une au père de Grégory, Jean-Marie Villemin", a rappelé le procureur. Après de nouvelles expertises, Jacqueline Jacob est soupçonnée d'avoir écrit la lettre manuscrite. "La présidente de la chambre de l'instruction a ordonné une nouvelle expertise de la lettre manuscrite de 1983 : les conclusions de cette expertise sont confondantes à l'encontre de Mme Jacqueline Turiot, épouse Jacob", a expliqué le procureur général. Or, ce courrier a été comparé à la lettre de revendication de l'assassinat de Grégory, envoyée à ses parents le 16 octobre 1984, le jour de sa mort. Dans ces deux missives, on trouve le terme "le chef". "On peut observer une similitude importante des termes entre la lettre de 1983 et des termes de la lettre de revendication", relève le procureur.

La grand-mère a-t-elle menacé le juge Simon ?

Par ailleurs, Monique Villemin est, elle, soupçonnée d'avoir adressé, en 1989, une lettre anonyme au magistrat alors en charge de l'enquête, le juge Simon, pour accuser les parents de Grégory, Christine et son propre fils Jean-Marie. 

L'expertise "implique également avec les mêmes réserves de prudence la grand-mère de Grégory", a poursuivi le magistrat. Ce qui a "justifié son audition" mercredi, a expliqué M. Bosc. Cette lettre de 1989 met en cause les parents de l'enfant comme étant auteurs du crime. Ce courrier avait pour objet d'influer cour de l'enquête, qui s'orientait vers la thèse de l'innocence de Christine Villemin", a fait valoir le procureur.

Des écrits saisis chez les Jacob, selon Le Parisien

Enfin, Le Parisien affirme jeudi que des écrits ont été saisis chez le couple Jacob pour "réaliser une comparaison graphologique pertinente avec des lettres du corbeau en écriture bâtonnée, de style typographique." 

"Désormais, les gendarmes de la section de recherches de Dijon disposent de documents saisis mercredi en perquisition chez Marcel et Jacqueline Jacob dans leur pavillon d'Aumontzey (Vosges)", précise le quotidien. 

Toutefois, les enquêteurs restent très prudents. "Je ne suis pas venu aujourd'hui vous dire que l'affaire était résolue", a expliqué le procureur, "je ne sais pas qui est l'auteur" du crime, a-t-il insisté. Le procureur doit tenir une autre conférence de presse vendredi.

 
180 commentaires - Affaire Grégory Villemin : l'enquête est relancée, "plusieurs personnes ont concouru à la réalisation du crime"
  • Sans anticiper les resultats definitifs de l'enquete ,vu les rebondissements deja nombreux depuis 30 ans,j'espere que si ils sont coupables ils finiront leur miserable vie d'ordures en taule

  • Conclusion: un ouvrier doit rester ouvrier, quand il est issu d'une famille de débiles.

  • Une affaire particulièrement sordide, inimaginable dans un pays comme la France !

  • cette fois-ci il faut et ils vont découvrir qui sont ces monstres qui ont assassinés un petit ange de 4 ans, et pourquoi mais malgré
    des histoires de famille ,on ne s"en prend pas à un enfant, c'est monstrueux ,comment des gens peuvent-ils faire une chose pareille
    il faut qu'ils croupissent en taule jusqu"à la fin de leur existance,il n"y a pas de mots pour exprimer ce que je recens et je pense aussi à ces pauvres parents Christine et Jean-Marie Villemin qui ont du vivre trente deux ans sans savoir qui et pourquoi on avait fait une telle atrocité à leur enfant, alors maintenant ça suffit il faut qu'on les arretent et qu'ils paient pour tout ce qu'ils ont fait .

  • j 'ai un petit fils. je n 'arrive pas a croire ni a envisager le moment de terreur qu' à pu vivre ce pauvre petit enfant voyant sa famille lui faire du mal. Celà me glace. je suis horrifié par ces gens si il s'avère qu'ils sont coupables. Comment peut on vivre avec ça.
    Ils doivent parler et en finir avec leur conscience.

  • [=pseudo.pseudo] -

    [=reaction.title]

    [=reaction.text]

[=pseudo.pseudo] -

[=reaction.text]