Affaire Grégory: Murielle Bolle devant la juge d'instruction

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Chronologie des développements récents de l'affaire Gregory, assassiné en 1984, relancée près de 33 ans après les faits.

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AFP, publié le jeudi 29 juin 2017 à 19h53

C'est un témoin clé de l'affaire Grégory qui se retrouve devant la juge d'instruction: Murielle Bolle, 48 ans, arrêtée mercredi dans les Vosges, a été transférée jeudi à Dijon au terme de sa garde à vue reprise après 32 ans d'interruption.

Son audition par la présidente de la chambre de l'instruction, Claire Barbier, a été retardée tout l'après-midi par la nécessité d'hospitaliser Murielle Bolle, après un malaise survenu peu après son arrivée à la cour d'appel.

Elle y est revenue vers 19H30 et le procureur général, Jean-Jacques Bosc, a précisé que son audition par la magistrate devait démarrer dans l'heure.

La juge pourrait mettre en examen, placer sous le statut de témoin assisté ou remettre en liberté celle qui, adolescente, avait livré un témoignage accablant contre son beau-frère Bernard Laroche, inculpé sans attendre fin 1984. Avant qu'une rétractation éclair ne conduise à la libération de Bernard Laroche, tué en 1985 par son cousin Jean-Marie Villemin, le père de Grégory.

Le défèrement de Murielle Bolle intervient moins de deux semaines après la mise en examen pour enlèvement et séquestration suivie de mort de Marcel et Jacqueline Jacob, un grand-oncle et une grand-tante de l'enfant qui étaient proches de Bernard Laroche.

- 'Cousins éloignés' -

Plus de 32 ans après la découverte du corps du petit garçon de 4 ans dans la Vologne, l'accusation suit la piste d'un crime "collectif": les époux Jacob sont soupçonnés d'être les fameux "corbeaux" et d'avoir participé directement à la mort de l'enfant.

Dans l'hypothèse où Bernard Laroche leur aurait remis Grégory, le témoignage de Murielle Bolle redevient central. Mais à 15 ans, quel rôle aurait-elle joué dans ce scénario macabre?

Pour son avocat Me Jean-Paul Teissonnière, le seul élément nouveau tient à "quelques témoignages de cousins éloignés", auxquels sa cliente "aurait dit, en sortant de chez les gendarmes (en 1984, NDLR), qu'elle avait dit la vérité" en incriminant Bernard Laroche. "C'est encore la même soupe qu'on lui ressort, elle est indigeste", a déplore l'avocat. "Le niveau de l'enquête est très bas."

"J'ai l'impression qu'on a mis une confiance excessive dans les appareils électroniques et on risque d'être déçus", a critiqué Me Teissonnière, faisant allusion au logiciel Anacrim utilisé pour repasser au peigne fin les 12.000 pièces du dossier.

En 1984, Murielle Bolle avait d'abord déclaré avoir croisé Bernard Laroche, le jour du meurtre, chez une tante de ce dernier, où elle faisait ses devoirs. Avant de raconter que son beau-frère, ce jour-là, l'avait en réalité prise en voiture à la sortie du collège, était allé chercher Grégory chez ses parents et l'avait déposé chez un ami de la famille, pensait-elle.

Des propos répétés deux jours plus tard devant le juge Jean-Michel Lambert, qui inculpait sans attendre Bernard Laroche pour assassinat. Mais après une nuit en famille, la jeune fille se rétractait, affirmant avoir parlé sous la menace des gendarmes.

- 'Pressions inadmissibles' -

Pour Me Thierry Moser, avocat des parents de Grégory, Muriel Bolle a au contraire "subi des pressions inadmissibles, imputables à son entourage familial, pour l'amener à des rétractations". Selon lui, "les morceaux du puzzle se mettent en place progressivement".

D'après son avocat, Murielle Bolle a cependant maintenu sa rétractation 32 ans après, expliquant qu'elle ne s'était "pas rendu compte", lors de sa garde à vue de 1984, "des conséquences que ce qu'on lui faisait dire auraient sur sa famille, la conséquence la pire étant la mort de Bernard Laroche".


Dans le passé, les enquêteurs avaient exploré une piste selon laquelle l'adolescente aurait pu prendre une part active à l'enlèvement de Grégory en lui injectant une dose d'insuline - prise à sa mère, diabétique - pour le plonger dans le coma. Un flacon et une seringue avaient été retrouvés au bord de la Vologne.

Mais son intention criminelle avait été écartée par la cour d'appel de Dijon en 1993, dans l'arrêt innocentant Christine Villemin, la mère de Grégory. Trois décennies après le drame, la justice peut-elle encore faire de Murielle Bolle une "complice" d'assassinat?

 
176 commentaires - Affaire Grégory: Murielle Bolle devant la juge d'instruction
  • À l'époque, considéré comme déficiente mentale légère, 32 ans après, ça va mieux!?

  • Bref bref et bref etc... laissons la justice faire et taisons nous c'est tout ce qu'il faut faire

  • la grand mère qui a 85 ans ;elle m'inspire pas confiancel

  • A tous ceux qui se transforment en enquêteur et croient utiles de donner leur version des faits, il parait utiles de prendre de la hauteur:
    aucun fait matériel nouveau ne justifie la réouverture de l'enquête pas même les analyses adn et graphologiques qui n'ont rien donné, on s'en remet donc à des déclarations, des suppositions qui ne constituent pas des preuves, par conséquent la justice ne dispose plus que d'une arme : faire pression psychologiquement (à défaut de physiquement comme au moyen âge) sur des suspects en espérant les faire parler et tant pis si c'est sur des innocents qui se retrouvent en garde à vue ; la recherche de la vérité pour un crime horrible ne justifie pas de faire n'importe quoi, si cette affaire n'avait pas été autant médiatisée nul doute qu'on n'en parlerait plus depuis longtemps, peut-être la justice (un juge ou un procureur zélé qui espèrent un avancement ) essaie t 'elle de se refaire une virginité, pendant ce temps d'autres affaires toutes aussi horribles ne seront pas traitées faute d'un moindre intérêt, c'est ça qu'on appelle la 'justice' mais ceci ne semble pas préoccuper grand monde qui ne voit les choses que par le petit bout de la lorgnette sur ce forum

    Je ne pense pas qu'elle parle, elle a trop à perdre : sa liberté et de l'argent puisqu'elle a été indemnisée généreusement par l'état à l'époque, il faudrait qu'elle le rembourse, et comme, dans cette famille tout tourne autour de ça.

    Puisse l'évidente vérité apparaître enfin aujourd'hui pour les parents de ce petit garçon ainsi que pour son doux souvenir face à l'ignominie de monstres inhumains, muets et barbares ?

    Votre analyse ressemble pourtant à une enquête....non ??? on ne sait rien et comme les autres vous extrapolez

  • la grand mère maternelle de GREGORY elle travaillait où

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