Affaire Grégory: les nouveaux rebondissements depuis la mi-juin

Affaire Grégory: les nouveaux rebondissements depuis la mi-juin

Le juge Jean-Michel Lambert, lors de l'enquête sur la mort du petit Grégory, à Lépanges-sur-Vologne, le 30 octobre 1985

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AFP, publié le mercredi 12 juillet 2017 à 00h31

Plus de 32 ans après le meurtre de Grégory Villemin, 4 ans, jeté pieds et poings liés dans la Vologne (Vosges) le 16 octobre 1984, l'affaire connaît de nouveaux rebondissements depuis la mi-juin.

Voici le film des événements:

- 14 juin: nouvelles arrestations -

Trois membres de la famille du père de Grégory, Jean-Marie Villemin, sont arrêtés et interrogés en garde à vue à Dijon. Ce sont Marcel Jacob, 72 ans, grand-oncle de Grégory, sa femme Jacqueline, 72 ans, et une tante de l'enfant, Ginette Villemin, 61 ans.

Les grands-parents paternels de Grégory, Albert et Monique, sont entendus libres, comme témoins.

Le procureur général de Dijon, Jean-Jacques Bosc, précise que tous sont "très proches du coeur de l'affaire" et que les arrestations ont notamment eu lieu pour "complicité d'assassinat" et "non-assistance à personne en danger".

Jamais inquiétés jusqu'alors, les trois gardés à vue font partie du "clan Laroche" du nom de Bernard Laroche, cousin du père de Grégory et premier suspect de l'affaire, libéré puis tué en 1985 par Jean-Marie Villemin.

- 15 juin: plusieurs personnes impliquées -

Le procureur général déclare que "plusieurs personnes ont concouru à la réalisation du crime". 

Il précise que de nouvelles expertises d'une lettre manuscrite anonyme reçue en 1983 par Jean-Marie Villemin sont "confondantes" pour Jacqueline Jacob. Une autre lettre de menaces de mort de 1989 "implique" aussi la grand-mère Monique. La lettre de revendication du 16 octobre 1984 ne désigne pas son auteur actuellement, conclut-il, mais ses termes présentent des similitudes avec celle de 1983.

Ginette Villemin est remise en liberté.

- 16 juin: les Jacob incarcérés -

Les époux Jacob sont mis en examen pour "enlèvement et séquestration suivie de mort" et incarcérés.

Ils ont "nié toute participation aux faits", déclare le procureur général. Ceux qui ont enlevé l'enfant sont "les auteurs du crime", dit-il, ajoutant que Marcel et Jacqueline Jacob n'ont pas d'alibi "confirmé ou étayé".

- 20 juin: libérés sous contrôle judiciaire -

Les époux Jacob sont remis en liberté sous contrôle judiciaire par la cour d'appel, avec interdiction de parler à la presse. L'avocat de Marcel Jacob, Me Giuranna, souligne "la faiblesse des charges" et la presse annonce que Marcel Jacob a un alibi.

- 29 juin: Murielle Bolle incarcérée -

Après vingt-quatre heures de garde à vue, Murielle Bolle, 48 ans, est mise en examen pour "enlèvement suivi de mort" et incarcérée. 

Agée de 15 ans lors des faits, ce témoin clé avait alors affirmé, avant de se rétracter rapidement, avoir vu son beau-frère Bernard Laroche emmener l'enfant dans sa voiture puis l'avoir déposé quelque part - chez des amis, pensait-elle. 

Le procureur général évoque "un témoignage très précis" d'un cousin éloigné selon lequel cette rétractation aurait été due à des violences de son entourage.

- 4 juillet: Murielle Bolle maintenue en détention -

La chambre de l'instruction maintient Mme Bolle en détention pour éviter la concertation entre membres de la famille avant des confrontations, explique son avocat. Le surlendemain, elle entame une grève de la faim pour "dire son innocence" et protester contre sa détention. 

- 11 juillet: mort du juge Lambert -

Murielle Bolle arrête sa grève de la faim pour préparer sa confrontation avec son cousin.

L'ancien magistrat Jean-Michel Lambert, premier juge d'instruction de l'affaire, est retrouvé mort à son domicile du Mans, un sac plastique noué sur la tête à l'aide d'un foulard. 

or-ber/ct

 
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